Publié le 20 mars 2026 à 12:41

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC a une nouvelle fois été battu par Aston Villa ce jeudi (2-0), actant ainsi son élimination en 8es de finale de la Ligue Europa. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce que l’on a aimé :
> Berke Özer plus rassurant : Pris à défaut lors du match aller, le portier truc a été bien mieux ce jeudi à Villa Park, notamment en première période lors de laquelle il a réalisé deux très bonnes sorties dans les pieds (21’, 39’) et une superbe parade sur une tête d’Amadou Onana (41’). Il ne pouvait pas faire grand-chose sur les buts concédés en tribunes. On ne sait plus sur quel pied danser avec Berke Özer.
> Nabil Bentaleb sera précieux : Nabil Bentaleb, notamment de par sa qualité technique, a une nouvelle fois montré à quel point il pouvait être précieux pour le LOSC dans la distribution du ballon. Le milieu de terrain sait profiter de l’absence de Benjamin André pour saisir sa chance et performer. Il pourrait être important pour la fin de saison. (Mention spéciale également à Nathan Ngoy, qui a d’ailleurs eu droit à un petit commentaire de John McGinn).
> Régularité européenne : Malgré la déception provoquée par l’élimination à Villa Park, le LOSC continue d’enchaîner les parcours positifs en Coupe d’Europe. Trois phases finales consécutives, c’est loin d’être si évident pour un club qui grandit constamment sur la scène européenne. Faut-il le rappeler ? Il ne la découvrait pour la première fois il n’y a qu’une vingtaine d’années.
Ce que l’on a moins aimé :
> Une tactique qui laisse perplexe : Personne, mais absolument personne ne s’attendait à une telle composition d’équipe au coup d’envoi. La surprise a moins fonctionné sur le terrain, puisqu’avec 2 joueurs à vocation offensive, le LOSC a tout simplement été inoffensif. De la maîtrise, certes, mais jamais, comme trop souvent cette saison, il n’a semblé être en mesure de faire la différence dans le camp adverse, encore moins de faire trembler les filets. Était-ce le bon choix ? Cela aurait assurément pu fonctionner si le match aller avait été remporté. Ce n’était (fallait-il le rappeler ?) cependant pas le cas… Ce qui est certain, c’est que le déplacement à Marseille était la priorité de la semaine, chacun sa perception des événements.
> Mourir sans combattre : Voilà le sentiment qui a émergé au coup de sifflet final. Le LOSC était éliminé, sans donner l’impression de s’être battu pour éviter un tel dénouement. Le contraste avec la double confrontation disputée en 2024 est frappant : la notion de dépassement de soi, de se dépouiller sans cesse sur le terrain, d’imposer une pression constante sur son adversaire… tout ça n’a été que peu visible. Deux ans plus tôt, les Dogues s’étaient battus corps et âmes. Cette fois-ci, difficile de le percevoir.
> De la fierté ? Aston Villa favori, Aston Villa gagnant, une impuissance trop facilement acceptée par les acteurs du jeu. Le discours tenu par ces derniers a été discordant avec le visage affiché sur le pré, bien trop peu conquérant. Et, à l’image des supporters lillois, les médias présents sur place n’ont pas tous compris où est-ce qu’ils allaient la chercher, cette fierté ce jeudi soir. Si le parcours reste évidemment bon avec du recul, en phase avec certains objectifs annoncés, les copies rendues à l’aller et au retour de ce huitième de finale ont laissé tout le monde (sauf les Dogues donc) sur leur faim.
> Un plafond de verre : Les parcours européens du LOSC se suivent et se ressemblent, dans le bon comme dans le mauvais. Les Dogues, quand ils débutent une compétition européenne, disposent désormais d’un certain crédit, voire d’un statut : celui d’une équipe capable de performer sur la scène européenne. Le hic est néanmoins que leur route s’arrête constamment en huitièmes de finale. C’est arrivé 7 fois sur 8, avec pour seule exception la Ligue Conférence en 2023-2024. Le LOSC doit encore progresser pour briser ce plafond de verre sur lesquels ses hommes se heurtent sans cesse.






