Publié le 16 mars 2026 à 12:35

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Le LOSC levait les bras ce dimanche, vainqueur à Rennes (1-2) pour l’affiche de clôture de la vingt-sixième journée de Ligue 1. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Du jeu vers l’avant : Voilà un point sur lequel Bruno Genesio avait assurément travaillé et insisté, puisqu’il l’avait pointé du doigt comme étant l’un des défauts de sa formation en conférence de presse. Là, les Dogues n’ont jamais hésité à se projeter, cherchant constamment à se tourner vers l’avant. Si tout n’a pas toujours fonctionné, cela bouscule les habitudes lilloises et certaines phases de possession trop stériles. Celles-ci, elles n’avaient pas lieu d’être ce dimanche à Rennes et cela s’est vu au tableau d’affichage avec deux réalisations : du jamais vu en Ligue 1 pour le LOSC sur l’année 2026.
> Jouer sur les qualités de Matias Fernandez-Pardo : Moins de jeu latéral pour plus de verticalité, cela ne pouvait que satisfaire les jambes de Matias Fernandez-Pardo. Un but et une passe décisive, l’ailier a enchaîné les allers-retours. Lorsque l’on joue sur ses qualités, après Lorient déjà, il commence à renouer avec les performances qui nous avaient tous enthousiasmés.
> Le statut de bête noire : Inspirer la crainte, c’est une réalité qui peut parfois faire du bien. C’est le cas à Rennes, où les Dogues n’ont plus perdu depuis sept matchs, plus que n’importe qu’elle autre équipe. L’appréhension est grande dans les travées du Roazhon Park à chaque réception du LOSC et c’est une dynamique sur laquelle il faut savoir capitaliser.
> Relancer la course à l’Europe : En cas de mauvais résultats, tout pouvait rapidement être perdu. Le Stade Rennais se serait retrouver à cinq points, déjà, et l’Olympique Lyonnais à six. L’écart aurait été conséquent, très voire trop conséquent. Tout est désormais relancé à la huit journées de la fin et le LOSC peut encore presque tout espérer. Ne reste plus qu’à se battre pour réaliser ses rêves les plus fous.
> Du mieux sur les phases arrêtées : Quand c’est mal, il faut le dire, Quand il y a du mieux, il faut également le souligner. Cela a été le cas ce dimanche sur coups de pied arrêté. Hakon Haraldsson a par exemple trouvé la tête de Thomas Meunier au bout de vingt minutes (22′) quand Nathan Ngoy était bien trouvé par Calvin Verdonk en pleine surface (77′) en fin de match.
Ce que l’on a moins aimé
> De la vitesse à la précipitation : On l’a dit, le LOSC a su renouer avec de la vitesse dans ses transmissions et ses intentions de jeu. Les Dogues se sont néanmoins perdus en fin de match, se précipitant parfois trop, gâchant ainsi des opportunités, tout en rendant trop facilement le ballon à l’adversaire. Une tentative lointaine, qui aurait dû être un lob, de Hakon Haraldsson en seconde période a été le symbole de la précipitation lilloise, quitte à perdre la notion du bon sens.
> Félix Correia en manque de confiance : Le LOSC, à Rennes, a rendu une copie collective séduisante, prometteuse et rafraîchissante. Mais lorsque tout va si bien, la moindre fausse note se remarque. Félix Correia, dans le rôle du vilain petit canard, les a enchaînées sur la pelouse du Roazhon Park ce dimanche. Sur le plan offensif, le ballon au bout du pied, il a été de tous les mauvais coups et n’a que très peu apporté. Il se doit pourtant de profiter de l’absence de Gaëtan Perrin pour marquer des points. C’est l’occasion.
> De l’antijeu à outrance : En inscrivant un but au bout, seulement, de la deuxième minute, le LOSC s’est parfois perdu dans sa propre malice. Des relances de Berke Özer ont ainsi parfois été très, très longues, comme l’ensemble des phases arrêtées. Des ballons ont même parfois été jetés de droite à gauche. Ils sont d’ailleurs plusieurs membres (3) de l’effectif lillois à avoir justement été sanctionnés pour du gain de temps. Ce n’est qu’une sensibilité personnelle, mais que ce soit dans un camp ou dans un autre, ce n’est pas quelque chose d’appréciable. Les pertes de temps et les petites incivilités sont agaçantes, n’aident pas le jeu et projettent une bien piètre image d’une équipe.






