Publié le 12 mars 2026 à 20:44

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Incapable de capitaliser sur l’incandescence du Stade Pierre-Mauroy en début de match, le LOSC s’est incliné d’une courte tête (0-1) lors de la réception d’Aston Villa. Les Villans n’ont pourtant pas été brillants, mais cela a suffi. Il faudra un nouvel exploit au match retour.

Deux ans plus tôt, pour la même affiche mais en quarts de finale de Conference League, la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy s’était embrasée, devenant un véritable volcan dont absolument tout le monde se souvient. Même Morgan Rogers, milieu offensif d’Aston Villa qui était âgé de 21 ans à l’époque, a été marqué (à vie) par cette ambiance incandescente : « C’était un match très difficile, probablement l’un des plus difficiles que j’ai disputés jusqu’à présent dans ma carrière. Et l’ambiance… l’une des meilleures que j’ai connues », déclarait en avant-match le Britannique, presque avec des étoiles dans les yeux.

La pression était aussi là. Outre le résultat, le LOSC devait rehausser son niveau, de son public à ses joueurs, à domicile lors de ses rendez-vous européens.

L’ambiance au rendez-vous

Jeanne d’Arc au soutien du LOSC. C’est avec un immense tifo à l’image de la célèbre martyre que les supporters lillois accueillaient les 22 acteurs de la rencontre. Des couleurs tricolores, des chants à perdre la voix, d’innombrables sifflets à l’encontre de ce bon vieux Emiliano Martinez. L’ambiance était au rendez-vous. Les Dogues n’ont néanmoins pas su capitaliser sur cette dernière, comme ils avaient pu le faire deux ans auparavant par l’intermédiaire de Yusuf Yazici.

Les hommes de Bruno Genesio répondaient à l’intensité nécessaire dans un tel duel, mais étaient incapables de faire la moindre différence sur le plan offensif. Pas la moindre chance, ainsi, de faire trembler les filets. Ils baissaient en plus en intensité à l’issue des vingt premières minutes, peinant même dans leurs ressorties.

Malgré cette physionomie, les Dogues auraient malgré tout pu ouvrir la marque. Tiago Santos et Benjamin André combinent intelligemment jusqu’à trouver Olivier Giroud au premier poteau. L’attaquant lillois, bousculé dans son duel, croisait néanmoins trop sa tête. Le ballon passait devant les cages (43′). Emiliano Martinez, mis sous pression, devait ensuite s’employer pour repousser maladroitement une frappe lointaine de Romain Perraud (44′). Personne n’était cependant à la retombée pour jaillir sur le cuir relâché.

Deux blessés consécutifs

Le premier acte n’était pas encore terminé, qu’un premier coup de massue s’abattait sur la formation. Ce dernier visait spécifiquement Benjamin André, contraint de céder sa place à Ayyoub Bouaddi à la pause (46′). Touché quelques minutes avant la mi-temps au niveau de la hanche, il marchait simplement, attendant son heure.

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, le deuxième acte a lui aussi voulu offrir son petit blessé au staff lillois. Il s’agissait cette fois de Gaëtan Perrin, victime de douleurs aux adducteurs à la suite d’un contact avec un membre des Villans et contraint, lui aussi, de céder immédiatement sa place (52′). Les mauvaises nouvelles s’accumulaient dans les rangs lillois. Ne manquait plus qu’un but…

Les maladresses d’un gardien

Deux sorties consécutives sur blessure, cela ne pouvait que faire mal aux têtes. Le pire ne s’était cependant pas encore produit, puisque les Dogues finissaient par courber l’échine… sur une erreur d’appréciation de leur gardien Berke Özer. Trop avancé dans sa surface, il était surpris par une tête en cloche de Watkins, qui n’en croyait pas ses yeux (62′). Il paraissait lui-même étonné, après avoir reçu un ballon de Buendia qui avait pris le dessus de la tête sur Chancel Mbemba sur une passe longue, d’avoir réussi à faire trembler les filets de cette façon.

La suite était encore compliquée, avec trois tentatives consécutives des Villans, dont une frappe sur l’équerre d’Amadou Onana (65′), puis un manqué ahurissant de Watkins. Berke Özer partait aux fraises sur un face à face, ce dont le Britannique ne parvenait cependant pas à profiter (68′). Le sursaut lillois aurait bien pu venir de Matias Fernandez-Pardo, avec une unique tentative cadrée (75′), mais c’était bien trop peu pour espérer inverser la vapeur.

Rendez-vous à Birmingham

C’était donc toujours rongé par le même mal, une incapacité chronique à faire des différences dans le camp adverse, que le LOSC ployait le genou à l’issue de la première manche (0-1). Battu une nouvelle fois au match aller, il faudra encore un exploit à l’extérieur pour espérer poursuivre sa route en Ligue Europa. Rendez-vous à Birmingham jeudi prochain.

LOSC – Aston Villa : 0-1 (0-0)

8e de finale aller de Ligue Europa – Jeudi 12 mars à 18h45 – 40 187 spectateurs dont 2 586 visiteurs

Avertissement(s) : Martinez (88′) pour Aston Villa
But(s) : Watkins (61′) pour Aston Villa

LOSC : Özer – Santos (Meunier 66′), Mbemba, Mandi, Perraud – André (Bouaddi 46′), Bentaleb – Mukau (Correia 66′), Haraldsson (Diaoune 83′), Perrin (52′) – Giroud

Aston Villa : Martinez – Bogarde, Konsa, Torres, Digne – Douglas Luiz (McGinn 77′), Onana – Sancho (Bailey 83′), Rogers (Eliott 90′), Buendia (Maatsen 83′) – Watkins (Abraham 77′)

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