Publié le 6 mars 2026 à 17:22

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Bruno Genesio était de passage en conférence de presse ce vendredi, à deux jours de la réception du FC Lorient (dimanche, 17h15), pour introduire la prochaine sortie du LOSC. La gestion d’une semaine plus tranquille, la guérison du collectif, de l’amélioration en défense et l’adversaire lorientais… de nombreux sujets ont été évoqués.
L’après LOSC – FC Nantes
Une question un peu sur votre manière de manager. Quels sont les mots après un match (contre Nantes) qui se termine par une victoire, mais qui n’est pas abouti ?
On a fait ce qu’on fait à chaque match. Là, on a eu un peu plus de temps pour le faire, ce qui était plus confortable pour nous : à savoir un retour sur nos matchs, un retour vidéo collectif et individuel sur ce qui a moins bien fonctionné et aussi sur ce qui a bien fonctionné.
Parce que lorsqu’on revoit les matchs à froid, c’est toujours intéressant. On a parfois une analyse à chaud qui peut différer plus ou moins de l’analyse qu’on a à froid, en revoyant le match et en prenant le temps de le revoir tranquillement. Donc il y a eu des choses qu’on doit améliorer dans ce match contre Nantes, mais il y a eu aussi des choses intéressantes. C’est ce qu’on a montré aux joueurs en début de semaine, parce que c’est important.
La vidéo est un outil très important aujourd’hui dans notre métier, parce qu’il n’y a rien de mieux pour les joueurs ou pour les coachs que de voir ce qu’on a bien fait et ce qu’on a moins bien fait. On le fait donc régulièrement, à chaque match. Je pense que c’est vraiment un outil qui nous aide énormément à préparer nos matchs, à corriger ce qu’on doit corriger, mais aussi à continuer à bien faire ce qu’on fait de bien.
Ça a dû vous faire bizarre cette semaine d’avoir une semaine sans match, pour travailler sereinement. C’est une semaine qui précède un gros calendrier, des matchs importants. Comment l’avez-vous géré ? Quel est le bon équilibre ?
Oui, il faut toujours être prudent. Quand on a une semaine complète, on a tendance à vouloir beaucoup travailler en prévision du match qui vient, et aussi pour continuer à être prêt physiquement. Mais il faut être vigilant parce que depuis début janvier, on a joué beaucoup de matchs. On est sur un cycle (18 matchs en 2 mois et demi) qui est assez important.
Il faut bien gérer la charge de travail, garder de l’intensité, ce qui est important surtout aux entraînements, mais pas forcément trop de volume. On en a beaucoup avec les matchs déjà et on voit que les équipes qui jouent tous les trois jours peuvent avoir des matchs où c’est plus difficile.
Guérison en cours
Il y a une dizaine de jours, avant le déplacement à Angers, on mettait en avant le mauvais début d’année du LOSC. Et comme dans le football, tout va vite, vous avez enchaîné trois victoires avec trois clean sheets. Est-ce qu’il y a une forme de soulagement dans le groupe de se dire qu’une saison est faite de hauts et de bas, et que peut-être le plus dur est passé avant d’entamer le sprint final, même s’il sera long ?
Oui, c’est vrai qu’on a eu un début d’année très compliqué. Là, on a su réagir, on a su rebondir, avec trois victoires consécutives, dont une très importante à Belgrade, après un match aller qui avait laissé beaucoup de frustration. Maintenant, c’est toujours pareil, il faut être capable d’enchaîner les matchs, d’enchaîner les cycles de victoire. Dimanche, on a un match difficile contre une des équipes en forme (Lorient) de notre championnat.
Il va falloir être capable d’enchaîner, encore une fois, parce que si on veut atteindre les objectifs de fin de saison, il faut de la régularité. C’est ce qu’on n’a pas eu sur le mois de janvier, février, et qu’on paye aujourd’hui en termes de points. Mais si on regarde la saison, je l’ai dit l’autre jour, on a un point de moins seulement que la saison dernière au même moment.
On a eu un gros, gros passage à vide, qu’on n’avait pas eu la saison dernière puisqu’on avait été beaucoup plus réguliers, constants. Maintenant, j’espère que c’est derrière nous. […] Mais il faut toujours être prudent. Le foot, c’est un sport extraordinaire pour ça, où il y a plein d’imprévus et des choses qui peuvent changer très vite.
Amélioration en défense
Est-ce que vous voyez des signes au sein de votre effectif qui montrent que vous êtes entre guillemets guéris, que vous avez basculé dans le positif ? Je pense notamment à l’efficacité offensive.
Pour ce point précis, ça reste fragile. Par contre, ce qui est à noter, c’est notre solidité défensive. Depuis huit matchs, on a encaissé trois buts seulement, et c’est ce qui nous a aussi permis de prendre des points et de nous qualifier. Il ne faut pas oublier ça, parce que la défense a été un de nos gros points forts la saison passée. On a fini deuxième meilleure défense. On l’avait un petit peu perdue aussi en ce début d’année, où on concédait beaucoup trop de buts par rapport au nombre d’occasions qu’on concédait.
Et là, depuis huit matchs, on est redevenu une défense solide, ce qui nous permet aussi, avec moins d’occasions et moins de buts, de prendre des points. C’est toujours un équilibre, c’est toujours un ensemble entre bien attaquer, bien défendre. C’est vrai qu’on se crée un petit peu moins d’occasions, mais on les concrétise un peu plus. Espérons qu’on arrive à avoir tout en même temps prochainement.
Comment expliquez-vous cette amélioration sur le plan défensif ?
Concernant la défense centrale, c’est vrai qu’il y a eu des blessures. Il y a eu les absences de Chancel (Mbemba) et Aïssa (Mandi) pendant la CAN aussi, ce qui nous a contraints à beaucoup changer. Et depuis quelque temps, finalement, c’est plutôt ce qui nous réussit. Peut-être que le fait d’avoir un petit peu changé régulièrement cette charnière centrale, aujourd’hui, on en tire les bénéfices parce que, quels que soient les joueurs qui la composent, il y a une solidité, que ce soit Chancel avec Aïssa, ou Nathan avec Chancel, ou Nathan (Ngoy) avec Alex(sandro), ou Aïssa avec Alex.
Quelles que soient les associations, on a l’impression d’avoir retrouvé une solidité. Mais je pense aussi que c’est une solidité collective qu’on a retrouvée. C’est plutôt très positif pour la fin de saison.
Zoom sur le FC Lorient
Vous affrontez Lorient dimanche, c’est un adversaire contre lequel vous avez marqué 7 buts au match aller. Est-ce qu’il faut se souvenir de ce match pour préparer celui de dimanche ? Est-ce que Lorient est la même équipe que celle que vous avez affrontée en août ?
Non, je ne pense pas qu’il faille se remémorer ce match et je dis ça pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’équipe de Lorient a beaucoup travaillé, bien travaillé avec l’entraîneur Olivier (Pantaloni) que je connais bien, qui fait du très bon travail. C’est une équipe qui a beaucoup progressé dans son jeu.
Deuxièmement, parce que si on se rappelle bien de ce match. On gagne sur un score large, mais ça se joue malgré tout à très, très peu de choses. Parce qu’il y a un pénalty qui est sifflé, la VAR l’annule et on marque sur la contre-attaque (le but du 2-0). Parfois il y a des choses qui se déroulent parfaitement bien dans un match et je pense que ça a été le cas ce jour-là pour nous. Eux n’étaient peut-être pas dans leur meilleure journée aussi, donc il ne faut absolument pas tenir compte du match aller. Lorient est une toute autre équipe qui reste sur une très bonne dynamique en championnat.
Et est-ce que les absences de Pablo Pagis et de Laurent Abergel sont des points positifs pour vous ?
Je ne vais jamais me réjouir de blessure(s) ou de suspension(s) de joueur(s) adverse(s), ce serait malvenu. Après, ce sont deux joueurs importants et c’est vrai qu’on peut se dire que l’équipe qu’on va affronter sera peut-être un peu moins forte sans eux qu’avec eux. Mais les joueurs qui vont les remplacer sont aussi de bons joueurs.
On l’a vu contre Nice en Coupe (de France). Ceux qui sont rentrés ont été très bons et ont amené leur pierre à l’édifice pour garder ce 0-0. Donc on s’attend à un match très difficile. Mais comme chaque match l’est… On le répète avant chaque match, et chaque match nous le confirme. Il faudra être très bon. Il faudra être patient. Il faudra être bon techniquement, tactiquement. Il faudra être capable de répéter les efforts pour l’emporter dimanche. C’est important pour nous.






