Publié le 28 février 2026 à 13:14

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Cela fait huit mois que Rémy Cabella a quitté le LOSC, un club qui possède une place toute particulière dans son cœur. Il nous l’a justement ouvert à l’approche de retrouvailles. Son FC Nantes, qu’il a rejoint cet hiver, débarque à Lille ce dimanche. Voilà un extrait des 45 minutes qu’il nous a accordées. Le reste viendra plus tard…
Le LOSC (5e, 37 pts), toujours prétendant à une qualification en Ligue des Champions, et le FC Nantes (17e, 17 pts), club menacé par une relégation, sont deux équipes qui espèrent débuter une série après avoir renoué avec la victoire le week-end dernier en Ligue 1. Ce duel, programmé ce dimanche (17h15) dans le cadre de la vingt-quatrième journée de championnat, est aussi l’occasion de belles retrouvailles.
Rémy Cabella (35 ans), prêté aux Canaris cet hiver, retrouve le LOSC, son ancien club. Il s’est, à l’approche de ce rendez-vous, confié en exclusivité pendant 45 minutes au média Le Petit Lillois. Nous vous dévoilons un premier extrait ci-dessous. L’ancien Dogue se projette sur ce LOSC – FC Nantes, un rendez-vous qu’il qualifie de « spécial » pour lui et pour son cœur.
Rémy Cabella, le Canari
Bonjour Rémy. Comment te sens-tu à Nantes depuis ton arrivée ? Le contexte n’est pas le plus évident.
Je me sens bien, vraiment bien. On est dans une phase un peu difficile, dans un contexte qui est difficile, mais on travaille, on travaille. On est un peu dans notre bulle. On essaye de rester concentré, de donner encore plus pour remonter la pente. C’est ce qu’on fait petit à petit. Les résultats n’étaient pas là ces dernières semaines, mais il y avait quand même du jeu, et là, on a gagné (contre Le Havre AC, 2-0) et ça nous fait du bien. Mais il nous reste encore un chemin très, très long.
Se dorer la pilule au soleil : non merci
Avoir un défi de ce genre à relever, c’était ce qui te motivait à l’idée de venir à Nantes ?
Exactement, exactement. Nantes, c’est un club historique de Ligue 1. Il y a quelque chose derrière. J’ai toujours aimé jouer à Nantes quand je venais à la Beaujoire. Il y avait ce petit truc spécial, en plus des joueurs avec lesquels j’ai pu discuter, comme Anthony Lopes. On a beaucoup, beaucoup discuté et ce challenge, même à mon âge, j’avais envie de le relever. Je vais me battre jusqu’à la fin, jusqu’à être sur les genoux, ce n’est pas grave, tant que Nantes reste en Ligue 1.
Je te rassure, à Lille, il y a Olivier Giroud qui est encore un peu plus âgé que toi. Tu as encore du temps…
(Il rigole). Oui, je sais. Je sais bien… (sourire).
À quel moment t’es-tu décidé à rejoindre Nantes ? Parce que nous, après Lille, on t’avait laissé en Grèce. Qu’est-ce qui t’a poussé à quitter la Grèce ?
En Grèce, l’équipe, elle marche super bien. Il y a des joueurs, des talents, et ça marche très, très bien. Donc le coach, il avait déjà son effectif en tête. J’ai fait quelques matchs (10 apparitions, 428 minutes), quelques rentrées, mais… C’était soit je continuais comme ça et je restais un peu au soleil en étant dans le groupe mais sans me prendre la tête, si je joue bien, tant mieux, si je ne joue pas, on gagne, donc c’est bien aussi, soit…
Mais j’aime trop le jeu. J’aime le football, j’aime jouer, et là, je voulais quand même un beau challenge et Nantes est venu à moi, donc je n’ai pas hésité. […] J’espère avoir pu terminer sur une bonne note à Lille. J’ai essayé de tout leur donner jusqu’à la fin. Ça a parfois été un peu compliqué, mais j’ai donné tout ce que j’avais à donner. (Il s’arrête quelques instants). Les Lillois me l’ont bien rendu. Je n’ai que de l’amour pour les supporters. Ils font, et ces trois ans à Lille, font partie des plus belles parties de ma carrière.
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Justement, après avoir donné tout ça, comment est-ce que tu te projettes sur le rendez-vous de dimanche ? Est-ce que c’est un rendez-vous particulier pour toi ?
Bien sûr. Lille déjà, c’est très récent. C’est l’année dernière. L’Olympiakos, c’était le début de saison et Lille, c’était l’année dernière. Quand on se qualifie pour les huitièmes de finale (de Ligue des Champions)… J’ai encore tout ça en tête. Pour moi, c’est très récent. J’ai l’impression d’y être.
Je connais pratiquement tous les gens dans le club. Je les aime énormément, que ce soit les salariés, le staff, les kinés, l’intendant, les cuistots… J’ai vraiment hâte de tous les revoir. Ils sont toujours dans mon cœur.
Revoir les joueurs aussi, même si je suis encore en contact avec eux. Le stade aussi, qui fait partie de mon histoire, notre histoire. C’est vraiment spécial… surtout qu’avec Nantes, on a besoin de points. Ça va être un match de haut niveau. On va venir pour le gagner. Pendant 90 minutes, je serai Nantais à 100 %.
Comment vois-tu cette équipe de Lille, un peu en difficulté en ce moment ?
J’ai vu ça. Je regarde les matchs, je discute et ça me fait chier parce que j’ai envie qu’ils repartent. Mais malgré tout, ils sont quand même là et il ne faut pas l’oublier. Je sais qu’ils vont finir par se rattraper. Ils ont des blessés aussi… Mais ils ont gagné le match à Angers (0-1) et je sais que ça leur a fait du bien. Ça va leur remonter le moral. Mais nous aussi. On est sur une victoire chacun pour l’instant.
Je leur souhaite de se qualifier demain (jeudi contre l’Étoile Rouge de Belgrade en Ligue Europa, et c’est chose faite) et bonne chance pour dimanche. On va venir essayer de prendre des points. On va voir les crocs. On va tous venir avec les crocs. C’est le football, c’est comme ça. On quitte des clubs, une famille et des amis… Mais on ne le sera plus. On n’est plus ami pendant 90 minutes. Mais pendant 90 minutes, chacun joue pour son club et pour ses couleurs. Ce n’est qu’à la fin du match qu’on redevient des proches.






