Publié le 27 février 2026 à 08:01

Chancel Mbemba reçoit le trophée d'homme du match après FC Nantes - LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Flavien Menant

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a arraché un succès et une qualification en huitièmes de finale de Ligue Europa à l’issue des prolongations ce jeudi. L’Étoile Rouge de Belgrade a enfin trépassé (0-2). Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.

Ce que l’on a aimé

> Une solidarité retrouvée : Ils étaient prêts à mourir les uns pour les autres, à se sacrifier pour leur partenaire, à toujours faire l’effort supplémentaire… Les Lillois n’ont pas foncièrement renoué avec l’entièreté de leur talent ce jeudi, mais lorsque tout va mal, il faut aller puiser ailleurs. Ce sont les valeurs d’un collectif qui priment et prennent le dessus. Le LOSC l’a prouvé en retrouvant ce qui faisait sa force par le passé et symbolise l’esprit du Dogue : une solidarité à toute épreuve. Lorsque l’un s’arrachait, l’autre faisait de même, se galvanisant ainsi mutuellement. Cela a même eu un impact sur le banc, puisque les entrants ont été remarquables. Outre Nathan Ngoy, buteur, cela faisait bien longtemps que Ngal’ayel Mukau n’avait pas été aussi brillant. Les Dogues étaient animés par un supplément d’âme à Belgrade.

> De l’efficacité, du jamais vu en 2026 : Pour renverser définitivement les Serbes de l’Étoile Rouge de Belgrade, du moins sans passer par une séance de tirs au but sous haute tension, le LOSC était contraint de l’emporter avec, au minimum, un écart de deux buts. Cela peut paraître anodin dit de cette façon, mais en manque cruel d’efficacité depuis le début de l’année 2026, les Lillois n’avaient plus marqué deux buts dans une seule et même rencontre depuis le 14 décembre 2025 et un déplacement spectaculaire à Auxerre (3-4). Ce qui est aussi beau dans tout ça, c’est que ça soit Olivier Giroud qui ait lancé les hostilités. De façon aussi précoce en plus (5′), c’est tout un symbole.

> M. Chancel Mbemba : Le but, ici, n’est pas de valoriser plus une individualité qu’une autre, mais simplement de noter la capacité de l’international congolais à répondre aux exigences soudaines du staff technique lillois qui ne fait pas régulièrement appel à lui. Avant cette sortie en Serbie, Chancel Mbemba n’avait que deux titularisations dans les jambes avec le LOSC en 2026. Il a pourtant répondu présent dans la concentration, dans l’intensité, dans les duels, dans tout. Aux côtés d’Aïssa Mandi, qui donne lui aussi confiance, il a été un patron.

> Une soirée historique : Cela fait désormais plusieurs années que les supporters lillois vivent des moments d’histoire en suivant les péripéties des Dogues. Après un quart de finale de Ligue Conférence et un Top 8 en Ligue des Champions, ils ont été capables de briser des chaînes qu’ils avaient eux-mêmes forgés à force de chuter. Jamais le LOSC n’avait été capable de surmonter une défaite à domicile dans une double-confrontation, jamais le LOSC n’avait su rebondir en phase finale d’une compétition après avoir perdu le match aller. Être capable de rebondir d’un match à l’autre, c’est aussi la marque des grandes écuries, celles dont l’histoire européenne s’enrichit au fil des épopées. Le LOSC écrit campagne après campagne sa propre histoire et cette donnée, parmi d’autres, à sembler être une source de motivation supplémentaire pour l’effectif lillois.

Ce que l’on a moins aimé

> Une mi-temps sur deux : Solidaire, les joueurs du LOSC l’ont aussi été dans la galère. Après une première période particulièrement séduisante, ils ont été débordés lors du second acte. La réaction serbe était attendue et ils ont ainsi été contraints, moins vifs, moins concentrés, moins précis, de faire le dos rond pendant près de 45 minutes. Le fait de pouvoir maintenir le rythme imposé pendant toute une rencontre est un axe de progression pour la suite.

> Des imprécisions frustrantes : Le pressing du LOSC, il faut en parler. Dans ce domaine, les Dogues ont une nouvelle fois été impressionnants, récupérant des ballons parfois très, très haut dans le camp adverse. Tout ce travail a néanmoins souvent été gâché par des imprécisions techniques qui ont rappelé le manque de confiance lillois. Hakon Haraldsson (20′), Gaëtan Perrin (24′) et Matias Fernandez-Pardo (26′) ont été les symboles, en quelque sorte, de ses difficultés techniques.

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