Publié le 26 février 2026 à 23:05

Bruno Genesio au bord du terrain pendant LOSC - Stade Brestois.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

A l’issue de la rencontre, Bruno Genesio s’est arrêté devant la presse afin de partager sa réaction après avoir connu une belle soirée, synonyme de victoire et qualification.

C’est une sacrée soirée quand même ?

Oui, c’est une belle soirée. Je pense qu’on peut peut-être parler d’exploit, parce que Lille n’avait jamais renversé un score après avoir perdu à l’aller. Eux étaient invaincus depuis deux mois. Certains, notamment chez vous (RMC), avaient dit qu’on était la honte du football français. J’espère qu’ils vont rectifier ce soir. En tout cas, on est fiers.

Qu’est-ce qui a changé dans votre équipe entre la semaine dernière où vous étiez un peu à côté et là, où on a vraiment vu une équipe qui était animée ?

Ce qui a changé, ce sont les deux choses qui n’avaient pas fonctionné à l’aller, je l’avais dit après le match. La première, c’est que tactiquement, on était beaucoup mieux ce soir. À l’aller, c’était ma responsabilité. Je n’avais pas été bon dans mes choix, dans le plan de jeu. Ce soir, on a réussi à corriger ça. La deuxième, c’est qu’on avait grandement manqué d’engagement au match à l’aller, grandement manqué d’agressivité, qui sont des valeurs indispensables et nécessaires pour la Coupe d’Europe, aussi pour le foot en général, pour le sport de haut niveau en général. Ce soir, on a retrouvé nos valeurs dans ce domaine-là. Les deux associés ont fait qu’on a réussi à renverser la vapeur.

C’est le déclic mental que vous attendiez ?

On verra. On verra parce que le football, c’est une remise en question perpétuelle. Là, on vient de gagner deux matchs, dont celui-ci qui n’était pas facile. Maintenant, on verra si dimanche, on est capable d’enchaîner. On pourra peut-être parler de déclic, mais il reste encore beaucoup de matchs derrière. En tout cas, si on affiche ce visage-là régulièrement, on peut espérer de belles choses, mais il faut être capable d’être régulier.

Une petite question sur Chancel. Ce n’est pas le joueur qui est le plus utilisé, mais là, vous le mettez d’entrée dans un match aussi important. Il répond présent.

On sait que Chancel est très bon dans les duels, très bon dans les duels aériens, très bon aussi dans les duels au sol. Ils ont des attaquants très, très athlétiques. C’était une des raisons pour lesquelles on a fait ce choix. Il nous l’a bien rendu. Il a bien travaillé à l’entraînement. Il a envoyé beaucoup de signaux malgré le fait qu’il ne jouait pas dans ce qu’il faisait à l’entraînement, dans son état d’esprit. C’est un choix qu’on a validé par rapport à tout ça et qu’il nous a bien rendu ce soir.

Drôle de tirage avec Lyon ou Aston Villa. Lyon en Coupe d’Europe, pour toi, ce serait bizarre ?

On les a déjà joués trois fois. Mais le principal, c’est d’être au tirage parce que je pense qu’après le match aller, pas beaucoup de gens pouvaient penser qu’on allait être au tirage demain. On y est, donc on ne maîtrise rien. On prendra ce qui arrive. Ce sera un match difficile, quoi qu’il arrive entre Lyon ou Aston Villa, qui est une des meilleures équipes anglaises en ce moment. Mais on est contents d’y être déjà.

Sans trahir de secret de vestiaire, qu’est-ce qu’il s’est dit ces derniers jours avant le match pour changer autant de visages sur le terrain ? Est-ce qu’il y a un moment fondateur ?

Je pense que la remise en question de tous, de nous en premier, parce que je l’ai dit et je l’ai assumé après le match aller, les joueurs aussi. On a montré des choses à la vidéo. On a travaillé sur le terrain hier parce qu’on n’avait pas beaucoup de temps. Aujourd’hui, j’ai passé un message aux joueurs sur la faisabilité de faire l’exploit si on était à notre niveau, que certainement le match aller était un accident. On avait vécu le pire au match aller, il fallait assumer ce qu’on avait vécu. Il fallait avoir un mental fort pour être capable de rebondir. Il fallait avoir des leaders sur le terrain, capables aussi de mener ça. Il fallait de la persévérance et il fallait croire en nous. C’est ce que j’ai vu ce soir. C’est cet ensemble de choses et c’est avant tout les joueurs qu’il faut féliciter parce que c’est eux qui ont fait qu’on est qualifiés.

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