Publié le 26 février 2026 à 22:41

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Premier buteur de la soirée, Olivier Giroud s’est arrêté en zone mixte afin d’évoquer la belle soirée vécue par son équipe, en s’imposant deux buts à zéro à Belgrade et en se qualifiant pour les huitièmes de finale d’Europa League.
C’est mieux 300 buts ou d’être le plus vieux buteur en Europa League (rires) ?
Les deux, les deux. Ça prouve que même quand on prend de l’âge et qu’il y a de la grinta, de la détermination et que ton corps te suit, c’est des chiffres qui font plaisir et révélateurs d’une longévité.
Tu as lancé ce match quand même, très rapidement. Tu lances le club parce que c’est hyper important. Ce but qui arrive très vite, ça change tout.
Oui, ça faisait très longtemps qu’on ne mettait pas un but tôt dans le match. C’est ce qui nous manquait ces derniers temps : commencer fort le match, prendre de la confiance rapidement, jouer avec personnalité. Je pense que c’est ce qu’on a réussi à faire ce soir. Tout n’a pas été parfait, mais on a été solide, compact. On a souffert un peu en profondeur parce qu’ils jouaient beaucoup de ballons longs et il y avait des attaquants qui faisaient des courses combinées. Mais on a su, encore une fois, concéder le moins possible d’occasions. Ils ont été surtout dangereux en centre, avec leurs centres. En fin de match, on a serré les rangs et ça a tenu, même si sur un ou deux contres, je pense aussi à la frappe de l’un-deux que je fais avec Félix où s’il marque, on peut peut-être souffler avant. Mais on est allés la chercher tous ensemble et je suis fier des mecs. On a passé des moments difficiles pendant ces 5-6 semaines. Et on ne va pas goûter notre plaisir ce soir parce que ça fait plaisir d’être là, d’avoir répondu présent pour le club et les supporters.
« Je suis très fier de cette équipe »
Tu gagnes 15 duels ce soir. Tu es allé chercher où cette force sur 120 minutes ? Le coach t’a laissé durant la prolongation, vous étiez tous un peu au bout. Mais tu es allé chercher où cette force ?
J’ai discuté avec le staff et je leur disais à la fin du match, à la 90e, que j’allais faire le maximum pour faire quelques minutes encore. Mais après, je me suis rendu compte que c’était important de rester pour les coups de pied arrêtés, notamment les corners et les coups francs, pour aider les matchs. Je sais qu’ils comptent beaucoup sur moi aussi là-dessus, défensivement. J’ai réussi à en prendre quelques-unes. Et soulager, c’est important. J’avais dit surtout aux mecs avant le match qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer à l’avenir. Ce genre de soirée, une belle soirée européenne, surtout dans notre position, c’était important de ne pas avoir de regrets, de tout donner. Je pense qu’on l’a bien fait ce soir. C’est pourquoi je suis très fier de cette équipe. Ce n’était pas une chose facile. Je crois que ça ne s’était jamais arrivé à Lille, le club n’avait jamais réussi, après avoir perdu le premier match, à renverser la tendance. On a montré une grosse solidarité, un bel état d’esprit. Maintenant, l’aventure continue. Ce soir, on va savourer, comme le disait le coach. Demain, on va récupérer et se projeter sur Nantes. Que de bonnes choses.
Ça peut relancer votre saison, parce que vous êtes à trois points de Marseille en championnat. Vous êtes en huitième de finale, Lyon ou Aston Villa. C’était une semaine charnière.
C’est sûr que c’était important. Il y a eu ce match à Metz, ce match nul contre Brest. Avec des si, vous savez ce qui se passe. On avait vraiment à cœur de prendre ces trois points à Angers et de passer ce tour. Malgré ces six semaines difficiles, on reste en course pour l’Europe, plus que jamais. Il faut continuer une bonne série pour maintenant rester en haut, au contact de Marseille et Lyon, mais aussi parce qu’il y a d’autres équipes derrière. Pour l’Europe, on ferme pour l’instant la page et on la réouvrira contre Aston Villa ou Lyon.
On vous a vu crier très fort sur la pelouse et serrer Bruno Genesio dans vos bras. Quelle a été votre émotion ? Vous avez connu énormément de choses et on vous voit encore crier comme ça.
Quand je parlais aux mecs avant le match, je leur disais qu’il ne faut pas perdre de temps. D’une saison sur l’autre, tu ne sais pas si tu rejoueras la Coupe d’Europe. Je pensais à moi, peut-être que ça aurait pu être mon dernier match de Coupe d’Europe ce soir. Le vivre pleinement, ne pas avoir de regrets et tout donner. C’est pour ça qu’on fait ce métier, pour vivre ce genre d’émotions. Et quand à la fin ça sourit, tu relâches tout, il y a tout qui ressort et ça fait plaisir de communier, de savourer ça, de fêter ça avec tout le monde. Y compris le coach parce que je sais que pour lui aussi, ça a été des semaines pas faciles.






