Publié le 26 février 2026 à 22:15

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Présent en zone mixte après la victoire contre l’Etoile Rouge de Belgrade, Ayyoub Bouaddi est revenu sur la belle performance des siens.
Vous l’avez fait, vous avez tout donné. On le voit que physiquement, ça a été dur.
Je pense que tout le monde a vu qu’on a tout donné aujourd’hui et au final, ça a payé. C’était un match important pour nous. Je pense qu’on a fait une bonne performance collectivement avec beaucoup de solidarité, beaucoup de force et on a dégagé beaucoup d’énergie.
Par rapport au match aller, on n’a pas vu le même Lille. Que s’est-il passé ?
Je pense que ça fait partie du football. Des fois, il y a des non-matchs où on est moins dedans. Sur le match retour, on était beaucoup mieux. On l’a pris avec plus d’envie et de détermination et au final, ça s’est vu sur ce match.
On a senti une énorme agressivité, solidarité. Tu dirais qu’il y a eu un déclic mental ces derniers jours ?
Déclic mental, j’espère, parce que ça voudrait dire que pour la suite, ça continuera et ça, on le verra dès dimanche. Mais c’est sûr que sur le match d’aujourd’hui, on a dégagé beaucoup d’énergie et de force ensemble. Je pense qu’on ne l’avait pas perdu parce qu’on est restés solidaires entre nous, mais peut-être qu’on manquait de le montrer sur le terrain.
Lille n’avait jamais perdu à domicile pour se qualifier à l’extérieur. Ça fait partie de l’histoire du club, racontez-nous cette joie après le match.
C’est sûr qu’on est très contents d’avoir gagné, ce n’était pas gagné d’avance. On avait perdu 1-0 à domicile et venir ici à Belgrade, dans un stade compliqué, ce n’était pas facile. Mais on l’a fait ensemble, tout le collectif en se poussant les uns et les autres vers le haut.
Que t’a inspiré le match d’Olivier Giroud, qui a joué 120 minutes alors qu’il a le double de ton âge…
Je pense qu’Olivier est un joueur dont on connaît la carrière. Sur le match et même en général, il démontre bien l’état d’esprit de l’équipe. Jusqu’à la fin, il a tout donné, il met le but à l’entame du match et ça fait du bien.
C’est un modèle à suivre, un exemple et il est là dans les moments clés.
Tout le monde sait le joueur qu’il est, la carrière qu’il a faite, et avoir un joueur comme ça dans le groupe, c’est un atout par tout ce qu’il peut nous apporter.
Comment t’es-tu senti à côté de Benjamin ? Malgré vos rôles différents, vous vous êtes battus comme des chiens.
On se répète mais c’est ça qui a primé. Ce qui a fait la différence, c’est l’énergie qu’on a mise, l’agressivité et la solidarité dont on a fait preuve.
Qu’est-ce qui t’a donné ce supplément d’âme sur le plan personnel ?
Personnellement, il y a beaucoup de choses. Déjà, il y a mes coéquipiers, le staff, le coach, le président, les joueurs qui ne sont pas là, tout le monde avec l’énergie que le groupe a dégagée. Et puis, c’est aussi le contexte parce que c’est un barrage pour les huitièmes de finale d’Europa League et tout le monde a envie de jouer ces matchs-là.
Sur l’ambiance, est-ce qu’elle intimide quand on entre sur le terrain ?
Intimider, je ne sais pas, mais c’est sûr que l’ambiance est incroyable, les supporters ont l’air top et on sait que le derby qu’ils ont avec le Partizan, c’est un gros match avec beaucoup d’ambiance. Galvanisé par l’ambiance ? Je ne sais pas, peut-être, mais le plus important, c’était d’être tous ensemble et c’est surtout ça que j’ai senti qu’on avait dégagé.






