Publié le 25 février 2026 à 07:01

Le ballon de la Ligue 1 attend son heure avant LOSC - Stade Brestois.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Fonds d’investissement à l’origine de la création de la filiale commerciale de la Ligue de Football Professionnel, CVC a dévalué la valeur du football français.

Voilà une confirmation de plus, s’il en fallait encore une, que le football français est encore dans le creux de la vague. Après les déclarations faites par Olivier Létang au début du mois de février, celles dans lesquelles il plaçait le championnat français au même niveau que ses rivaux néerlandais et belges sur le plan économique, loin des autres membres du Big-5, c’est au tour de CVC de faire ce constat : le football français est loin de ses ambitions passées.

Dévalorisation d’un investissement

Le fonds d’investissement CVC avait été accueilli, c’était en avril 2022, en sauveur du football français, dans lequel il investissait 1,5 milliard d’euros pour 13 % (à vie) de la nouvelle société commerciale de la Ligue (LFP Média) dont la tâche première est la gestion des droits TV (domestiques et internationaux). Cette source de revenus inespérée avait été une bouffée d’air frais pour les clubs, en difficulté suite à l’arrêt prématuré de la saison en raison de l’épidémie de Covid-19.

Cette collaboration, qui apparaissait initialement comme une belle opération à court terme, mais des difficultés supplémentaires à long terme, semble désormais pouvoir être qualifiée de deal perdant-perdant.

Fonds d’investissements reconnu, CVC se doit de rendre des comptes à ses investisseurs et à ses prêteurs. Il doit ainsi, en conséquence, régulièrement mettre à jour la nature et la valeur de ses investissements. C’est dans ce cadre que, selon L’Équipe, il a déprécié cette dernière en ce qui concerne le football français. À l’époque, en 2022, 750 millions d’euros avaient directement été apportés par le fonds, somme répondant à la valeur de LFP Média (11 milliards d’euros, avec 1 milliard de droits TV ambitionné). Ce montant ne vaudrait à ses yeux, environ, plus que 200 millions d’euros aujourd’hui.

En prenant en compte l’importance de la baisse de la valeur de son investissement, le prix qu’un diffuseur serait prêt à payer pour s’offrir la Ligue 1 oscillerait désormais entre 150 et 250 M€ (190 M€ pour le Portugal, 120 M€ pour les Pays-Bas lors de la saison 2024-2025), soit moins que ce que touchent actuellement les clubs de l’élite.

Le bilan

Un bilan de ce nouvel épisode dans la gestion chaotique du football français ? David Gluzman, spécialiste des questions financières dans le football, s’en est chargé sur RMC Sport.

La conclusion est suffisamment évocatrice : « Une révolution? Non, une confirmation. Confirmation tout d’abord que Vincent Labrune n’était certainement pas l’ »operating partner » adéquat pour valoriser leur investissement (celui de CVC). Confirmation ensuite de la surévaluation chronique des droits TV domestiques français, artificiellement gonflés », est-il ainsi possible de lire. Le football français est finalement là où il doit être.

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