Publié le 21 février 2026 à 18:41

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Quelques jours à peine après son apparition en zone mixte, suite à la défaite du LOSC sur l’Étoile Rouge de Belgrade (0-1), Aïssa Mandi se présentait de nouveau devant les médias ce samedi. Il est ainsi revenu sur les deux jours écoulés, la remise en question lilloise, avant le déplacement à Angers (dimanche, 17h15).
De riches discussions
Aïssa, que s’est-il passé depuis jeudi soir. Comment vous avez récupéré, surtout psychologiquement ?
Ce qui s’est passé, c’est qu’on a surtout récupéré mentalement, parce qu’on va avoir besoin de toutes nos forces mentales pour ce prochain match, mais aussi physiquement, parce qu’il ne faut pas occulter ça. Je pense que le physique aussi joue un grand rôle sur le déroulement de nos matchs. C’est ce qu’on a fait sur les deux derniers jours, avec des matchs aussi rapprochés.
On a parlé, on a fait un retour sur le match, on a commencé à préparer aussi le match d’Angers, mais c’est vrai que le temps est assez court. Je pense qu’on a bien récupéré, on est prêts pour demain.
De quoi avez-vous parlé ? Êtes-vous revenus sur le « sentiment bizarre » qu’avait exprimé le coach ?
Bien sûr qu’on est avec le coach. Après, c’est sûr que la prestation n’était pas au niveau et c’est normal que le coach pense des choses comme ça. Puis nous-mêmes aussi, on a pris une claque. C’est sûr qu’on ne s’attendait pas à perdre, parce que comme je vous l’ai dit, on avait l’ambition de gagner ce match-là.
On était forcément très déçus, le coach en premier. En tout cas, il n’y a pas de débat là-dessus. J’ai aussi parlé avec le coach et le groupe est à 100% avec lui. Il n’y a pas de doute à avoir.
Vous êtes passé de Brest, plutôt convaincant, à un match dans lequel c’était le néant. Comment l’expliquer ? C’était un accident ?
Ces derniers temps, on a eu des prestations où c’était plutôt abouti. Par exemple, à Lyon, on n’a pas grand-chose à se reprocher. On perd, mais on donne tout, on est organisé, on a des occasions, eux très peu, et on sort du match avec de la frustration.
Mais c’est vrai que jeudi, c’était un autre match. Ce n’était vraiment pas un bon match. On le sait, on en est conscient. Je pense que directement après le match, que ce soit Benji (André) ou moi ou le coach, on l’a avoué, on ne s’est pas caché derrière des excuses. On n’a pas été bon, il faut l’assumer. Maintenant, on a le droit de tomber, mais c’est la façon dont on se relève qui est la plus importante. Demain (dimanche), il y a un match très important. On est cinquième. Marseille a perdu hier. Ça doit être aussi un objectif d’aller chercher toujours ce qu’il y a au-dessus de nous.
L’art du rebond
Vous l’avez dit, il y a un très court délai entre les deux rencontres. Comment est-ce qu’on fait pour switcher aussi rapidement quand on n’a pas de grande phase de travail ?
On n’a pas le choix, surtout. Deux jours comme ça : hier, c’était le lendemain de match. Aujourd’hui, c’est veille de match. On n’a pas le choix. Ça nous est arrivé pas mal de fois cette saison. Des fois, ça nous a réussi. Des fois, un peu moins. Le staff est là pour ça. Ils sont compétents pour ça. Que ce soit la préparation physique, les kinés pour nous remettre en jambes.
L’aspect psychologique, comme vous l’avez dit, est aussi très important. C’est de notre côté, chez nous, essayer de récupérer, de passer du temps en famille et penser à autre chose. Tout en restant en focus sur le match.
Est-ce que ce délai a rendu vos discussions d’autant plus importantes ?
Bien sûr, bien sûr. J’en ai justement parlé avec un préparateur physique tout à l’heure. Des fois, une bonne discussion vaut mieux qu’un entraînement. Parce qu’on peut régler aussi des choses avec de la parole. C’est ce qu’on fait. Je pense qu’on discute énormément. On travaille énormément. J’espère que ça va payer.
Le classement, un enjeu
Vous êtes encore cinquième et vous avez même la possibilité, avec Marseille qui a perdu hier (vendredi, Brest, 2-0), de vous rapprocher de la quatrième place. Est-ce que c’est quelque chose que vous avez abordé ?
Il faut flirter entre la confiance qu’on a en étant cinquième et la conscience de se dire qu’on est sur une mauvaise série. C’est sûr que la ligne est très fine entre les deux, mais c’est notre job.
On a un match très important demain (dimanche), contre une équipe qui est en forme et qui n’est pas loin de nous derrière (11e, 29 pts). On regarde aussi ce qui se passe derrière. On en parle forcément. On est des compétiteurs. On veut stopper la série le plus rapidement possible et gagner le prochain match.






