Publié le 21 février 2026 à 19:50

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

En difficulté depuis le début de l’année 2026, notamment sur le plan offensif, le LOSC pourrait s’appuyer sur les phases arrêtées pour faire mouche. C’est un domaine sur lequel son staff travaille d’arrache-pied. 

Un tir cadré en 90 minutes, le LOSC était une nouvelle fois offensivement à la peine jeudi, lors de la réception malheureuse (0-1) de l’Étoile rouge de Belgrade en Ligue Europa. Dans ces conditions, lorsque les éléments les plus proches du but sont en difficulté, les phases arrêtées peuvent s’avérer précieuses. « On doit tous se remettre en question tous. Ça commence du gardien jusqu’à l’attaquant, même les coups de pied arrêtés par exemple. Nous, défenseurs, on monte. On peut débloquer des matchs sur les coups de pied arrêtés. Donc, il ne faut pas jeter la responsabilité que sur les autres. C’est tout le monde », notait de son propre chef Aïssa Mandi.

Le défenseur central lillois était de passage en conférence de presse ce samedi, veille d’un déplacement à Angers. Il introduisait ainsi un sujet pertinent pour Bruno Genesio, son technicien. Ce dernier, interrogeait, ne se cachait pas : le LOSC est « en déficit » sur ces phases de jeu.

Le point de vue de Bruno Genesio

Quand on est à la peine offensivement, les phases arrêtées peuvent être de belles opportunités. Est-ce que vous trouvez que vous êtes assez performant dans le domaine ?

Même si c’est démenti par le but qu’on a encaissé jeudi (Tebo, 45+1′), au niveau défensif, on est l’une des meilleures équipes du championnat. On concède assez peu d’occasions et de buts sur les phases arrêtées défensives.

Offensivement, on est en déficit, parce qu’on obtient entre 8 et 9 corners de moyenne, ce qui est beaucoup, et on ne marque pas assez. Par contre, on arrive à être dangereux, mais on ne marque pas assez. Il y a un gros travail qui est fait par Nicolas Dehon et Jérémy Bréchet sur les coups de pied arrêtés, que ce soit défensif ou offensif. La veille du match de Belgrade, on avait pas mal travaillé aussi à la fois sur la façon de tirer quand on tire directement, mais aussi sur des combinaisons, que ce soit sur corner, coup de pied arrêté ou coup franc.

On en a eu un d’ailleurs qui a débouché sur une frappe de Hakon (Haraldsson, 32′) en premier mi-temps. C’est vrai qu’eux ont marqué sur un corner raté, et nous on a tiré quasiment le même corner qu’eux, et on n’a pas marqué. J’en ai d’ailleurs parlé avec Aïssa (Mandi) ce matin, je le sais. C’est à nous de faire le plus, aussi sur ces phases de jeu.

Quand on est en difficulté offensivement, ce genre de situation, les coups de pied arrêtés, c’est encore plus précieux ?

C’est sûr que c’est un paramètre important. C’est 30 % en moyenne des buts marqués pour les équipes qui performent le plus, donc c’est énorme. Mais ça demande aussi un bon frappeur, il faut une bonne coordination entre le frappeur et les receveurs, il faut des bons joueurs de tête. C’est aussi pour ça qu’on cherche d’autres moyens que de frapper direct, parce que je pense qu’on peut aussi, nous, avec les qualités qu’on a, utiliser d’autres façons de frapper pour mettre en difficulté l’adversaire.