Publié le 15 février 2026 à 12:23

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure malgré les difficultés rencontrées par le LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors du match nul enregistré par les Dogues (1-1) face au Stade Brestois ce samedi.
Les matchs s’enchaînent et la déception grandit encore et encore. Cela fait désormais six matchs, six matchs que le LOSC n’a pas vu ses hommes lever les bras pour fêter un succès en Ligue 1. Les Dogues n’avaient plus vécu une telle série depuis la période octobre-novembre 2021, quant il faut remonter à janvier-mars 2018 pour retrouver la trace d’un tel antécédent chez Bruno Genesio.
C’est donc sans surprise, au vu de la dynamique actuelle, que les sourires se font rares dans les couloirs de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Cette dernière espère désormais pouvoir être le théâtre d’un glorieux succès jeudi prochain, mais en attendant, place à ses coulisses lors du résultat nul (1-1) enregistré par le LOSC lors de la réception du Stade Brestois ce samedi.
L’hommage à un Dogue
Ce mois de février 2026 a été marqué par le décès de l’éminent Jacques Verhaeghe (84 ans), grand amoureux et serviteur du LOSC depuis les années 1970. Il a été l’archiviste et collectionneur de référence sur le LOSC et le football nordiste, auteur ou illustrateur de nombreux ouvrages, fidèle et efficace collaborateur du club durant 5 décennies.
C’est un monument que les Dogues ont célébré ce samedi, à l’occasion de leur première sortie à domicile depuis cette nouvelle. Les hommes de Bruno Genesio portaient un tee-shirt à son effigie au cours de leur échauffement, un tee-shirt doté de l’inscription « Jacques, Dogue pour l’éternité ». Une gerbe de fleurs a été remise à sa compagne à quelques minutes du coup d’envoi et une photo d’équipe a été réalisée avec son portrait à leurs côtés. La minute d’applaudissements, pour conclure, était belle elle aussi.
𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒕𝒐𝒊 𝑱𝒂𝒄𝒒𝒖𝒆𝒔 🕊️
Dogue pour l'éternité 🖤 pic.twitter.com/6XqEwIxm5Q
— LOSC (@losclive) February 15, 2026
Feu d’artifice d’occasions
Une première période à sens unique, ou presque, c’est sur un scénario de ce type que les Dogues ont été lancés après ce bel hommage. Cela ne suffisait néanmoins pas pour prendre l’avantage alors que seules trois tentatives lilloises étaient cadrées sur les treize tentées. Une lutte pour la quête de l’efficacité dans une surface et un combat entre Alexsandro et Ludovic Ajorque dans l’autre. Les deux se sont livrés une rude bataille tout au long de la rencontre, bataille qui débutait dès la neuvième minute lorsque le Brésilien mettait à terre son rival du jour.
Malgré cette entame en fanfare, le pire se produisait pour le LOSC. Après avoir manqué tant d’opportunités, ils étaient giflés par l’ouverture du score brestoise. C’est Rémy Labeau-Lascary qui faisait mouche (58′), climatisant l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy avec un but et sa célébration. Cette dernière, qui mimait des frissons à la Cole Palmer (Chelsea), était loin d’être choisie au hasard puisque l’offensif n’est breton que pour une courte durée. Il est actuellement prêté par le RC Lens.
Encouragements continus
Menés d’un pion et malmenés par une série de mauvais résultats depuis le début de l’année 2026, les hommes de Bruno Genesio ne seront cependant jamais lâchés par leur public. Les encouragements vont pleuvoir sans discontinuer, jusqu’à l’égalisation arrachée par Gaëtan Perrin (71′). Le Lyonnais de naissance, qui avait fait ses premiers pas chez les professionnels un 14 février (2016), il inscrivait son premier but sous ses nouvelles couleurs dix ans plus tard jour pour jour. Voilà un joli clin d’œil qui lance parfaitement son aventure lilloise.
Le soutien des Lillois, Ngal’ayel Mukau l’a d’ailleurs souligné lors de son passage en zone mixte : « Les supporters sont avec nous et j’espère que ça va rester comme ça. Sans eux, je pense que ça va être plus difficile. On est très contents qu’ils nous suivent et nous encouragent », a-t-il déclaré en après-match.
Enfin, petite scène qu’il ne fallait pas manquer : la poignée de mains d’Olivier Giroud. Alors qu’il allait se faire sermonner sur un corner par Hakim Ben El Hadj, l’arbitre de la rencontre, le vétéran français modifiait l’énergie de la discussion en tendant la main à l’homme en noir, qui la serrait spontanément. Tout paraissait soudainement plus apaisé. On retient la technique, même si cela n’aide pas à marquer des buts.
Cette inefficacité, elle n’a surpris personne, à commencer par André. Au jeu des pronostics, c’est l’expérience qui a du bon puisque le représentant des journalistes du coin, le plus expérimenté de tous, a une nouvelle fois donné le bon pronostic avant le coup d’envoi. C’est le cinquième match consécutif, depuis la débâcle strasbourgeoise (1-4), qu’il mise juste. S’il pouvait se projeter sur un succès jeudi prochain, cela ne serait pas de refus.
Regroupement familial
L’opposition entre le LOSC et le Stade Brestois n’était pas une simple rencontre, puisqu’elle se déroulait le soir de la Saint-Valentin. Des roses rouges se baladaient ainsi à droite et à gauche, à l’image de la gente féminine membre de la sécurité. Y’avait-il de l’amour dans les couloirs de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy ?
L’amour des animaux, ça c’est certain. Outre des roses rouges, c’est la chienne d’Olivier Létang, président du LOSC, qui se baladait de droite à gauche dans les couloirs. Elle faisait l’unanimité, récoltant des centaines de caresses à quelques mètres de la zone mixte. Plantes et animaux, c’est ensuite les familles qui la traversaient cette zone médiatique. Olivier Giroud, Alexsandro, Benjamin André, Chancel Mbemba, Gaëtan Perrin, tous étaient accompagnés de femmes et enfants. C’est le signe d’une soirée spéciale, puisque ce n’est pas dans les habitudes de tous. Ayyoub Bouaddi quittait quant à lui seul l’enceinte lilloise, mais de façon plus lente qu’à l’accoutumée. Alors que son genou était entouré de bandages sur le pré, il s’en allait en boitant, pas de quoi nous rassurer.
La Saint-Valentin, ce sont aussi des échanges de tendresse et des mots doux, ceux entendus en nombre sur le parvis à notre sortie. On ne les répétera pas, mais la soirée ne faisait que commencer pour certains, à l’image des journalistes bretons. Ces derniers, qui ne perdent pas le nord, ont profité de la zone mixte pour récupérer les meilleures adresses du coin. Ils n’ont malheureusement pas eu le loisir de sonder l’intégralité de leurs homologues nordistes, peu nombreux en raison de l’actualité du moment : un match du RC Lens la même soirée et l’Enduropale 2026 le même week-end. Les forces vives étaient éparpillés, ce qui ne les a pas empêchés, c’est certain, de vivre une belle soirée. C’est aussi ça la solidarité entre professionnels du sport.
Autre contact amoureux, celui de Romain Del Castillo qui déconcentrait Gaëtan Perrin en pleine interview d’une jolie pichenette bien placée sur le lobe de l’oreille. Le buteur lillois sursautait légèrement, se retournait, souriait, puis tentait tant bien que mal de retrouver ses mots. Ce n’était pas trop mal, c’est à lire ici, au vu du contexte. L’ancien de l’AJ Auxerre enchaîne, avec deux apparitions en zone mixte en deux apparitions.






