Publié le 13 février 2026 à 18:49

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Avec quatre petits buts inscrits en huit rencontres en 2026, l’attaque lilloise est à la peine. Bruno Genesio, de passage en conférence de presse ce vendredi, est longuement revenu sur ce sujet avant LOSC – Stade Brestois (samedi, 19h). Le cas de Hakon Haraldsson a également été évoqué, individualité dont le technicien a pris la défense.
Une attaque en manque de confiance
La défense, ça va mieux. Mais l’attaque, c’est toujours un point noir….
On a mis des situations en place cette semaine pour permettre de pousser la réussite de nos joueurs offensifs. Ce qui est important, c’est qu’on se crée quasiment 4, 5, voire parfois plus d’occasions très nettes. Je serais très inquiet si on ne marquait pas et qu’on n’avait aucune occasion, que les seules situations qu’on pouvait avoir seraient des tirs de 45 m à chaque fois. Là, ce serait une forme d’impuissance.
Là, ce n’est pas le cas. Dans notre jeu, il y a des occasions. Sur les derniers matchs, on le voit quasiment depuis le début de l’année, il y a quasiment à chaque match des occasions nettes. Après, on sait qu’il y a la confiance qui est très importante pour être plus relâché, pour se poser moins de questions lorsqu’on est devant le but, pour parfois être un peu plus spontané pour éviter de se faire contrer. On a travaillé sur des situations de jeu, sur des exercices un peu plus analytiques pour favoriser la réussite.
Mais ce que je souhaite, c’est qu’ils continuent de tenter, parce que je reste persuadé que ça paiera. […] Il faut garder la confiance qui nous permet de nous créer des occasions et il faudra ensuite les concrétiser, c’est certain, si on veut gagner. Pour gagner un match, il faut marquer au moins un but.
Hakon Haraldsson le symbole
Dans cette attaque, il y a un joueur qu’on cible un peu moins, c’est Hakon Haralsson. Il y a plusieurs ratés sur ce mois de janvier et ce début de mois de février. Comment vous expliquez-vous cette phase de creux ?
Je crois que Hakon (Haraldsson), comme les autres, est peut-être le symbole de ce que je viens de dire. Si je reprends le dernier match contre Metz, il a eu une très bonne occasion en première mi-temps (40’), il tire à côté, et on voit bien son langage non-verbal derrière. Il souffre d’avoir raté, il s’en veut d’avoir raté.
C’est une réaction normale, mais il faut être capable de switcher, de gérer son échec. C’est important de savoir gérer ses échecs lorsqu’on est joueur, entraîneur, parce qu’il n’y a pas toujours que des périodes simples lors desquelles tout va bien. C’est un travail qu’on doit faire, et qu’il doit faire aussi.
Bien sûr, on n’est pas content lorsqu’on rate, mais il faut savoir ne pas être impacté, lui et les autres d’ailleurs, par un échec, parce qu’on a raté une occasion, parce qu’on rate une passe, parce qu’on rate une intervention. Ça fait partie du jeu, et il faut être capable de se reconcentrer pour l’action d’après, continuer à tenter et à réussir.
Toujours concernant Hakon Haraldsson, ne trouvez-vous pas qu’il se disperse un peu trop sur le terrain, notamment en descendant bas, et que cela peut lui faire perdre de la lucidité ?
Non, je ne pense pas, parce que ça a toujours été notre jeu. Il y a beaucoup de mouvements au milieu, et lorsqu’on discute avec nos adversaires après les matchs, ils nous disent très souvent qu’ils ont du mal à gérer tout ça. Donc il faut qu’on continue à garder ce mouvement, ces permutations, que ce soit au milieu ou devant. Je pense qu’il faut plutôt davantage de relâchement.
On sent qu’on s’est parfois un peu précipité, on a l’impression qu’on a tellement envie de marquer rapidement, qu’on peut se précipiter parfois sur certains gestes, sur certaines situations. Il faut garder son calme, il faut garder la sérénité, parce que dans le jeu, encore une fois, on n’est pas largué, loin de là.
Ce qui serait inquiétant, c’est de ne pas se procurer d’occasion, de voir des types qui ne proposent rien de bon offensivement. Là, ce n’est pas le cas. Il y a des situations, il y a des occasions, il y a beaucoup de frappes. Maintenant, on sait que le plus difficile dans le foot, c’est de marquer des buts. Donc il faut qu’on retrouve un peu cette réussite, cette adresse aussi, et ce relâchement, je pense, sur les derniers gestes.






