Publié le 7 février 2026 à 17:37

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt
Incapable de faire trembler les filets face à la pire défense de Ligue 1, le LOSC s’est contenté d’un piètre nul à Metz (0-0) vendredi. La copie rendue a été très critiquée par Lionel Charbonnier, consultant sur RMC.
Depuis le début de l’année 2026, le LOSC se cassait les dents face à des concurrents directs, soit des adversaires d’un niveau sensiblement égal. Cet enchaînement infernal ne permettait pas à ses hommes de sortir la tête de l’eau, et les désillusions s’enchaînaient. Il n’y avait cependant plus de place pour les excuses ce vendredi, face à Metz, lanterne rouge de Ligue 1. La prestation lilloise n’a pourtant pas été plus flamboyante, avec une première tentative cadrée dans le temps additionnel de la seconde période (Perrin, 90+6′), et donc, logiquement, un résultat nul (0-0).
Un LOSC « sans idée »
Ce résultat, qui ne pouvait évidemment satisfaire Bruno Genesio au coup de sifflet final, a forcé la main à Lionel Charbonnier. Consultant sur les ondes de la radio RMC, dans l’émission After Foot, l’ancien gardien de l’AJ Auxerre n’a pas été tendre avec les Dogues. « C’est inquiétant. Je trouve qu’ils sont totalement passés à côté de leur première mi-temps, à l’issue de laquelle ils pouvaient s’estimer heureux, jugeait-il, s’expliquant dans la foulée. Olivier Létang devra faire un mea culpa par rapport à l’arbitrage, parce que j’aurai donné un penalty sur Alexsandro (16′), avec un jaune voire un rouge », débutait-il ainsi.
« Les Lillois ne sont pas en bloc. Il n’y a plus d’équipe. Tout le monde essaye d’être le sauveur »
Le consultant bifurquait ensuite sur le contenu de la copie rendue : « Il y a eu 16 situations de frappes, une seule cadrée. (Hakon) Haraldsson a tiré à coté du but alors qu’il était dans les six mètres. 16 frappes, une seule cadrée, c’est inadmissible. 16 frappes, c’est le nombre de tentatives qu’avait le Paris Saint-Germain la saison dernière lorsqu’il marchait sur la Ligue 1, répétait Lionel Charbonnier, véritablement agacé par cette inefficacité. Il y a donc des occasions, mais quand je les vois (les Lillois, ndlr), je trouve qu’ils ne sont pas en bloc, qu’il n’y a plus d’équipe, tout le monde essaye d’être le sauveur individuellement, ce qui n’est vraiment pas la solution. »
Ce dernier angle, Lionel Charbonnier l’accentue quelques minutes plus tard. Il persiste et signe : « Il n’y a rien de cohérent, renchérissait-il, reprenant la parole. La défense n’est pas en confiance parce que les milieux courent un petit peu partout. Pour moi, il n’y a plus de bloc, plus rien. C’est sans idée, lâchait-il, n’hésitant pas à employer des mots durs. Chaque joueur essaye de trouver, seul, la solution, de tirer sa partition. Dans un sport collectif, tu fais tout et n’importe quoi de cette façon. Il n’y a plus de cohésion. C’est le souci lillois. Il y a un problème d’unité de groupe », jugeait encore l’ancien joueur de l’AJ Auxerre.
Lionel Charbonnier concluait par un bilan individuel, estimant qu’Ayyoub Bouaddi, du milieu au poste de latéral en fin de match, avait été « le seul Lillois à sortir la tête de l’eau » dans cette rencontre. « Même André, je ne l’ai pas trouvé à la hauteur. Il était bien mieux avant sa blessure », concluait-il. Le LOSC a déçu.






