Publié le 6 février 2026 à 10:31

L'affichage d'avant FC Metz - LOSC, match d'ouverture de la 21e journée de Ligue 1.

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Ce vendredi, en ouverture de la vingt-et-unième journée de Ligue 1, le LOSC se déplace sur la pelouse du Stade Saint-Symphorien pour y défier le FC Metz. Zoom sur le prochain adversaire du LOSC.

S’ils ont rebondi jeudi dernier face au SC Fribourg (1-0) en clôture de la phase de championnat de la Ligue Europa, les Dogues ont sitôt rechuté face à l’Olympique Lyonnais (1-0), dimanche. Désormais sur quatre défaites consécutives en championnat, le LOSC doit se relancer. Pour cela, il devra se défaire du FC Metz, lanterne rouge de Ligue 1.

Tout savoir sur le FC Metz

Troisièmes de Ligue 2 la saison passée, les Lorrains ont validé leur place en barrages après avoir écarté l’USL Dunkerque en finale d’accession. Ils ont ensuite croisé la route du Stade de Reims, barragiste de Ligue 1, contraint de disputer ce match après sa défaite sur la pelouse du LOSC lors de la 34ᵉ journée. Tenus en échec à l’aller au Stade Saint-Symphorien, les Grenats ont frappé fort au retour en s’imposant 1-3 à Reims, un succès synonyme de retour parmi l’élite.

Mais le début d’exercice des Messins a rapidement tourné au cauchemar. Après neuf journées, le bilan est famélique : seulement deux points et une succession de lourdes défaites, face à l’OM (0-3), Toulouse (4-0), Monaco (5-2) ou encore le LOSC (6-1). Cette spirale négative a toutefois été brièvement enrayée par trois victoires consécutives contre le RC Lens (2-0), le FC Nantes (0-2) et l’OGC Nice (2-1).

Depuis, la situation s’est de nouveau fortement dégradée en Moselle. Battus à sept reprises lors de leurs huit dernières rencontres de championnat, les Grenats occupent la dernière place de Ligue 1 avec douze points, à une longueur de l’AJ Auxerre (19ᵉ), deux du FC Nantes, barragiste, et huit du Havre AC, premier non relégable.

Une dynamique qui a coûté sa place à Stéphane Le Mignan, démis de ses fonctions le 20 janvier après 60 matchs sur le banc messin (1,55 point par match). Nommé pour redresser la barre, Benoît Tavenot entend insuffler un nouvel élan. L’ancien entraîneur de Bastia et Dijon a déjà posé un premier acte fort en accord avec sa direction : Gauthier Hein n’est plus le capitaine du FC Metz.

Un FC Metz à l’arrêt, sur le terrain comme dans les bureaux

« La forme actuelle du FC Metz ne peut pas être dissociée des choix de sa direction, avoue Jérémy, interloqué par les récentes décisions. Pour le supporter, c’est clair, les maux lorrains sont dus à une « instabilité chronique » : « Sportivement, Metz donne souvent l’impression de gérer l’instant sans jamais vraiment dessiner un cap clair à moyen terme. Le club avance par ajustements successifs, plus que par véritable projet lisible. La vérité, c’est que le club s’inscrit dans une instabilité chronique. Le supporter précise le fond de sa pensée : « Changements d’entraîneurs, effectifs remodelés presque chaque saison, cadres qui partent, jeunes qui arrivent, puis repartent parfois trop vite. »

« On ne peut pas dire que le projet est sportif »

Un manque de continuité qui coûte cher aux Grenats, incapables de s’installer durablement dans l’élite. « À ce niveau, la stabilité est souvent un préalable à la progression. Metz semble régulièrement repartir d’une page presque blanche. » Jérémy se veut fataliste, conscient que la direction n’a pas les mêmes ambitions que les supporters de Saint-Symphorien. « Pour un constat honnête, on ne peut pas dire que le projet est sportif. Aujourd’hui le président Bernard Serin veut vendre. Et avant ça, il souhaite retrouver l’argent qu’il a dépensé ces dernières années. »

Si de nombreux détails sont à ajuster, tout n’est pas à jeter selon le gérant de la page Culture Grenat. « Mais cela ne signifie pas pour autant que tout est à jeter. La formation reste un pilier, le club conserve une identité, et certaines décisions montrent une vraie cohérence économique. Mais sportivement, la direction semble parfois subir les événements plus qu’elle ne les anticipe. Et cette posture finit par se ressentir dans la dynamique de l’équipe, souvent courageuse mais rarement dominante. »

Des points forts et des lacunes

« L’état d’esprit est le principal atout de cette équipe, » assure Jérémy. « Mentalement, Metz reste une équipe difficile à manœuvrer. Même dans les périodes compliquées, les Grenats ne lâchent pas et continuent de se battre. » Malgré une détermination et une débauche d’énergie qui leur sont propres, les Messins conservent quelques lacunes, qui leur sont souvent fatales. « Mais le niveau dans l’ensemble est trop faible pour exister correctement à long terme dans ce championnat. Mais cet avis est totalement contraire à celui du président, donc… », conclut-il, dubitatif sur la suite des événements.

Believe Munongo, le futur des Grenats

Côté individualités, Jérémy n’hésite pas longtemps avant de nous parler de la pépite mosellane. « Si il y a un joueur à suivre de près côté lorrain en ce moment, c’est sans hésitation le très jeune Believe Munongo. » Maturité, technique, le jeune milieu de terrain coche toutes les cases. « Il intrigue par sa précocité. À son âge, il affiche déjà une vraie personnalité sur le terrain, sans jamais sembler écrasé par le contexte ou l’enjeu. Ce qui frappe, c’est son naturel : il joue juste, avec simplicité, mais aussi avec une forme de maturité assez rare pour un joueur aussi jeune. » Pour Jérémy, Believe Munongo n’est pas sans rappeler un jeune Dogue. « Puis techniquement, il semble facile. Un peu comme Bouaddi finalement. Je suis impatient de voir son évolution au fil du temps. »

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