Publié le 15 janvier 2026 à 11:04

Olivier Létang, président du LOSC, lors de l'inauguration du Terrain Eden Hazard au Domaine de Luchin.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Les dirigeants lillois, Bruno Genesio et Olivier Létang, ont été suspendus par la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel ce mercredi. La sanction du dernier nommé n’a pas été jugée suffisante par Dominique Séverac.

La soirée de ce mercredi a été marquée par les passages de Bruno Genesio et Olivier Létang, entraîneur et président du LOSC, devant la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Ces derniers devaient s’expliquer après les incidents, des propos véhéments à l’encontre de l’arbitre Eric Wattellier, survenus lors de la réception du Stade Rennais le 03 janvier.

La nature de leur sanction a ensuite été officialisée, Bruno Genesio a écopé de deux matchs de suspension, dont un avec sursis, quand Olivier Létang se retrouve suspendu du vestiaire des joueurs, au terrain, au tunnel et à l’ensemble des couloirs menant aux zones précitées jusqu’au 15 février, de banc de touche, de vestiaire d’arbitres et des officiels, de toutes fonctions officielles jusqu’au 31 mars.

Des sanctions insuffisantes

L’officialisation de ces sanctions a beaucoup fait parler sur les plateaux télévisés, à commencer par celui de L’Équipe du Soir et de son émission diffusée ce mercredi. Celle infligée par Olivier Létang n’y a pas été jugée suffisante pour que ces sorties véhémentes à l’encontre de l’arbitrage, que ce soit dans le Nord ou ailleurs, ne se répètent pas encore et encore.

« 500 000€, c’est une somme symbolique forte pour un club »

« Ces sanctions, c’est du pipi de chat, a estimé Dominique Séverac, journaliste pour Le Parisien. Ces punitions, c’est une rigolade parce que ça ne l’empêche pas d’avoir son téléphone, de faire des interviews, d’envoyer des SMS, de plomber les arbitres dans la presse, de La Voix du Nord, de L’Équipe ou du Parisien, pour un jour dire qu’il les (les arbitres) trouve tous nuls. Si on est prêt à aller faire un match au Koweït (Trophée des Champions) pour un million d’euros par participant, à savoir Marseille et Paris, en fait, si vous ne mettez pas une amende de 500 000€, au moins, pour récidive à un président qui a pété un boulon, il recommencera », a froidement jugé Dominique Séverac.

À ses yeux, seule une amende particulièrement salée pourrait servir de leçon : « 500 000€, c’est une somme symbolique forte pour un club, a-t-il insisté. Toutes ces sanctions, c’est de la rigolade. Le ruissellement, c’est de la rigolade. […] Olivier Létang fait du sous Jean-Michel Aulas, a-t-il encore analysé. Lui, il faisait ça, mais il avait une telle puissance vocale dans le football français, il était tellement autre chose que simplement ça, et donc on oubliait. Alors que lui, Olivier Létang, il ne va rester que ça s’il continue comme ça. On va oublier qu’il bosse, qu’il fait des bons transferts », concluait ainsi Dominique Séverac, véhément sur ce premier sujet de la soirée.

Certains acquiescent à ses côtés, à l’image de Philippe Sanfourche : « Les présidents ne comprennent qu’une chose, c’est le pognon, reconnaissait le journaliste de RTL. Là, on marque le coup sans aller suffisamment loin pour que ça impacte son activité au quotidien », concluait-il, clôturant définitivement les débats.

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