Publié le 6 janvier 2026 à 17:45

Ngal'ayel Mukau buteur pendant LOSC - Dinamo Zagreb.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Avant d’entamer sa carrière internationale, Ngal’ayel Mukau devait faire un premier choix : la Belgique ou la République démocratique du Congo. Un an plus tard, il s’explique sur les raisons l’ayant poussé à trancher ainsi.

Le 23 août dernier, Ngal’ayel Mukau (21 ans) était appelé pour la toute première fois avec la République démocratique du Congo. Il manquait néanmoins le rassemblement pour une blessure à la cheville et était contraint de déclarer forfait. Ce n’est que trois mois plus tard, le 16 novembre 2024, qu’il vivait sa première à l’international. Il comptabilise désormais dix sélections et dispute actuellement sa première Coupe d’Afrique des Nations.

Avant d’enchaîner les apparitions, Ngal’ayel Mulau avait avant tout dû faire un choix entre la Belgique et la République démocratique du Congo. C’est finalement cette dernière qui a eu sa préférence, mais pour quelle(s) raison(s) ?

Temps d’attente

Une balade dans les rues de Lille, le tout en voiture, voilà dans quoi s’est récemment embarqué Ngal’ayel Mukau pour l’émission Take the seat réalisée par Junior Vertongen. Il confie, dans cette dernière, d’abord avoir fait l’objet de négligence.

« J’espérais être sélectionné avec les U21 belges, mais ça ne s’est jamais produit »

« Pour faire court, quand j’étais avec l’équipe première de Malines, je regardais la sélection belge des moins de 21 ans. Et là, j’ai vu que les noms qui y figuraient à ce moment-là étaient ceux de joueurs qui évoluaient avec les équipes réserves de leurs clubs respectifs. Et moi, j’étais en équipe première, se rappelle-t-il. Je faisais des entrées en jeu, j’avais du temps de jeu. Je n’étais pas encore titulaire, mais je grappillais des minutes. La sélection était uniquement composée de jeunes joueurs et ils étaient peu à avoir déjà joué ne serait-ce qu’une minute en équipe première. Je trouvais ça bizarre de ne pas être là », révèle le milieu de terrain du LOSC.

« Quand je suis devenu titulaire à Malines, j’espérais être sélectionné avec cette équipe des U21, mais cela ne s’est jamais produit, explique-t-il. Je n’arrêtais pas de me demander : mais quand est-ce que ça va arriver ? On peut continuer à attendre, encore et encore, mais à partir d’un moment, vous regardez simplement de l’autre côté. »

L’impact de Noah Sadiki

C’est là, après « avoir détourné le regard », que la sélection congolaise l’a contacté. « J’avais déjà joué avec les promesses du Congo auparavant, mais je n’avais pas encore fait mon choix à ce moment-là. Ce n’était qu’un match en Tunisie. J’étais avec (Noah) Sadiki, qui regardait un peu comme moi la Belgique ou le Congo. Il a fait le pas avant moi et il m’a un peu convaincu. Il m’a ensuite dit que je devrais revenir. Il m’avait vraiment mis en confiance », se souvient-il.

La grande découverte

Ngal’ayel Mukau se souvient aussi « d’une drôle de réaction » de son entraîneur. Il lui avait demandé « s’il était prêt pour jouer avec le Congo », se rappelle-t-il. « Alors je me suis dit : je joue pour Lille, si je continue comme ça, parce que je réussissais vraiment bien à ce moment-là, ça le fera. C’est comme ça que j’ai coupé les ponts avec la Belgique et que je me suis dit que j’allais au Congo », termine d’expliquer l’international congolais.

Le Lillois a ensuite été choqué par sa première au pays : « Il y avait beaucoup d’amour là-bas. J’ai aussi retrouvé beaucoup de familles au Congo. C’était complètement différent. La première fois que je suis allé au Congo, c’était dingue, dingue, dingue, dingue, répète encore et encore Ngal’ayel Mukau. Je n’étais même pas encore sorti de l’aéroport que j’entendais Mukau, Mukau, Mukau, lâche-t-il en éclatant de rire. J’ai vu ma tête être imprimée sur des t-shirts, j’ai vu des choses incroyables. […] Si tu gagnes pour le Congo, tu es un roi, tu reçois une statue. »

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