Publié le 29 novembre 2025 à 16:13

Bruno Genesio dans son espace réduit pendant LOSC - Dinamo Zagreb.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

De passage en conférence de presse ce samedi, veille de la sortie dominicale du LOSC, Bruno Genesio s’est projeté sur le déplacement au Havre. Il a fait preuve, comme à son habitude, de méfiance et de prudence.

Le Stade Océane sera le théâtre d’un duel opposant le LOSC (5e, 23 pts) au Havre AC (13e, 14 pts) dans le cadre de la quatorzième journée de Ligue 1. Les Dogues s’avancent avec ambivalence vers ce rendez-vous dominical (17h15), engagés sur une dynamique autant positive (deux succès engrangés contre le Paris FC, 4-2, et le Dinamo Zagreb, 4-0) que négative (3 revers consécutifs à l’extérieur à Nice, 2-0, à Belgrade, 1-0, ainsi qu’à Strasbourg, 2-0).

C’est ainsi, nuancé, méfiant et prudent, que Bruno Genesio a introduit cette nouvelle sortie hexagonale en conférence de presse ce samedi, veille de déplacement en Normandie.

Déplacement au Havre

Vous paraissez comme le grand favori ce dimanche, de quoi faut-il se méfier ?

Il faut justement se méfier de ça, du fait de se dire qu’on est favoris, que ce sera un match peut-être plus simple. C’est l’erreur qui nous guette, d’autant plus que cette équipe, même si elle est dans la deuxième partie de tableau, est une bonne équipe. Je trouve que Didier (Digard), avec des moyens financiers limités, tire le maximum de son groupe.

J’ai vu pas mal de leurs matchs, et ils ont posé des problèmes à leur adversaire, notamment contre les bonnes équipes, les grosses équipes, sans forcément récolter des points grâce à leur jeu. Ils ne sont pas récompensés. Donc on s’attend à un match difficile, mais tous les matchs le sont.

Après, favoris, oui, parce qu’on est mieux classé qu’eux, parce qu’on a plus de points qu’eux. Mais le statut de favoris, il faut le justifier sur le terrain. Et pour le justifier sur le terrain, il faut tout donner, comme on a fait lors des deux derniers matchs.

Sursaut d’orgueil

Vous venez de gagner deux matchs en inscrivant quatre buts (Paris FC, 4-2, Dinamo Zagreb, 4-0), est-ce que tu ressens quelque chose de changé depuis la trêve ?

Non, je ne pense pas ça, en partie parce que je suis toujours prudent, et je maintiens que l’équilibre d’un groupe est très fragile. Et puis le football est parfois bizarre, composée de faits de jeu favorables et défavorables, voire parfois inexplicables.

Maintenant, ce que je trouve intéressant sur nos deux derniers matchs, c’est le sérieux, les valeurs, l’esprit, le niveau d’engagement, la motivation, avec lequel on a abordé ces deux matchs. On a même été menés (contre le Paris FC) et capables de revenir. Ce sont tous des signaux plutôt positifs.

Mais encore une fois, c’est une remise en question perpétuelle. Et on se doit, nous le staff, de veiller à tout ça chaque jour à l’entraînement, et aussi dans les attitudes, pas que ce qui se passe sur le terrain, mais les attitudes, les comportements, dans tout ce que les joueurs doivent mettre en œuvre sur le terrain et en dehors du terrain pour être performants le week-end.

Dynamique négative

Vous restez sur trois défaites consécutives à l’extérieur. C’est simplement anecdotique, ou à cela vous pousse-t-il à avoir une réflexion différente lors de vos déplacements ?

Ce n’est pas anecdotique, parce qu’on sait que les points glanés à l’extérieur permettent souvent de valider un beau parcours à domicile, ce qui est le cas chez nous. On a un parcours quasi sans faille à domicile, un parcours de champion j’ai envie de dire. On n’a qu’une seule défaite (0-1 contre l’OL), et elle est plus qu’imméritée.

Mais si on veut enchaîner et valider nos séries, il faut absolument confirmer par des victoires à l’extérieur. Après, les trois dernières défaites ne se ressemblent pas (malgré trois défaites causées par des erreurs individuelles à Nice, Belgrade et Strasbourg).

Je pense qu’il faut garder la confiance, il faut garder notre projet de jeu identique lorsque c’est un match à l’extérieur ou à domicile, parce que je pense qu’on est capable d’imposer notre jeu partout. Et puis, je le redis, afficher l’esprit qui est nécessaire et indispensable pour gagner un match.

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