Publié le 18 août 2024 à 07:45

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

De passage en conférence de presse après la victoire du LOSC sur Reims ce samedi (0-2), Bruno Genesio est longuement revenu, entre peur et colère, sur le choc subi par Angel Gomes.

Une douzaine de minutes venait de s’écouler avant que la rencontre ne bascule. Angel Gomes, milieu de terrain du LOSC, était violemment percuté par Amadou Koné dans un duel aérien. Retombé à terre, inerte, le Britannique a dû être pris en charge rapidement par le corps médical, avant d’être évacué 34 minutes plus tard sur civière par les pompiers vers l’hôpital le plus proche. Si les Dogues l’ont emporté ce samedi (0-2) à Reims, ce résultat n’était pas la préoccupation du camp lillois : « Il y a plus important qu’un match et la santé de l’un de nos joueurs l’est. On avait tous en tête son état plutôt que de jouer au football. On l’a fait parce que le match a repris et que nous sommes professionnels, mais encore une fois, cela reste secondaire, estime Bruno Genesio en conférence de presse. Je n’ai pas eu plus d’informations le concernant. Quand je suis allé le voir, il était conscient. On sait qu’il a parlé, qu’il a demandé le résultat, qu’il a fait preuve d’humour, mais je pense qu’il faut attendre encore. Il est dans un protocole commotion et il y a de grandes chances qu’il reste à l’hôpital pendant au moins 24 heures. Le plus important, c’est qu’il se remette tranquillement de tout ça », débute le technicien, confirmant que son protégé restera en observation ces prochaines heures.

« C’est un attentat, une agression. Ce n’est pas excusable » »

Sur le banc aux côtés de ses joueurs et de son staff technique lors de cet incident, Bruno Genesio est passé par de multiples émotions, dont majoritairement la peur : « Cela a été très dur parce que dès le choc, j’ai compris que c’était grave. On a eu très, très peur. Les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes, mais vaut mieux être prudent. En tout cas, il est conscient. Il a demandé à jouer samedi, donc c’est bon signe s’il a de l’humour dans ce moment-là. J’espère que ça ira, pour l’instant je ne peux pas vous en dire plus, lance-t-il pour donner des nouvelles. J’aurais voulu que la prise en charge aille beaucoup plus vite, fustige l’entraîneur du LOSC alors que Rémy Cabella a été contraint de porter lui-même un sac du corps médical pour les pousser à accélérer. J’étais en colère un peu après tout le monde parce que c’est dur de voir l’un de ses joueurs comme ça. On passe beaucoup de temps ensemble. On est comme une famille vous savez et de voir l’un de ses joueurs être agressé, parce que c’est le mot, c’est très difficile à vivre. Cela a été émotionnellement très dur à vivre pour les joueurs et pour les membres du staff. Certains étaient au bord des larmes. Bravo d’avoir réussi à faire le job, parce que ce n’est jamais facile dans ces moments-là et surtout, une grosse pensée pour Angel. On est très content d’avoir des premières nouvelles plutôt rassurantes pour l’instant. »

Ce terme d’agression, précédemment évoqué, revient quelques instants plus tard, quand Bruno Genesio s’attaque à l’engagement d’Amadou Koné, joueur du Stade de Reims pris dans cette situation : « Ce sont des choses que l’on ne devrait pas voir sur un terrain de football. Il y a des fautes que l’on peut excuser, pour moi, celle-ci ne l’est pas. Ce n’est pas excusable. Tous les autres joueurs et le club ont été très bien, mais j’ai vraiment eu très peur. On peut faire une faute, prendre un carton rouge, mais pas de cette manière-là. Cela ne devrait pas exister. Je ne veux même pas voir les images, parce qu’on voyait tout de suite à quel point c’était grave. Je ne vais pas vous dire à quoi j’ai pensé, mais j’ai eu très, très peur », conclut ainsi l’entraîneur du LOSC, encore très touché par les événements, dans des propos relayés par RMC Sport.

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