Publié le 28 décembre 2023 à 00:00

Depuis maintenant un an et demi, Paulo Fonseca arpente les terrains français où son jeu séduit, notamment son pressing. Dans un nouvel épisode de Canal Foot Manager, consacré à la réussite d’un pressing haut dans le football moderne, l’entraîneur portugais a défendu sa vision du pressing.
Venir agresser l’équipe adverse très haut sur le terrain, c’est une des marques de fabrique du LOSC de Paulo Fonseca. Une philosophie que l’ancien coach de l’AS Roma a détaillé dans ce reportage : « Ça fait partie de notre identité de récupérer le ballon haut. Je n’aime pas avoir une équipe passive qui attend l’erreur de l’équipe adverse. Je veux provoquer l’erreur, récupérer le ballon rapidement. Je veux avoir les conditions pour attaquer rapidement. C’est la chose la plus importante et c’est pour ça que les meilleures équipes pressent haut, de différentes manières (…) On presse tout le temps haut. La chose la plus importante est de voir comment l’adversaire joue. S’ils jouent court, s’ils jouent plus dans les couloirs ou à l’intérieur, s’ils jouent à 3 ou 5 derrière, si quand ils relancent, les défenseurs centraux jouent écartés. Cela dépend de beaucoup de choses. On peut presser avec une première ligne de trois joueurs, de deux joueurs, cela dépend de plein de détails en fonction de l’adversaire. »
Par la suite, le technicien lillois en a profité pour détailler la manière dont il s’est aussi adapté à la Ligue 1 et ses particularités, qui l’amènent à procéder à quelques changements à la marge pour avoir une équipe toujours aussi efficace au pressing : « A tous les matchs on prépare notre façon de presser. En France, il y a beaucoup d’équipes qui jouent avec trois défenseurs centraux. Normalement, on presse en 4-3-3 ou 4-2-1-3. Quand l’adversaire joue avec trois défenseurs centraux, on presse toujours à trois. Je trouve que c’est plus facile de presser haut quand une équipe joue à 5 derrière (…) On cible quelques adversaires et dès qu’ils ont le ballon, on doit déclencher un pressing plus intense, parfois individuel. La plupart des équipes veulent enfermer l’adversaire dans les couloirs. Nous aussi, mais dans certaines situations, on va pousser l’adversaire à jouer à l’intérieur. Ici en France, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui, lorsqu’il y a un pressing intense, jouent court. La plupart des équipes vont jouer long. Si l’équipe joue court, on va peut-être jouer avec un milieu plus haut pour presser. Mais si on a une équipe qui joue long, il suffit d’un seul milieu en position haute parce qu’ils ne joueront pas dans cette zone et vu qu’ils vont jouer plus long, il nous faudra deux milieux pour les seconds ballons. C’est pour cela que nous passons des heures et des heures à analyser l’adversaire. »






