Publié le 12 décembre 2023 à 08:22

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Pièce fondamentale de son jeu, qu’il a travaillé au fil de sa formation et travaille encore aujourd’hui, Lucas Chevalier a détaillé sa vision du jeu au pied dans un long entretien accordé à So Foot.

Sur le banc du LOSC depuis l’été 2022, Paulo Fonseca a longuement été décrypté par les observateurs du football français. Apôtre du beau, un qualificatif qui a souvent été utilisé et qu’il n’a plus lâché lors de sa première saison chez les Dogues, lors de laquelle son jeu a été vanté dans l’Hexagone. Point spécifique de celui-ci, la mise en avant du poste de gardien de but et de son jeu au pied. Un fait désormais connu de tous évoqué par Lucas Chevalier : « Il a vite dit qu’il voulait un gardien à l’aise au pied, capable de sortir proprement le ballon, de plusieurs manières… Je n’ai pas eu peur. Je me suis plutôt dit : « OK, ça va être une découverte… » Je savais plus ou moins le faire, mais je me demandais à quoi ça allait ressembler dans les faits. », confie-t-il.

Du Domaine de Luchin aux terrains de Ligue 1

Désormais pleinement adossé à son profil, le portier lillois n’était pas un débutant dans ce domaine, loin de là, alors qu’il débutait déjà son apprentissage de cette spécificité moderne dans le jeu d’un gardien lors de sa rencontre avec Mickaël Delestrez (aujourd’hui directeur du centre de formation du Toulouse FC) : « La vraie bascule, je pense que ça a été quand j’ai joué avec un coach chez les jeunes au LOSC, Mickaël Delestrez, qui me demandait de ressortir court et de prendre pas mal de risques. Au départ, ce n’est pas hypersimple. […] J’ai fait quelques erreurs, forcément, sur des relances hasardeuses, mais je savais aussi qu’avec du travail, j’avais une belle marge de progression. Je n’ai jamais eu les pieds carrés, quoi », lance le Dogue, dont les propos sont confirmés par le technicien évoqué : « C’est vrai qu’au tout départ, Lucas n’avait pas conscience qu’utiliser davantage ses pieds pouvait bonifier son jeu. Il avait même la sensation de déstabiliser son équipe plutôt que de l’aider, mais dès qu’il a compris le sens de notre démarche, il s’est investi à 200%. […] Si on a formé Lucas dans ce sens, c’est parce qu’on voulait qu’il apprenne à réfléchir, à avoir des intentions dans le sens du jeu sous une forte pression. »

C’est ainsi qu’il a fait ses premiers pas dans le domaine, travaillé et appris pour arriver là, pour arriver là où il peut être aujourd’hui. Toujours dans So Foot, Lucas Chevalier décrit d’ailleurs ses habitudes et ses missions dans les cages lilloises. Cela paraît grisant : « Mon rôle est de provoquer le pressing adverse, car derrière chaque joueur qui sort, il y a un espace qui s’ouvre pour un coéquipier et une passe qui devient possible. […] Je trouve des solutions dans des zones à risques et je peux vous assurer que c’est assez satisfaisant de trouver une passe dangereuse, qui passe et casse une ou deux lignes. C’est aussi satisfaisant qu’exigeant nerveusement. […] Sinon, à chaque fois que j’ai le ballon au pied, j’essaie qu’il se passe quelque chose de spécial. »

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