Publié le 6 novembre 2023 à 17:13

Par - Catégories : Football, LOSC-

Dans cette rubrique, Le Petit Lillois donne la parole aux supporters du LOSC. Une édition cette fois-ci centrée autour de OM – LOSC, comptant pour la 11ème journée de Ligue 1 Uber Eats. L’occasion de débriefer avec des points divers et variés.

Pour sa première opposition à l’extérieur après trois rencontres disputées dans son jardin, le LOSC avait rendez-vous avec l’Olympique de Marseille. Un déplacement souvent périlleux pour les Dogues qui ont dû, cette fois-ci, se contenter d’un partage de points, qu’ont commenté Pierrick, Dimitri et Clément, tous trois supporters lillois.

Les choix de Paulo Fonseca

Dans le cadre de la 10ème journée de Ligue 1 Uber Eats, face à l’AS Monaco, Paulo Fonseca avait innové dans sa composition, mettant Jonathan David (23 ans) et Rémy Cabella (33 ans) sur le banc. Des choix ponctués par un glorieux succès (2-0), qui ont été opérés une seconde fois par le technicien portugais lors du déplacement à Marseille. Ainsi, le milieu de terrain composé de Nabil Bentaleb, Benjamin André et Angel Gomes a été reconduit, tout comme le placement de Yusuf Yazici en pointe. Une prise de position logique pour Clément : « Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Paulo Fonseca a complètement collé à cet adage. Cette équipe avait sorti un super match une semaine avant face à Monaco, il n’y avait pas de raison de changer… », lance-t-il, du même avis que Pierrick : « La composition de Paulo Fonseca était la meilleure possible pour moi. Jouer sans Jonathan David qui a perdu confiance, avec Yusuf Yazici qui lui est en pleine bourre et l’intégration de Bentaleb au milieu, ça donne un autre visage à notre équipe. On joue beaucoup mieux comme ça. »

Tout aussi enjoué par cette répétition tactique, Dimitri est heureux de constater une progression linéaire : « Paulo Fonseca a été contraint d’aligner Tiago Santos suite à la blessure de Diakité, ce qui l’a conduit à avoir deux latéraux plutôt offensifs. Force est de constater que ça n’a pas trop déséquilibré l’équipe. Je suis plutôt content. On arrive à déceler une charnière au milieu de terrain, avec l’intégration de Nabil au côté de Benjamin. On commence à avoir une équipe type. Le seul point négatif, c’est qu’on voit qu’on attaque beaucoup plus à droite qu’à gauche », a-t-il analysé, pointant donc du doigt l’influence d’Edon Zhegrova, au détriment d’Ivan Cavaleiro.

Bilan de la rencontre

Toujours dans l’analyse, Dimitri poursuit en rentrant dans le cœur du sujet. Tout comme de nombreux retours après la rencontre, il se satisfait du match nul et confie avoir apprécié la rencontre malgré le score vierge : « C’était un match plutôt bien maîtrisé. On dit parfois qu’il y a des bons 0-0, et bien là, c’était le cas autant tactiquement que techniquement. Forcément, j’aurais préféré voir un match avec des buts, mais il était plutôt agréable à regarder. Le problème que l’on a, c’est qu’on a un manque de présence dans la surface. […] Je dirais que c’est un bon point de pris. C’est bien pour enchaîner. On fait un bon début de saison, même s’il y a encore beaucoup de choses à améliorer », évoque-t-il, complété par Clément, dans le même état d’esprit : « Chose qui m’a intrigué, les deux équipes semblaient s’attendre mutuellement. Aucune des deux équipes ne voulait prendre le jeu à son compte. C’était un scénario assez particulier. […] Autrement, ce qui est à noter c’est la nouvelle solidité défensive de l’équipe avec ce « carré » devant Chevalier composé de Yoro, Alexsandro, André et Bentaleb. Ces charnières en défense centrale et au milieu de terrain font partie des meilleures du championnat et ça, c’est une bonne base de travail pour aller chercher une place européenne en fin de saison. Offensivement, l’équipe a encore une belle marge de progression. »

Plus terre-à-terre dans son bilan, Pierrick se montre également moins optimiste. En cours de match, il a bien cru que la partie allait basculer dans le mauvais sens : « Le match nul est logique, on a dominé la première période. En deuxième mi-temps le rapport de force s’est rééquilibré. Mais finalement, c’est l’OM qui a eu les meilleures occasions de but. On aurait pu perdre bêtement cette rencontre alors qu’on l’a en partie contrôlée », a-t-il analysé. Les regrets auraient donc pu être importants, encore plus que ceux provoqués par la tentative de Yusuf Yazici en début de rencontre (15′) : « Les Lillois sont rentrés directement dans la partie où il y a eu des belles circulations de balle et des situations intéressantes. Yazici manque de réussite sur son lob du milieu de terrain. À quelques centimètres près, il inscrivait un des buts de l’année. »

Un point de gagner ou deux points perdus

C’est sans hésiter que Clément répond à ce « dilemme » : « Un point à l’extérieur, de surcroît à Marseille, c’est toujours un point de gagner. C’est donc plutôt Marseille qui perd deux points. Ce résultat fait les affaires du LOSC qui garde à bonne distance l’OM, et puis, ce résultat permet d’être dans le peloton de tête avec Nice, Paris, Monaco et Reims », constate-t-il, rapidement rejoint par Dimitri : « Je dirais que c’est un point de gagner, parce que c’est toujours compliqué de gagner à Marseille, surtout pour nous. J’ai beaucoup de souvenirs à Marseille où l’on domine, mais on ne gagne jamais. On a souvent tendance à perdre à Marseille et à repartir à 0 point donc je veux voir le positif. Évidemment, j’aurais préféré gagner, et je pense d’ailleurs qu’on en avait les capacités. »

De son côté, Pierrick conditionne ce résultat au match à venir face à Toulouse, sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy ce dimanche : « Au-delà du point pris, je pense que c’est important de ne pas briser cette série d’invincibilité. Gagner quelques matchs sans être forcément très bons en début de saison, ça a fini par nous donner de la confiance et aujourd’hui, on peut en bénéficier. On ne gagne peut-être pas, mais on ne perd pas non plus. Au classement, on reste à portée de la quatrième place et du podium. On est dans le bon wagon, mais la victoire contre Toulouse est impérative pour ne pas descendre du train. »

L’événement marquant

Seul à avoir pris cet angle, Pierrick a fait le choix de se lancer sur un aspect collectif du jeu lillois qu’il prend d’ailleurs plaisir à remarquer : « On a retrouvé notre force à la création du jeu. En première mi-temps (et comme face à Monaco), j’ai revu des séquences des débuts de Paulo Fonseca l’année passée. On réussissait à mettre en place notre plan de jeu pour rentrer facilement dans le camp marseillais et les mettre en difficulté. Le problème des 20 derniers mètres reste néanmoins à régler, mais je pense aussi qu’on est sur la bonne voie », a-t-il ainsi lancé.

De son côté, Dimitri n’a pu s’empêcher de vanter les qualités de quelques éléments, tandis que Clément s’est concentré sur une seule et unique individualité : « J’ai bien aimé le match de Lucas Chevalier, je l’ai trouvé très intéressant dans ses relances, d’autant plus en comparaison avec celles de Pau Lopez. La charnière Alexsandro – Yoro a été exceptionnelle. Les deux prennent une vraie dimension, et puis Nabil Bentaleb s’impose comme étant le mec qui doit être à côté de Benjamin André », a déclaré le premier nommé. Quant au second, c’est Leny Yoro qui l’a impressionné : « Chaque semaine, il enchaîne les prestations très solides. J’ai été marqué par sa lecture du jeu où il a coupé un nombre incroyable de transmissions. Il est aussi d’un calme et d’une assurance remarquables pour son âge. Je lui demanderais presque de lever le pied afin de ne pas trop attirer les regards et les convoitises sur son profil par des clubs l’été prochain. J’espère que Lille travaille pour le prolonger afin de le bloquer pour au moins une saison supplémentaire… », conclu-t-il non sans une pointe d’ironie.

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