Publié le 13 novembre 2022 à 12:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Dans une situation alarmante, le SCO d’Angers reste sur une série de six revers consécutifs. Retour sur la lanterne rouge du championnat français dont la confiance n’a fait que chuter à l’approche de la trêve hivernale.
En pleine transition suite aux départs de nombreux cadres cet été, Angers a complètement manqué son début de saison. Après avoir réalisé un premier exercice relativement convaincant à la tête du groupe scoïste, Gérald Baticle n’est jusque-là pas parvenu à trouver la solution pour lancer la dynamique angevine. Malgré sa volonté de construire le jeu, sa formation paie un certain manque de tranchant devant mais surtout une frilosité défensive récurrente (33 buts encaissés, pire total en Ligue 1). Pensant pouvoir lancer leur début de saison après deux succès face à Nice et Montpellier début septembre, les Angevins ont été battus froidement chez eux par l’OM (3-0), avant d’enchaîner cinq autres revers de rang en championnat. Une spirale négative qui a révélé les maux d’une équipe et d’un coach sans solution, à l’image des nombreux dispositifs tentés depuis le début de la saison.
La mise en place d’une défense à 4 n’a pas été une réussite pour le SCO cette saison. Gérald Baticle s’est ainsi tourné vers une défense à 5 pendant les quatre dernières journées de Ligue 1, sans pour autant parvenir à élever le niveau défensif de son équipe. Le placement d’Ibrahim Amadou, positionné dans l’axe de la défense angevine, symbolise le manque de solution du SCO et rappelle par ailleurs une période peu glorieuse de l’histoire récente du LOSC. A l’instar de l’ancien lillois, les recrues estivales n’ont pas apporté satisfaction dans un secteur défensif qui n’a conservé que Souleymane Doumbia (latéral gauche) et Pierrick Capelle (latéral ou milieu). Sur le plan offensif, Amine Salama et Adrien Hunou se sont en revanche démarqués par leur grosse activité en attaque. Après avoir retrouvé une forme intéressante fin août, Sofiane Boufal a lui peu à peu baissé le pied avant de manquer les deux dernières journées du SCO en raison d’une blessure. Convoqué pour la Coupe du Monde, le Marocain ne sera pas présent ce dimanche. Attendu après un premier exercice prometteur dans l’élite, Azzedine Ounahi n’a pas été en réussite non plus dans ce début de saison au milieu de terrain et sera également absent.
Amine Salama, la révélation du début de saison angevin
Encore dans le monde amateur il y a deux saisons, Amine Salama est l’une des rares belles acquisitions effectuées par le SCO cet été. Après quelques matchs joués en deuxième division la saison passée, l’ancien attaquant dunkerquois a connu une ascension remarquable depuis son arrivée en Maine-et-Loire. Pas dans les premiers choix de Gérald Baticle à l’intersaison, le jeune buteur marocain a su saisir sa chance en début de saison pour se frayer une place dans le groupe angevin. Face à une concurrence en difficulté, à l’image des débuts compliqués d’Abdallah Sima à la pointe de l’attaque, puis réduite suite à la lourde blessure subie par Loïs Diony, la nouvelle pépite du SCO a même récupéré une place de titulaire aux côtés d’Adrien Hunou. De par son profil particulier, Salama peut aussi bien être utile dans un rôle de point de fixation que dans la profondeur, comme il l’a montré face à Rennes il y a deux semaines lors de l’égalisation angevine face aux Bretons. Pour ses débuts dans l’élite, le joueur de 20 ans cumule quatre titularisations dans l’élite et a trouvé le chemin de filets à trois reprises, dont deux fois en sortie de banc. Il est l’une des rares satisfactions du début de saison scoïste.
Amine SALAMA durant AS Monaco – Angers SCO. Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport
Le LOSC reçoit une formation du SCO en recherche de confiance après un début de saison désastreux. Les Dogues avaient été tenus en échec à deux reprises la saison dernière face à Angers.






