Publié le 8 décembre 2021 à 09:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Depuis le rachat du club par Merlyn Partners et le départ de Gérard Lopez, le LOSC ne tremble plus devant la DNCG. A trois reprises, Olivier Létang a réussi son examen de passage devant le gendarme financier. Explications.
Durant l’ère Lopez (et la fin de l’ère Seydoux), la DNCG et le LOSC avaient une grande histoire d’amour, mais la flamme semble s’être éteinte depuis l’intronisation d’Olivier Létang. En effet, depuis l’arrivée de l’ancien dirigeant du Stade Rennais FC, la DNCG n’a pris aucune mesure à l’égard du LOSC.
Lors du premier passage devant le gendarme financier, en décembre 2020, le LOSC était en pleine transition Lopez – Merlyn. Le fonds, avec Olivier Létang comme avocat du nouveau projet, a affirmé avoir injecté environ 40M€ de cash et résorbé une grande partie de la dette contractée par Gérard Lopez. Des arguments suffisants pour la DNCG, ce qui a permis aux nouveaux propriétaires de ne pas toucher à l’effectif et aux supporters du LOSC de célébrer le titre de Champions de France en mai 2021. Pour rappel, à l’issue du premier passage, la DNCG avait publié un communiqué pour confirmer les manœuvres réalisées par le fonds Merlyn lors du processus de rachat : « la DNCG confirme que le projet tel qu’il a été présenté (…) comprend à la fois une réduction significative de l’endettement et un apport en capital complémentaire. »
Lors du deuxième passage – cet été – et le troisième – cet hiver – la DNCG a de nouveau validé le projet du LOSC, sans aucune mesure d’encadrement prise. Mais pour quelle raison ? La Voix du Nord a enquêté sur ce sujet et a apporté quelques éléments de réponse. La première est la réduction de la masse salariale du club, d’environ 12M€ cet été. Une diminution permise par le départ de seize joueurs professionnels cet été, dont ceux de Luiz Araujo, Mike Maignan. Sans oublier le renouvellement de contrat de José Fonte. En amont, quelques restructurations ont eu lieu en interne afin de dégraisser également au niveau salarial comme la fin de la Cellule d’Appui aux Joueurs ainsi l’externalisation de la cellule commerciale (SportFive). La masse salariale avoisinerait désormais les 75M€ selon le quotidien régional, contre un peu moins de 90M€ lors de la saison 2019-2020 d’après le rapport de la DNCG.
Un autre point a été avancé par la VDN, il s’agit de la réduction de la dette globale, hors dette financière, comprenant les paiements de transferts aux autres clubs, des fournisseurs ou de l’URSSAF. Celle-ci serait passée de 162M€ à 106M€ en une année. Enfin, dans son budget prévisionnel, les dirigeants du LOSC ont joué la prudence en considérant que le LOSC n’obtiendrait qu’un seul point en Ligue des Champions. Trois arguments fondamentaux parmi d’autres qui ont permis au LOSC d’avoir l’aval de la DNCG pour poursuivre ses activités sans aucune contrainte. Et si la qualification est actée ce mercredi soir, le bonus financier récupéré en Ligue des Champions permettra aux dirigeants d’avoir un petit coup de boost dans le projet de restructuration et pourquoi pas conserver une équipe très compétitive cet hiver.






