Publié le 10 décembre 2020 à 16:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Arrivé en janvier 2018 à la tête du LOSC, Christophe Galtier a vécu des premiers mois compliqués au sein du club lillois, notamment lors de l’envahissement de terrain des supporters à l’issue de la réception de Montpelier en mars 2018.
Dans un entretien exclusif avec So Foot, le coach lillois est revenu sur cet incident et les conséquences qu’elles ont eu sur son management : « Ma première réflexion, comme nous étions vraiment en manque de confiance, c’est de me poser une question: “Qu’est-ce que cet incident va ajouter à la situation?” À mon sens, c’était une action inutile, parce que je vivais les évènements de l’intérieur. Je voyais effectivement des joueurs en difficulté, mais pas des joueurs qui n’en avaient rien à foutre. Sur l’instant, je n’accepte pas le fait que l’on vienne faire peur aux garçons, toute cette violence. J’ai surtout la conviction intime que les mecs sont dans le droit chemin, même si nous étions mal au classement. Je ne me dis pas “merde”, je me dis “ouh là…” Quand je rentre à la maison après l’incident, je réfléchis et je pose un constat simple: soit on subit tout ça, auquel cas on ne va pas s’en sortir parce que je n’aurai aucun levier, soit je m’appuie dessus. Il ne fallait ni subir, ni se révolter, mais plutôt utiliser cet événement pour se fédérer entre nous, pour renforcer les liens, pour travailler sur l’unité du groupe. C’est totalement différent de dire: “Ah ouais, ils sont contre nous, on va leur montrer!” Jamais. Je comprends la détresse des gens et je ne veux surtout pas créer une scission entre joueurs et supporters, parce que quand c’est le cas, vous êtes dans l’échec total. Ces premiers mois à Lille sont très difficiles. »






