Publié le 26 mai 2020 à 10:37

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Cette information commence à se confirmer du côté de la Belgique. Après que Stéphane Pauwels ait évoqué la possibilité, de nombreux médias belges font état d’un intérêt réel du LOSC pour le club belge de Mouscron. Voici un point sur la situation…

 

Des discussions bien entamées

Révélé par Stéphane Pauwels, ancien coordinateur sportif du LOSC, l’information selon laquelle Mouscron et Lille discuteraient pour un rachat du club belge continue d’avancer. En effet, dans son édition du jour, Le Soir indique que l’actionnaire majoritaire du club belge à 90%, Pairoj Piempongsant, cherche un repreneur et serait en discussions avec Gérard Lopez, qui n’a jamais caché son envie de trouver un club satellite. Le quotidien belge ajoute que deux autres pistes de reprise existent mais que celle présentée par Lille semble être la plus fiable et que Marc Ingla, directeur général de Lille, est venu assister à un match à Mouscron cette saison.

La RTBF confirme l’intérêt des dirigeants lillois et va même plus loin. En effet, le média évoque « un rapprochement sérieux entre les clubs de Lille et Mouscron » et « de bonne source, il nous revient qu’un accord pourrait déjà être trouvé pour cette fin de semaine ». La Dernière Heure, quant à elle, confirme l’avancée des discussions et ajoute même que les dirigeants lillois ont rencontré Bernd Hollerbach, coach de l’Excel Mouscron, en ce début de semaine pour connaître son avenir, lui qui veut rester au club avec son staff pour honorer sa dernière année de contrat. Une affaire à confirmer mais qui semble indiquer une tendance : Lille est bel et bien prêt à investir dans un club satellite.

 

Pourquoi Lopez cherche un club satellite ?

Après l’échec Gil Vicente (janvier 2017), Vitoria Setubal (janvier 2020) et un partenariat peu concluant avec Belenenses (saison 2019-2020), la volonté de Gérard Lopez de trouver un club satellite n’est plus à démontrer. A l’instar d’un Monaco en France avec le Cercle Brugge, la mise en place de ce système permettrait d’avoir un club pouvant permettre la progression de jeunes joueurs, barrés à l’instant t au LOSC. Ainsi, des joueurs comme Cheikh Niasse ou encore Darly Nlandu, ainsi que des recrues arrivées d’Afrique ou d’Amérique du Sud, n’auraient plus à ronger leur frein en réserve (National 2 ou National 3 soit le quatrième ou cinquième échelon français) et pourraient continuer leur progression au niveau professionnel en 1ère division. Dans un projet où les jeunes joueurs sont mis en avant, ce type de club pourrait permettre une accélération de la progression de ces jeunes et leur permettre de découvrir le football professionnel européen.

 

La proximité comme principal avantage

Si plusieurs clubs portugais ont été envisagés auparavant, le club de Mouscron présente un avantage particulier. En effet, située à moins de 30 kilomètres de Lille, la ville belge est à proximité et permettrait une meilleure acclimatation des potentiels joueurs amenés à jouer avec le club. De plus, la Belgique est un pays francophone et arriver dans un climat assez proche de celui de Lille, avec aucune langue à apprendre, représente une aubaine pour un jeune n’ayant connu aucune réelle expérience à l’étranger. Enfin, si la Jupiler Pro League semble moins compétitive que la Liga NOS, c’est un championnat qui ne cesse de grandir, avec des clubs régulièrement qualifiés en 1/16 de finale d’Europa League (cette saison, ils étaient deux), et permet l’éclosion de plusieurs bons joueurs comme Victor Osimhen (ex-Charleroi), Jonathan David (La Gantoise) ou encore Moussa Djenepo (Southampton, ex-Standard).

 

Une expérience passée mitigée

Si le nom de Mouscron dit quelque chose aux supporters lillois, c’est que le club a été partenaire puis actionnaire majoritaire du club belge pendant 4 années. Arrivé lors de la saison 2011-2012, le LOSC avait signé une convention de partenariat avec le Mouscron, alors en D3. Un an plus tard, en mai 2012, Lille devenait actionnaire majoritaire à 51%, envoyant de nombreux jeunes en prêt lors des saisons suivantes. De retour en D1 Belge à l’été 2014, le LOSC est obligé de vendre ses parts un an plus tard, suite à l’arrivée de Marc Coucke, propriétaire d’Ostende, dans le capital du club lillois. Au final, 16 joueurs lillois auront fait l’aller-retour entre Lille et Mouscron durant ces quatre saisons.

Pour DBC, Patrick Collot, entraîneur adjoint de Rachid Chihab à Mouscron lors de la saison 2014-2015, est revenu sur l’utilisation de ce club satellite : « Le but de ce projet, c’était de faire jouer les jeunes qui étaient aux portes de l’équipe première mais qui ne pouvaient toutefois pas prétendre y jouer, parce qu’ils n’avaient pas complètement l’expérience, la maturité. Il s’agissait de leur apporter, dans un championnat différent mais qui est quand même la première division belge, une certaine expérience pour les préparer, pour les développer, au lieu de jouer en CFA, ou National 2 maintenant. C’était une très bonne idée, quelque chose de vraiment très intéressant. Malheureusement, on n’a pas pu démontrer le bénéfice de ce fonctionnement car le club a vendu Mouscron trop tôt. Le coût, le fonctionnement étaient assez importants, et le club a voulu arrêter tout ça. On a fait une année en première division, et le club a été vendu. Il aurait fallu rester 2 ans, 3 ans, 4 ans, pour que ces jeunes joueurs, qui commençaient à prendre un peu de consistance, de maturité, d’expérience dans leur jeu, puissent renforcer l’équipe du LOSC, ou être vendus dans des clubs belges pour rentabiliser le projet. Mais c’était une très bonne expérience. »

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