Publié le 10 mai 2026 à 23:50

Thomas Meunier, latéral droit du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Les Dogues se sont imposés sur la pelouse de Monaco un but à zéro dans le cadre de la 33e journée de Ligue 1. Une victoire qui leur permet de récupérer la troisième place après le faux pas des Lyonnais contre Toulouse.

Impliqué sur l’unique but de la rencontre, Thomas Meunier s’est longuement confié en zone mixte pour évoquer la victoire et la semaine à venir pour le dernier match de la saison, plus que jamais décisif.

Félicitations Thomas… on vous vole ce but avec ce contre son camp ?

Un peu (immense sourire). Je touche un truc, je ne sais pas quoi, mais je touche un truc et ça rentre (sourire).

Une prestation très aboutie

C’était peut-être pas, on va dire, la victoire la plus aboutie, mais c’est celle que vous êtes allés chercher, vous êtes vraiment allés la chercher, cette fois-ci.

Non, tout à fait. Après, on joue à Monaco, il ne faut pas sous-estimer l’adversaire non plus, mais on était venu ici pour les trois points. On savait que ça n’allait pas être un match évident puisque Monaco joue encore une place pour une compétition européenne. Finalement, on a fait ce qu’il fallait. Je trouvais la première mi-temps un peu en manque de rythme. Malgré tout, on a été très opportunistes sur des rentrées en touche par exemple, sur des absences de la défense de Monaco où, à chaque fois, on a réussi à trouver la faille en jouant très rapidement. Mais la deuxième mi-temps était beaucoup plus attractive, je ne sais pas de l’extérieur ce que ça donnait, mais beaucoup plus de rythme, beaucoup plus d’envie, de motivation. Les deux équipes avaient envie justement d’aller chercher ces trois points. La deuxième mi-temps m’a vraiment bien plu. Après ce but, on a joué en équipe, que ce soit les rentrants, soit Nabil, Gaëtan, Ethan. On a prouvé que le collectif, ce soir, avait encore fait la différence.

Ce but résume finalement tout ce match parce que vous forcez leurs erreurs, vous quittez votre aile, vous y allez, vous contraignez aussi Zakaria à marquer contre son camp. C’était peut-être ça, dans ce genre de match, entre deux concurrents directs, c’est celui qui allait forcer l’autre et qui allait gagner ?

Oui, c’est ça. Mais après, on avait très bien étudié l’adversaire, je pense que le staff avait fait un super boulot. On savait qu’on allait avoir quelques espaces et que c’est une équipe qui aime aller de l’avant. Je pense que le coach Pocognoli avait fait une interview en disant qu’il jouait à domicile et que c’était aussi à eux de faire le jeu. Donc, on savait qu’on allait avoir des opportunités et ce soir, malgré le fait qu’on n’ait pas été super dominants, on s’est quand même créé, je pense, quatre ou cinq belles occasions. Et c’est là qu’on voit que le travail effectué en semaine, via des vidéos d’analyse ou des plans tactiques sur le terrain, a porté ses fruits.

Tu disais que tu t’étais plus amusé en deuxième période, on t’a vu très actif, tu courais sur toute l’aile, même sur les touches, tu allais super vite avec l’image de la chevauchée de Haraldsson après ta touche. Tu étais à 100 % sur tout…

Oui mais comme je l’ai dit, je pense que c’était en conférence de presse la semaine passée, on n’a plus de match en semaine, on n’a plus vraiment d’excuses. Les dix dernières minutes, j’étais rincé, je ne pouvais plus courir, mais je sais que pendant 80-85 minutes, j’ai tout donné. Donc voilà, c’est aussi ça de se dire oui, je n’ai pas de regrets aujourd’hui, même si ça avait été un match nul, ici c’est une victoire. Et donc voilà, j’ai dézoné pas mal et ça a toujours apporté quelque chose. Offensivement, on a des joueurs qui sont intelligents, qui connaissent le métier et qui sont tout simplement polyvalents et versatiles. Et ça, c’est super intéressant. C’est ça aussi la richesse de notre groupe. Voilà, c’est bien aussi que le coach nous laisse cette liberté. Il n’est pas super formel et c’est ce qui fait un peu notre bonheur à nous sur le terrain, c’est qu’on a envie de jouer au ballon. Ce n’est pas juste rester en position, on fait du zonal et tu ne bouges pas de ton carré. Non, il laisse énormément de liberté à partir du moment où tout est respecté et que chacun offre une couverture à son partenaire. Et voilà, on l’a vu au PSG, on l’a vu au Bayern. C’est un peu les tendances pour des équipes offensives qui ont des qualités et des joueurs polyvalents.

« On va tout donner, il n’y a rien à dire, rien à faire. Encore une bonne semaine de travail et puis après, on pourra partir tranquillement chacun de son côté. »

Le podium à portée

Thomas, vous êtes troisièmes ce soir, avec la perspective d’un dernier match à domicile contre un mal classé. L’opération, elle est parfaite ?

Oui sur le papier, mais les mal classés, on les connaît. On a perdu pas mal de points devant des équipes de bas de classement et ce n’est pas toujours évident d’affronter des blocs bas. Maintenant, je pense qu’Auxerre a encore quelque chose à jouer, ils sont quinzièmes donc ils peuvent se sauver. Ils peuvent se sauver, donc c’est aussi dans leur intérêt de ne pas boucher derrière et d’essayer de faire quelque chose. Voilà, j’espère qu’on aura affaire à une équipe d’Auxerre qui viendra pour jouer le jeu tout simplement. Et nous aussi, la troisième place est sur un plateau et on n’a plus le droit à l’erreur. Ce serait vraiment une faute professionnelle que de ne pas la prendre un dimanche à 23 h.

La qualif directe en Ligue des champions, vous êtes maîtres de votre destin pour la 34e journée. Ça change tout ou pas ?

On n’a jamais vraiment réfléchi au fait de jouer sous pression du classement parce qu’en réalité, on a aussi été dans des moments très très délicats et il n’y a qu’une chose à faire, c’est juste par rapport à nous-mêmes. À chaque fois qu’on calcule, en se disant, oui, eux ils ont gagné donc on doit gagner, etc., ça ne sert à rien, c’est se mettre une nervosité qui n’est pas nécessaire. Ici, on joue à domicile contre Auxerre, ça ne peut pas être plus clair. On doit gagner ce match et c’est la seule option.

Est-ce qu’il y a le sentiment du devoir accompli ou pas encore ?

Non, pas encore. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il faut qu’on fasse le taf de la meilleure des manières, que ce soit pour nous, pour les supporters, pour les gens qui partent, pour les gens qui vont resigner, pour les gens qui seront là l’année prochaine. C’est aussi un cadeau pour tout le monde, c’est finir sur une bonne note, se dire les copains qui seront encore là l’année prochaine, ils vont jouer à la Champions League sans éliminatoires, ils vont passer de bonnes vacances, il n’y a pas de stress. Ça compte parce que finir sur une défaite, c’est vraiment une merde, je l’ai déjà expérimenté plus d’une fois. Après, tu ronge ton frein pendant trois semaines et puis seulement, tu passes de bonnes vacances et il ne reste plus que cinq jours. Donc voilà, on va tout donner, il n’y a rien à dire, rien à faire. Encore une bonne semaine de travail et puis après, on pourra partir tranquillement chacun de son côté.

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