Publié le 28 mai 2026 à 19:28

Matias Fernandez-Pardo, attaquant du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Matias Fernandez-Pardo a été convoqué pour la toute première fois, au meilleur des moments à l’approche de la Coupe du monde, avec la sélection belge en ce mois de mai. Il a ainsi privilégié la Belgique à l’Espagne, un choix qu’il a longuement expliqué en conférence de presse ce jeudi.

Représenter la Belgique

Quelles sont les raisons t’ayant poussé à faire le choix de la Belgique ?

J’ai beaucoup réfléchi et beaucoup discuté avec Thomas (Meunier) et Nathan (Ngoy). Les déclencheurs ont ensuite été la discussion avec le coach (Rudi Garcia), puis celle avec Vincent Mannaert (directeur sportif des Diables Rouges) qui m’ont vraiment convaincu sur le fait que je me sentais belge et que ma mentalité était plutôt belge qu’espagnole.

J’ai tout fait en Belgique, tout le monde le sait. J’ai grandi en Belgique. J’ai joué en sélection en Belgique. Pour moi, c’était clair après avoir eu ces discussions. Sans hésiter, j’ai choisi directement la Belgique.

Tu as quand même été au rassemblement, en jeunes, avec l’Espagne. C’est qu’il y a eu une grande hésitation ?

Mais je n’ai jamais joué… Il y aura peut-être le temps d’en discuter un jour. Mais je n’ai pas envie de rentrer dans les détails maintenant. Ce n’est pas le moment d’en parler, mais il y a une histoire derrière tout ça.

Le poids de la Coupe du monde

Tu es convoqué juste pour le rassemblement de la Coupe du monde. Est-ce que cela a pesé dans ton choix ?

C’est sûr que tous les joueurs rêvent de jouer une Coupe du monde. Mais, moi, je n’ai pas pensé comme ça. Je ne voulais pas penser de cette façon parce que sinon ça n’aurait pas été sincère, ni durable. Ce qui était important pour moi, c’était d’échanger. Cela faisait quelque temps que je n’avais eu aucune discussion avec l’Espagne ou la Belgique. Je pense que même le coach, s’il était venu avant, deux mois avant, ma décision aurait été la même. C’est plutôt une coïncidence. Je n’ai pas voulu penser à la Coupe du monde parce que ce n’est pas comme ça que l’on doit penser. C’est du long terme qu’il faut voir.

La sélection, est-ce que ça a fait l’objet d’un débat familial ?

Non, ça a toujours été clair. On m’a toujours laissé prendre le choix dont j’avais envie. On ne m’a pas forcé à faire quoi que ce soit et c’est une chance de pouvoir prendre mes propres décisions. Ils seront toujours derrière moi. Ils vont être là à la Coupe du monde et ils supporteront la Belgique. C’est ce qui ne va pas changer.

Des échanges avec Rudi Garcia

Rudi Garcia avait dit, lorsqu’il avait été interrogé à ton sujet, que tu n’étais pas éligible. Que s’est-il passé pour que cela change ?

Je pense qu’il y a surtout eu une mauvaise communication, parce que je n’ai jamais vraiment dit que je voulais jouer pour l’Espagne. J’ai eu des discussions et, malheureusement, je crois que ça a été un peu transformé. Le coach n’était pas au courant de ça et il s’est rendu compte, lors de nos échanges, de mon histoire.

Sur le plan sportif, Romelu (Lukaku) arrive hors de forme. Loïs Openda n’est pas là. Y a-t-il aussi cet aspect sportif, sur lequel tu as pu discuter avec ton sélectionneur, qui t’a convaincu ?

J’ai senti une vraie confiance et j’ai compris directement ce que voulait le coach. C’est sûr que moi, avec mon profil, je vais pouvoir apporter de la profondeur. Je donnerais tout sur le terrain pour le pays, ça c’est sûr. Mais c’est vrai que j’ai reçu beaucoup de confiance. C’est vraiment un projet sur le long terme et c’est important pour pouvoir tout donner.

L’impact du vestiaire lillois

Tu as répété à plusieurs reprises que Thomas Meunier et Nathan Ngoy t’avaient un peu influencé pour choisir la Belgique. Quelle a été leur réelle influence ?

Pour être sincère, c’est même toute l’équipe (sourire). Je doutais, ils le voyaient, et vu que je n’allais jamais en sélection, il me taquinait avec ça. Thomas ne m’a jamais forcé. Il m’expliquait simplement comment cela se déroulait en sélection. Moi aussi je lui posais des questions. Et Nathan aussi. Cela m’a juste confirmé que j’étais belge. Après, c’est mon choix, pas le leur. Mais c’est sûr que si je peux avoir quelques informations pour être sûr de moi, c’est encore mieux.