Publié le 7 juin 2022 à 08:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Mardi dernier, après un premier examen, la DNCG avait placé le LOSC en sursis, dans l’attente de documents complémentaires. Une situation que le quotidien L’Equipe a tenté d’expliquer dans son édition du jour.
D’après les informations du quotidien sportif, deux visions s’opposent à la tête du club d’un point de vue financier. D’un côté, celle de Merlyn Partners et de ses actionnaires Maarten Petermann et Alessandro Barnaba. Ces derniers souhaitaient réduire au maximum le bénéfice comptable de l’exercice 2021-2022, estimé à environ 60 millions d’euros, afin de ne pas payer les impôts relatifs à ce bénéfice mais aussi à verser l’intéressement à la participation, permettant aux salariés d’obtenir une prime en fonction des résultats de l’entreprise. Pour réduire ce résultat comptable, les actionnaires pensaient à avancer des achats au mois de juin, soit sur cet exercice comptable, tout en reportant les ventes à juillet comptant pour la saison 2022-2023 mais aussi utiliser cet argent pour rembourser Elliott, toujours créancier du LOSC. Un plan qui semble avoir été retoqué par la DNCG, qui avait envoyé un courrier aux clubs pour indiquer leurs attentes quant à leur audition de fin de saison, alors que les fonds propres du LOSC sont négatifs d’environ 40 millions d’euros selon L’Equipe : « La commission demande au club de présenter les éléments permettant de justifier de capitaux propres positifs au 30 juin 2022 ou, à tout le moins, d’un renforcement significatif de capitaux propres par rapport à la situation au 30 juin 2021 en cas de détérioration de ceux-ci au cours des dernières saisons. D’autre part, présenter un budget de trésorerie pour 2022-2023 sécurisé moyennant, le cas échéant, un préfinancement (par des garanties ou emprunts) afin d’éviter d’éventuelles difficultés en cours de saison. »
De l’autre côté, on retrouve le plan d’Olivier Létang, qui s’oppose donc à celui de ses actionnaires par rapport au bénéfice comptable et à tout ce qu’il engendre. En effet, si Lille n’affiche pas de fonds propres positifs, le club ne recevra que 16,5 millions d’euros de l’argent de CVC alors qu’il en attend 80 (16,5 en juillet, 17,5 en juin 2023 et 40 en juin 2024). Un conseil d’administration est prévu ce mardi pour valider l’option comptable choisie par l’actuel PDG du LOSC. Une fois validée, celle-ci devra être envoyée à la DNCG qui étudiera le cas lillois et rendra sa décision dans la semaine. En cas de feu vert sans condition de l’organisme de contrôle financier, la position de Létang, un temps annoncé sur le départ, serait certainement confortée dans son rôle de PDG.
Une position fragilisée ces derniers mois par différents faits. Comme l’a révélé Foot Mercato, un audit a bien été mené par Alessandro Barnaba depuis le mois d’octobre avec plusieurs conclusions à l’encontre de l’homme de 49 ans. Entre problèmes managériaux avec les salariés (tensions et pressions), proximité avec les ultras lillois ou encore désaccords sportifs (trop d’interventionnisme dans le vestiaire, l’échec Ben Arfa), l’ancien président rennais a été remis en cause et une possibilité de départ existait. Cela ne serait plus le cas d’après l’entourage d’Olivier Létang et si son plan comptable était finalement retenu par le conseil d’administration du LOSC, cette tendance se confirmerait bel et bien. Les prochains jours s’annoncent donc importants pour l’avenir à court-terme du club.






