Le LOSC s’est imposé sur la pelouse de l’Olympique de Marseille (1-2) ce dimanche lors de l’affiche de la vingt-septième journée de Ligue 1. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé pendant la rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Un succès collectif : En délicatesse à Birmingham, le LOSC n’avait pas vraiment montré son véritable visage : celui d’une équipe capable d’être ambitieuse tout en faisant preuve de mordant. Tout n’a pas été parfait à Marseille, mais ces ingrédients étaient bien présents. Quand c’est le cas, cela saute aux yeux. Les Dogues se sont battus les uns pour les autres, ont été généreux dans les efforts et suffisamment juste sur le plan technique pour mettre le bloc marseillais en difficulté. C’est cette énergie collective, cet élan, qui a permis à Thomas Meunier d’arracher l’égalisation. Les Lillois n’ont ensuite jamais abandonnés, même après avoir encaissé les coups. Peu importe que cela paye ou non, c’est cet état d’esprit qui représente un Dogue.
> La doublette Bouaddi – Bentaleb : Cela fait plusieurs saisons que l’OM dépense des milles et des cents et pourtant, ils ne sont toujours pas capables de disposer d’un milieu de terrain aussi séduisant que ne l’est celui du LOSC. Même sans Benjamin André, le double pivot lillois est capable de régaler. Entre Ayyoub Bouaddi, la sérénité incarnée (belle réaction après Birmingham), et Nabil Bentaleb, l’atout technique lillois, la connexion est bel et bien là. Merci messieurs, vous méritez tous ces éloges. On pourrait même les compléter avec des mots doux pour les performances des trentenaires (Mandi, Meunier, Giroud), également à saluer.
> Un retour progressif : Hakon Haraldsson a été, cela ne fait aucun doute, l’un des symboles des difficultés offensives lilloises en cette entame d’année 2026, mais ce dimanche, il a fait plus que de retrouver des jambes. Celle ci ont couru dans le bon tempo, parvenant à se positionner de façon suffisamment pertinente pour bouleverser le pressing marseillais. Il y a toujours du déchet, mais on l’a retrouvé capable de diriger le jeu. Il a été influent. Voilà encore un point qu’il faut notifier. Hakon Haraldsson remonte, après avoir marqué une semaine plus tôt à Rennes, clairement la pente.
> Une intense fin de saison : Ce choc remporté par le LOSC crée un sacré mic-mac au classement. Seuls cinq points séparent le troisième (OM, 49 pts) du septième (Rennes, 44 pts) et tout peut encore se jouer. Romain Perraud l’avait annoncé, la fin de saison pourrait s’avérer « folle » a bien des niveaux en Ligue 1.
Ce que l’on a moins aimé
> Attention à la tension : Certaines décisions arbitrales ont été contestées par le clan marseillais au coup de sifflet final. Nathan Ngoy, Calvin Verdonk et Hakon Haraldsson ont été les noms mentionnés. La pièce est sans doute cette fois tombée du bon côté, mais il est parfois bon de savoir maîtriser ses nerfs. Il n’y a, évidemment, pas eu de conséquences cette fois, mais vaut mieux prévenir que guérir. Une expulsion précoce, comme l’on a trop connu cette saison, aurait pu être fatale.
> Ailier malgré lui : Joueur considéré comme étant ultra polyvalent, Ngal’ayel Mukau peine à renouer avec le brillant joueur qu’il a été de façon ponctuelle la saison dernière (ex : Bologne). Il se retrouve régulièrement aligné dans un poste d’ailier par défaut au vu du nombre de blessés et apporte malheureusement très, très peu sur le plan offensif.
> Choisir sa compétition : C’est une certitude absolu, le LOSC a privilégié le championnat au détriment de la Ligue Europa. Si on peut le comprendre d’un point de vue financier, et que la stratégie s’est avérée payante, cela « fait mal » de devoir admettre ce genre de fait. Les Dogues devraient logiquement être capables de jouer sur tous les tableaux. Mais au vu de la fatigue accumulée (Fernandez-Pardo épuisé au coup de sifflet final), cela paraissait bel et bien impossible de miser sur les mêmes chevaux de jeudi à dimanche, de Birmingham à Marseille.

