Publié le 22 mars 2026 à 11:24

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Décisif lors des deux dernières sorties du LOSC en Ligue 1, Matias Fernandez-Pardo aurait-il eu un déclic au dernier tiers de la saison ? Bruno Genesio constate en tout cas du progrès, notamment dans l’écoute et l’investissement.
Le LOSC, toujours en difficulté sur le plan offensif, a pu s’appuyer sur Matias Fernandez-Pardo (21 ans) pour faire trembler les filets lors de ses dernières apparitions en Ligue 1. Buteur contre le FC Lorient (1-1), il récidivait la semaine suivante à Rennes (1-2), ajoutant même une passe décisive à son bilan.
Être décisif par deux fois de façon consécutive, cela n’était jamais arrivé pour Matias Fernandez-Pardo cette saison. Est-ce là le signe d’un déclic ? Bruno Genesio « l’espère » et constate en tout cas des signaux positifs.
« C’est un garçon qui a un potentiel énorme parce qu’il a des qualités pour le très haut niveau. Là, j’ai l’impression que depuis quelque temps il a pris conscience de son potentiel et qu’il l’exprime de plus en plus de manière régulière dans les matchs », se satisfaisait ainsi le technicien lillois en conférence de presse ce samedi.
« Je ne parle pas là seulement de l’aspect offensif, c’est aussi son investissement pour l’équipe : ses efforts défensifs, au pressing qu’il peut enclencher, à la relation qu’il a avec les joueurs dans son jeu combiné, notamment quand il joue en pointe », notait-il ainsi point par point.
Un management « particulier »
« Prendre conscience » des choses, c’est surtout dans la tête que Matias Fernandez-Pardo a besoin d’un déclic. C’est d’ailleurs là-dessus que le staff technique lillois s’évertue à travailler : « Je ne vais pas lui apprendre à courir. Par contre, sur l’aspect mental, sur l’approche des matchs, on a des choses à lui apprendre », souriait Bruno Genesio, qui a d’ailleurs distribué quelques bons points, soulignant son écoute. « J’ai l’impression qu’il est un peu plus preneur de tout ce qu’on peut lui dire, et qu’il le prend surtout de meilleure manière. » Voilà un réel progrès.
« Il y a une évolution, une progression que l’on attendait tous. »
Mais pour en arriver là, Bruno Genesio a dû s’adapter dans son management : « Pour Matias, il faut un management particulier, qui colle à sa personnalité. C’est là où notre métier est intéressant parce que chaque joueur est différent, a son caractère, sa motivation… C’est à nous d’aller chercher ça au plus profond d’eux pour les faire avancer », avouait ainsi le technicien lillois.
Le staff lillois s’attend désormais à ce que Matias Fernandez-Pardo enchaîne régulièrement ce genre de performances. C’est seulement de cette façon que l’on parviendra à déterminer s’il a véritablement progressé : « Il y a une évolution, il y a une progression qu’on attendait tous, parce qu’on est tous convaincus ici de ses qualités. Maintenant, on va voir sur les matchs qui restent s’il est capable de répéter tout ça. Il doit être capable de faire 8 fois sur 10 le match qu’il a fait à Rennes, exige-t-il. Je parle bien du comportement, pas forcément de marquer à tous les matchs. Et à ce moment-là, il peut devenir un très, très, très bon joueur », estimait ainsi Bruno Genesio, toujours très exigeant avec Matias Fernandez-Pardo chez les Dogues.
Un destin tout tracé ?
Matias Fernandez-Pardo, lorsqu’il performe, est souvent l’une des individualités les plus remarquées au sein de l’effectif du LOSC. La plupart des observateurs attendait d’ailleurs beaucoup de lui pour sa deuxième année dans le Nord. S’il n’a pour le moment pas répondu à ces attentes, il a le profil pour, dans un avenir plus ou moins proche, rejoindre les plus grandes écuries du continent.
« Les grands clubs sont à la recherche de ce profil-là, mais… »
« Il a le potentiel pour le faire, reconnaissait Bruno Genesio en conférence de presse ce samedi, veille de choc avec l’Olympique de Marseille (dimanche, 17h15). Il possède les qualités d’un attaquant pour le football de haut niveau, le football moderne, jugeait-il, soulignant notamment ses qualités physiques. Il a une vitesse assez incroyable. Il est capable d’atteindre des vitesses de 37 ou 38 km/heure même avec le ballon. »
Le technicien lillois met néanmoins en garde son jeune protégé : « Les grands clubs sont à la recherche de ce profil-là pour les attaquants, mais ils attendent aussi beaucoup de régularité dans la performance », tenait-il à nuancer. Il voit néanmoins du mieux dans ce domaine. « En ce moment, je trouve qu’il a beaucoup progressé là-dessus. C’est à lui de continuer à travailler et d’être comme ça, d’abord jusqu’à la fin de saison, et puis après, on verra », concluait Bruno Genesio, laissant entendre que l’été à venir pourrait de nouveau être animé par des spéculations en tout genre.






