Publié le 19 mars 2026 à 22:54

Chancel Mbemba, défenseur central du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Flavien Menant

Par - Catégories : Football, LOSC-

En déplacement sur la pelouse de Villa Park, le LOSC s’est fait surprendre en transition par Aston Villa (2-0). Le marche était bien trop haute pour une équipe qui n’a pas répondu aux attentes après ses récents beaux parcours européens (2023-24 et 2024-25).

Au cours de la saison 2024-2025, lorsque le LOSC évoluait en Ligue des Champions, Bruno Genesio était un grand habitué des surprises dans ses compositions d’équipe : Ousmane Touré avait par exemple été aligné d’entrée à Madrid, quand Ngal’ayel Mukau avait réalisé un récital en tant que n°10 à Bologne… Ces surprises ont été beaucoup moins régulières en Ligue Europa cette saison, du moins jusqu’au déplacement des Dogues à Birmingham ce jeudi.

Bruno Genesio prenait l’ensemble des observateurs à revers en alignant une défense à cinq sans Aïssa Mandi ni Tiago Santos, avec Olivier Giroud et Félix Correia pour seuls joueurs à vocation offensive. Cette expérimentation pouvait s’avérer d’autant plus étonnante que la dernière occurrence avait été un fiasco : une déroute lors de la réception du RC Strasbourg (1-4) le 25 janvier dernier. Si des doutes pouvaient émerger en tribunes, seul le terrain détenait la vérité.

De la prudence à outrance

Dans un système de jeu inédit, il fallait d’abord du temps pour que le bloc lillois soit compact. Le LOSC essuyait ainsi deux premières situations, dont une seconde bien sauvée par Alexsandro (3′).

De l’autre côté du terrain, la première incursion offensive lilloise n’intervenait qu’à la onzième minute, alors que les ressorties de balle réussies étaient bien peu nombreuses. Ce qualificatif pouvait également être accollé aux occasions de but. Celles-ci provenaient uniquement de ballons longs, d’une tête d’Ayyoub Bouaddi (21′) à un centre puissant de Romain Perraud (39′).

Globalement en maîtrise, Aston Villa était sans aucun doute ravi d’être si peu inquiété, d’autant plus après avoir acquis un précieux avantage au match aller (0-1). Ce sont pourtant bien ses hommes, les Villans, qui se créaient les meilleures opportunités. Berke Özer devait notamment sortir dans les pieds de Morgan Rogers (22′), puis réalisé un tacle glissé (40′), avant de réaliser une superbe envolée sur une tête d’Amadou Onana (41′) sur corner.

Prudent, peut-être trop, le LOSC rentrait en ayant bien trop peu pesé offensivement pour espérer inverser la tendance. L’avantage était toujours britannique à la pause.

Une belle entame punie

Des intentions, il en manquait au cours du premier acte. Il y en a eues lors du second, mais uniquement pendant dix petites minutes. Lors de celles-ci, le LOSC acculait Aston Villa comme il ne l’avait jamais fait en plus d’une centaine de minutes. Victor Lindelof gênait d’abord suffisamment Olivier Giroud dans la surface pour remporter un duel de la cuisse (47′), quand une tête d’Alexsandro passait au-dessus des cages (48′). Nabil Bentaleb tentait sa chance à son tour, sur un coup franc direct qu’Emiliano Martinez captait de tout son long (53′).

Décisif à la parade, le portier argentin l’était aussi dans la relance. Il trouvait Jadon Sancho dans la profondeur, dans le camp lillois. Ce dernier ridiculisait Félix Correia et servait John McGinn qui, malgré son embonpoint, avait pris de vitesse toute la défense lilloise et n’avait plus qu’à crucifier Berke Özer à bout portant (54′). Cette réalisation était un véritable coup de massue, et coupait net les ambitions lilloises.

Faut-il vraiment évoquer une réalisation refusée pour hors-jeu (60′) d’Olivier Giroud ? C’était bien anecdotique tant Aston Villa évoluait désormais dans un fauteuil. Les jambes coupaient, les Dogues devenaient également fébriles sur le plan défensif et les occasions se succédaient sur les cages lilloises. Alexsandro parvenait à dévier une tentative bottée par Ollie Watkins, qui filait à ras du poteau (63′), quand Jadon Sancho trouvait le poteau droit de Berke Özer (65′).

Les entrants lillois ont peut-être un poil apporté, à l’image de Noah Edjouma et d’une tentative un peu trop axiale (76′), mais c’était bien trop peu pour bousculer les Villans. Ces derniers enfonçaient d’ailleurs le clou par l’intermédiaire de Leon Bailey (86′). Le LOSC, battu (2-0) n’avait plus rien à espérer. Cette défaite, la seconde en deux matchs, conclut son parcours en Ligue Europa. Les Dogues auront constamment évolué sur un fil, bien loin du visage conquérant affiché un an auparavant.

Aston Villa – LOSC : 2-0 (0-0)

8e de finale retour de l’Europa League – Jeudi 19 mars à 21 heures

Avertissement(s) : Correia (25′) pour le LOSC, Douglas Luiz (72′) pour Aston Villa
But(s) : McGinn (54′), Bailey (86′) pour Aston Villa

Aston Villa : Martinez – Bogarde (Cash 74′), Lindelof, Pau Torres, Maatsen – Onana, Douglas Luiz – McGinn (Buendia 74′), Rogers (Eliott 84′), Sancho (Bailey 84′) – Abraham (Watkins 56′)

LOSC : Özer – Ngoy, Mbemba, Alexsandro (Mandi 73′) – Meunier (Santos 81′), Bouaddi (Haraldsson 67′), Bentaleb, Perraud – Mukau (Edjouma 67′), Giroud, Correia (Fernandez-Pardo 67′)

Le Petit Jury : Notez les Dogues

Note actuelle : 0
Note actuelle : 0
Note actuelle : 0
Note actuelle : 0

Derniers articles