Publié le 13 mars 2026 à 17:30

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
La réception d’Aston Villa en Ligue Europa n’a pas dérogé à la règle : le LOSC, battu (0-1), est à la peine sur le plan offensif. Olivier Giroud est le symbole de ces difficultés pour Elton Mokolo et Tidiany M’bo, consultants du Winamax FC.
La quinzième défaite de la saison toutes compétitions confondues a été enregistrée ce jeudi, dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy, avec la réception d’Aston Villa (0-1) lors du huitième de finale aller de la Ligue Europa. Battu, le LOSC a simplement été en phase avec ses résultats précédents. C’est le bilan que dresse Elton Mokolo au coup de sifflet final.
« Le but, il est gaguesque »
« Tu pouvais espérer, mais en même temps, à un moment donné, ton parcours ne ment pas. Là, on a vu une équipe qui s’est qualifiée dans les derniers de la phase de ligue, qui a perdu à domicile contre l’Étoile Rouge et a dû se qualifier au retour, après prolongations. Mais la réalité du LOSC, c’est que c’est une équipe qui n’a pas mis plus d’un but en 90 minutes depuis Auxerre le 14 décembre dernier », tenait-il d’abord à rappeler, estimant qu’il n’y avait rien d’étonnant à voir le LOSC s’incliner face aux Villans.
Ce constat, il le fait pour l’ensemble des acteurs de cette soirée européenne : « Il y a eu 15 tirs, c’était un match entre la huitième attaque de Ligue 1 et la dixième de Premier League. C’est le ressenti que j’ai eu. Ce sont deux équipes qui ont énormément de mal à se mettre en situation de tir et quand tu vois le but. Eh bien c’est un but gaguesque, analysait-il ainsi. Que Chancel Mbemba se fasse battre au duel avec Buendia, qui fait 10 centimètres de moins que lui. Et (Berke) Özer, que fait (Berke) Özer dans sa surface ? Il a un problème dans la lecture des trajectoires. Il subit les évènements. »
Le symbole Olivier Giroud
Le symbole de ces difficultés offensives, c’est Olivier Giroud aux yeux du journaliste, dont la comparaison est imaginative : « Du côté du LOSC, offensivement, ce n’est même pas que tu as buté sur un mur, c’est que tu es simplement incapable de te créer des situations sur attaque placée. Le symbole de tout ça, c’est Olivier Giroud qui est Robinson Crusoé », lâchait ainsi Elton Mokolo, pour conclure.
Tidiany M’bo, à ses côtés, acquiesçait et ajoutait une petite précision : « (Olivier) Giroud, c’est 7 passes en 90 minutes, cela montre bien toutes les difficultés qu’il a eu à interagir avec ses coéquipiers. »
Un plafond pour le LOSC
Après avoir pris la main, le journaliste ne la lâche plus : « Le match, ça a été un bras de fer, mais sans à-coups. Là, personne n’essayait vraiment de déstabiliser l’autre, jugeait-il au coup de sifflet final. Je n’ai pas forcément senti qu’il y avait un monde d’écart dans le contenu parce qu’on a senti qu’Aston Villa était dans la réserve et dans le calcul. Mais j’ai surtout senti que Lille plafonnait. »
C’est là qu’est, pour lui, toute « la différence » entre le LOSC et Aston Villa : « On a une équipe qui ne fait pas grand-chose parce qu’elle est dans l’optique d’une double confrontation avec un match retour à domicile, l’idée était clairement de ne pas se mettre en difficulté, et Lille qui ne peut pas faire mieux avec ses moyens du moment. Lille a aussi été dominé sur la dimension athlétique, et lorsque tu enlèves ça à Lille, tu n’as plus grand-chose cette saison », concluait ainsi Tidiany M’bo, dont le constat est clair. L’espoir de voir le LOSC renverser la situation à Birmingham la semaine prochaine est, selon eux, maigre.






