Publié le 9 mars 2026 à 11:11

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier
C’est un sentiment intense de joie qui prédominait ce dimanche dans les rangs lorientais. Le FC Lorient, opposé au LOSC, a arraché un match nul inespéré (1-1) grâce à une réalisation venue d’ailleurs dans le temps additionnel (90+3′). Les réactions, au coup de sifflet final, pouvait même laisser penser à une victoire.
Théo Le Bris
La réaction à chaud, alors que la grande majorité du collectif lorientais s’était déjà tournée vers le parcage visiteurs, était pour Théo Le Bris. Ce dernier avouait avoir l’impression de l’avoir emporté : « Une petite allure de victoire ? Oui, c’est sûr. Vu le scénario, ce but un peu venu d’ailleurs… Quand je la vois partir, je n’y crois pas trop parce qu’elle est quand même assez haute. Elle retombe vraiment au dernier moment », analysait-il ainsi, presqu’encore sous le choc.
Toujours au micro des équipes de Ligue 1+, il enchaînait : « C’est un point qui nous fait vraiment du bien après cette élimination qui nous fait du mal en Coupe de France. Il nous reste 9 matchs. C’est à nous de faire en sorte de faire la meilleure des saisons possibles. On ne se donne pas de limites », concluait-il, prêt à rêver de l’Europe sans pour autant en faire un grand objectif.
Olivier Pantaloni
Le technicien lorientais était lui aussi estomaqué : « Je n’aurais personnellement pas frappé, mais je suis entraîneur, lui est joueur. On sait pourquoi. C’est un but incroyable qui nous fait énormément de bien », souriait Olivier Pantaloni à son arrivée en zone mixte : « On a vu le visage de l’équipe qui est la nôtre depuis pas mal de temps maintenant, une équipe qui ne renonce jamais, qui s’accroche, qui a un état d’esprit énorme. Il y a eu de la solidarité, de la générosité, du courage tout simplement. C’est un match nul que je considère comme une victoire », savourait-il pleinement.
« On a souffert », reconnaissait encore le technicien du FC Lorient en conférence de presse. Ce dernier a été contraint de s’adapter suite aux difficultés rencontrées en première période : « On savait que Lille était une équipe qui mettait énormément de pression sur l’adversaire. C’est l’équipe qui récupère le plus de ballons dans les 30 mètres adverses de par leur pression. Après, ce qui nous a manqué sur la première mi-temps, c’est la profondeur », jugeait-il, avant de s’expliquer.
« C’est-à-dire que même sur des situations où on arrivait à sortir proprement le ballon, quand on arrivait à éliminer la première ligne, derrière ça, il y avait un bloc, il y avait de l’espace dans leur dos et il n’y avait pas assez d’appel profonds, analysait Olivier Pantaloni. Ce qui a fait notre force sur les matchs où on a été dominant, c’est aussi la possibilité d’avoir du jeu dans le dos de l’adversaire, ce qu’on n’a pas du tout retrouvé sur la première mi-temps. On a essayé de l’avoir en seconde, puis avec nos 2 attaquants. On a essayé d’aller chercher cette équipe beaucoup plus haut, de mettre beaucoup plus de pression sur elle. Je ne dis pas que ça a porté ses fruits, mais en tout cas, on a eu plus de situations où on pouvait leur faire davantage mal », concluait ainsi l’entraîneur du FC Lorient.
Arthur Avom
Le héros du soir, du moins dans le camp lorientais, ne pouvait pas filer sans accorder quelques mots à la presse locale. Il a avoué avoir inscrit « le plus beau but de sa vie » ce dimanche, sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.
« Le coach nous a dit de jouer sans pression car le maintien est acquis. Alors, avec la confiance, je me suis dit que j’allais la tenter. C’est le plus beau but de ma vie, lâchait-il en zone mixte. Le ballon me revient dessus, je me suis dit : je vais la tenter. Dieu était avec moi et c’est rentré. Je ne sais même pas comment décrire mes émotions, j’étais dans les vapes. J’étais partout et nulle part au même moment », avouait-il en souriant, bien loin des mines déconfites affichées par les Dogues à leur sortie du vestiaire.






