Publié le 9 mars 2026 à 08:48

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier
Le LOSC a été douché dans sa propre enceinte, concédant un résultat nul frustrant (1-1) lors de la réception du FC Lorient ce dimanche. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Tiago Santos, un retour progressif : Le Portugais vient d’enregistrer une quatrième titularisation consécutive ce dimanche, et il a encore montré des choses intéressantes. Il réapparaît, par fréquence, comme le joueur qu’il pouvait être auparavant. Il ose aussi, signe que la confiance grandit. Voilà un renfort bienvenu pour le LOSC, qui ne pourra pas se passer d’un Tiago Santos à 100 %. Il n’est néanmoins pour le moment qu’à 95 %, ce qui donne envie d’en voir plus.
> Nabil Bentaleb, à voir plus souvent : Depuis son retour de blessure, il avait été touché à l’épaule lors du déplacement du LOSC à Vigo (22/01), Nabil Bentaleb n’avait plus vécu la moindre titularisation. Après le match disputé ce dimanche, la question est : POURQUOI ? L’international algérien, même si sa faute finale a malencontreusement abouti sur l’égalisation, a été le grand homme de cette partie. Il a été l’organisateur du jeu lillois, et il offre d’ailleurs une sublime passe décisive à Matias Fernandez-Pardo.
> La spontanéité de Gaëtan Perrin : Son match n’a pas été parfait, loin de là même. Mais lorsqu’une attaque éprouve toutes les difficultés du monde à s’exprimer, disposer d’un joueur différent peut être précieux. Gaëtan Perrin l’est, de par sa spontanéité. Il a eu ces fulgurances qui auraient pu faire toute la différence, mais les poteaux en ont décidé autrement par deux fois (57′, 71′) ce dimanche. On passera sur la réaction d’après-match.
Ce que l’on a moins aimé
> Jouer, toujours continuer de jouer : C’est une mauvaise manie que le LOSC avait oublié. Tant à Angers qu’à Belgrade, jamais ses hommes n’avaient relâché la pression. Même s’ils avaient reculé, la concentration avait toujours été à son paroxysme. Là, c’était différent. Après avoir fait trembler les filets (65′), les Lillois avoir fait le plus dur. Les occasions ont alors été moins nombreuses, le ballon moins conservé et l’intensité plus basse. Ils ont, d’une certaine façon, tendue le bâton pour se faire battre.
> Des entrées peu inspirantes : Cette baisse de régime s’est également traduite par des remplaçants trop peu impactant lors de leur entrée en jeu. L’expérience du collectif a peu à peu été réduite, encore plus en toute fin de match avec les entrées successives de Soriba Diaoune et de Noah Edjouma, deux individualités pas totalement innocentes sur l’égalisation lorientaise. Pour gérer une fin de match sous tension, ce n’était peut-être pas la meilleure idée. Cela s’est bien vu, traduit au tableau d’affichage.
> Hakon Haraldsson, toujours pas ça : Censé être le leader technique de l’attaque lilloise, l’Islandais a une nouvelle fois été absent. S’il court beaucoup, vraiment beaucoup, il n’a plus la moindre influence sur le jeu du LOSC. Cela doit pourtant être sa tâche première. Parfois numéro 6, parfois numéro 9, Hakon Haraldsson semble presque perdu sur le terrain.
> Le niveau pour Aston Villa ? C’est forcément la grande question, question que de nombreux observateurs se posaient dès le coup de sifflet final : le LOSC peut-il résister à une armada telle que celle dont dispose Unaï Emery chez les Villans ? La poser, c’est déjà mauvais signe. Avec le visage affiché en Ligue 1, même lors des succès empochés sur Angers ou Nantes, cela paraît insuffisant. Les Dogues n’ont plus qu’à surprendre, comme ils l’ont déjà fait par le passé, rien qu’à Belgrade.






