Publié le 4 novembre 2021 à 12:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : LOSC-

Malgré la victoire en terre andalouse ce mardi, le LOSC a encore été victime d’une erreur d’arbitrage flagrante, la troisième depuis le début de la campagne de Ligue des Champions. Retour sur des erreurs difficilement explicables.

A chaque match (ou presque) sa décision litigieuse en Coupe d’Europe pour le LOSC. Face à Wolfsburg et Salzburg à l’aller puis face à Séville au retour, les Dogues ont été victimes d’erreurs d’arbitrages flagrantes, qui ont parfois coûté cher au club lillois cette saison.

 

1ère journée – LOSC vs Wolfsburg (0-0) : Un but refusé à Jonathan David pour une balle « sortie en touche »

Dès la première journée de cette nouvelle campagne de Ligue des Champions pour les Dogues, l’homme au sifflet s’est mis en évidence pour une erreur assez incompréhensible. On joue la 47ème minute de jeu quand Angel Gomes s’extirpe du pressing allemand, et parvient à transmettre à Jonathan Ikoné. Le Bondynois transmet d’une superbe tête à Jonathan David qui ne se fait pas prier pour ouvrir le score dans un stade en fusion. Mais la joie est de courte durée pour les Dogues. Un simple check de l’assistance vidéo aboutit à la conclusion suivante : le ballon d’Angel Gomes est entièrement sorti. Le but est annulé, et les Nordistes ne parviendront pas à faire sauter le verrou allemand.

Que dit la règle ? La loi 9 des lois du jeu du football, gérées par l’IFAB, est claire sur la question : « Le ballon est hors du jeu quand il a entièrement franchi la ligne de but ou la ligne de touche, que ce soit à terre ou en l’air ». Problème : la forme ronde du ballon est parfois trompeuse, en fonction de la vue disponible, et il est parfois difficile de déterminer de la sortie entière d’un ballon ou non.

La jurisprudence : Des situations similaires sont arrivées récemment dans l’histoire de la Ligue des Champions. Lors du match entre l’Ajax et le Real Madrid en 2019, au Santiago Bernabeu, alors que l’attaquant Dusan Tadic avait marqué le troisième but Amstellodamois d’une magnifique frappe du gauche, une situation quasi-similaire à celle d’Angel Gomes avait semé le doute quant à la validité du but du Serbe. Au début de l’action, le latéral droit Mazraoui avait sauvé le ballon de quelques centimètres… du moins, c’est ce que supposait l’arbitre central, car, par manque de vues disponibles, rien ne permettait d’infirmer ou de confirmer sa décision. Par conséquent, le but avait été accordé.

Au vu de la règle et de la jurisprudence, rien ne permettait donc à l’arbitre du match Danny Makelie de ne pas accorder le but de Jonathan David face à Wolfsburg.

 

2ème journée – RB Salzburg vs LOSC (2-1) : Un pénalty litigieux sifflé contre Sven Botman

Deuxième journée de Ligue des Champions et encore une situation plus que litigieuse sifflée contre les Dogues. La demi-heure de jeu est passée quand Karim Adeyemi profite d’une perte de balle lilloise pour être lancé dans la profondeur par l’un de ses coéquipiers. Entre-temps, l’attaquant allemand semble toucher Gabriel Gudmundsson, qui tombe dans sa course. Sven Botman est désormais le seul capable d’arrêter Adeyemi, et tacle de manière autoritaire, mais plutôt régulière, sur l’attaquant de Salzburg. Pour l’arbitre, il n’en est rien : le penalty est sifflé pour Salzburg et Sven Botman est averti d’un carton jaune.

Que dit la règle ? La loi 12 sur les fautes et incorrections du règlement établie par l’IFAB est formelle : « Un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse si, de l’avis de l’arbitre, un joueur commet l’une des fautes suivantes de manière imprudente, inconsidérée ou violente : charge un adversaire ; donne ou essaie de donner un coup à un adversaire ; bouscule un adversaire fait ou essaie de faire trébucher un adversaire ». Le protocole de la VAR, lui aussi établit par l’IFAB, indique que la VAR peut revenir sur toute l’action dite « en phase offensive », notamment lors de la récupération de la balle et dans les secondes qui suivent, que toute erreur grave pouvant permettre l’annulation de la décision erronée.

La jurisprudence : Fin 2019, le PSG, qui affrontait le Real Madrid en Ligue des Champions, avait obtenu un pénalty qui avait entraîné l’expulsion de Thibault Courtois. Mais finalement, l’arbitre avait annulé grâce à la VAR la sanction, considérant que l’ancien Lillois Idrissa Gueye avait d’abord fait faute au début de l’action.

Halil Umut Meler, arbitre de Salzburg-Lille, aurait donc pu (dû ?) intervenir en sifflant la faute de Karim Adeyemi sur Gabriel Gudmundsson, avant le tacle de Sven Botman, qui a provoqué le pénalty. Mais même en allant consulter la VAR, l’homme au sifflet n’est pas revenu sur sa décision initiale…

 

4ème journée – Sevilla FC vs LOSC (1-2) : L’incroyable pénalty non sifflé sur Jonathan David

Parmi les fautes d’arbitrages subies par le LOSC depuis le début de sa campagne européenne, il s’agit peut-être de la plus évidente. A l’occasion d’un déplacement important pour affronter le FC Séville, le LOSC de Jonathan David, finalement revenu avec les trois points, a bien cru qu’il allait vivre encore une fois le même cauchemar que lors des précédentes journées. A la 17e minute, alors que les Dogues sont dans le dur dans le jeu, l’attaquant canadien Jonathan David crochète Thomas Delaney dans la surface andalouse. Le Danois tacle et emporte tout sur son passage. David est fauché et s’écroule. Le pénalty est évident pour tout le monde, y compris pour Delaney, qui se fait tout petit dans les secondes qui suivent l’action. Mais pas pour l’arbitre, qui décide de ne pas aller voir la VAR. L’argument utilisé pour ne pas siffler le pénalty semble être le fait que le tacle de Delaney en lui-même ne provoque pas la chute de David. C’est bien à la fin de son geste que le Danois fauche l’attaquant lillois, avec le bas de son dos.

Que dit la règle ? Encore une fois, l’article 12 sur les fautes et les incorrections confirment qu’un tacle mené de la sorte doit être sanctionné par l’arbitre central. C’est le contact qui est réprimandé, et pas le simple tacle « avec les pieds », comme semble en avoir décidé l’arbitre de la rencontre Istvan Kovacs.

La jurisprudence : La situation évoque donc plus ou moins celle de Thomas Meunier avec le PSG, lors de la fameuse remontada du Barça en 2017 (6-1). Le latéral Belge avait crocheté Neymar avec sa tête, ce qui prouve que la surface utilisée pour tacler un joueur n’importe peu sur la décision finale.

Istvan Kovacs, arbitre de la rencontre, s’est donc très clairement loupé en ne sifflant pas de pénalty pour Lille sur cette faute des plus flagrantes sur Jonathan David, sans même aller voir la VAR. Thomas Delaney, fautif, doit prendre un carton jaune, et aurait donc pu être exclu par la suite pour un autre pénalty provoqué par Jonathan Bamba et cette fois sifflé par l’arbitre central.

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