Publié le 27 février 2026 à 12:51

Crédit Photo : LOSC Médias
À la peine depuis plusieurs semaines, au point d’être relégué sur le banc, Olivier Giroud a retrouvé une seconde jeunesse lors de la victoire du LOSC à Belgrade (0-2, a.p) ce jeudi.
Du haut de ses 39 ans, auquel s’ajoutait 4 mois et 27 jours ce jeudi faisant bientôt de lui le joueur le plus àgé de l’histoire du LOSC, Olivier Giroud tirait la langue sur la pelouse du Marakana, enceinte de l’Étoile Rouge. Ce n’était cependant pas une mimique qui traduisait de la fatigue, mais plutôt de la joie, celle inhérente au buteur et à ses célébrations. Le vétéran lillois faisait trembler les filets au bout de cinq petites minutes (comme en octobre 2017 avec le maillot d’Arsenal) et lançait parfaitement les siens vers un succès et une qualification historiques.
Fraîcheur retrouvée
« Il ne faudra pas se cacher, mais il faudra jouer avec notre tête », déclarait Olivier Giroud lors de son passage en conférence de presse d’avant-match. C’est pourtant surtout avec le cœur que les Dogues ont bataillé.
Après une première période aboutie, le LOSC était contraint de faire le dos rond pendant l’ensemble du second acte, arrachant ainsi les prolongations dans la douleur. Malgré un temps de jeu conséquent, Olivier Giroud restait sur le pré : « J’ai discuté avec le staff et je leur disais à la 90e que j’allais faire le maximum pour faire quelques minutes encore. Mais après, je me suis rendu compte que c’était important de rester pour les coups de pied arrêtés. Je sais qu’ils comptent beaucoup sur moi aussi là-dessus, défensivement. J’ai réussi à en prendre et à soulager l’équipe », se satisfaisait-il en zone mixte.
Mais Olivier Giroud faisait encore mieux que simplement défendre en étant à l’initiative, après une récupération de Chancel Mbemba, de la seconde réalisation lilloise (Ngoy, 99’). Cette dernière scellait le sort de la rencontre. Le LOSC était victorieux (0-2) et qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa.
Jouer 120 minutes, ce n’est pas anodin. Cela fait suite à une période durant laquelle Olivier Giroud a été ménagé (sur le banc 4 matchs sur 5 avant le déplacement à Angers) : « Il a retrouvé de la fraîcheur, se félicitait Bruno Genesio ce jeudi soir. Il en avait besoin car il avait beaucoup enchaîné. Dans des matchs comme ça, l’expérience est tellement importante. Ce premier but d’entrée nous a aussi donné beaucoup de force, beaucoup de confiance », s’avouerait le technicien.
Dans la tête
La fraîcheur est aussi mentale, ce par quoi a justement été porté Olivier Giroud ce jeudi : « Je pensais à moi, peut-être que ça aurait pu être mon dernier match de Coupe d’Europe ce soir. Le vivre pleinement, ne pas avoir de regrets et tout donner. C’est pour ça qu’on fait ce métier, pour vivre ce genre d’émotions. Et quand à la fin ça sourit, tu relâches tout, il y a tout qui ressort et ça fait plaisir de communier, de savourer ça, de fêter ça avec tout le monde », concluait le vétéran lillois, porté par ce ressort, cette envie que rien ne s’arrête jamais sur le Vieux Continent.






