Publié le 21 février 2026 à 14:24

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Présent devant les médias ce samedi, deux jours après une sérieuse désillusion européenne, Bruno Genesio a une nouvelle fois été questionné sur son avenir. Il a assuré, peut-être étonnamment, être « plein d’énergie » malgré les difficultés rencontrées.
Le LOSC, défait tout récemment par l’Étoile Rouge de Belgrade (0-1) en barrage aller de Ligue Europa, n’a toujours pas débuté son année 2026. Cette dernière a été synonyme de désillusions depuis son entame avec un seul et unique succès contre deux nuls frustrants et sept revers. Ce bilan, le pire de Ligue 1, pèse sur les épaules de Bruno Genesio. Ce dernier, au contraire de Roberto De Zerbi à Marseille où Habib Beye à Rennes, est toujours conserve malgré tout la confiance de ses dirigeants.
Questionné ce samedi, veille de déplacement à Angers, au sujet de la perception de son avenir et des incertitudes qui l’entourent, Bruno Genesio s’est montré bavard.
Quatre angles de vue
Lancé, l’entraîneur du LOSC s’est exprimé au travers d’une réponse à quatre angles distincts. Il a d’abord reconnu « ses responsabilités » dans les déboires lillois. « Je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière des excuses et lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qu’on attend, il y a une responsabilité du coach. Sinon ça voudrait dire aussi que quand ça va bien, on n’a aucune responsabilité et donc qu’on ne sert à rien finalement. Donc évidemment que je me sens responsable dans cette période où on ne gagne pas », commentait-il ainsi.
« C’est un peu bizarre de dire ça, mais je vois la suite positivement. »
Le deuxième point, et pas des moindres, se rapporte à l’état d’esprit. Malgré les difficultés sportives du moment, Bruno Genesio a assuré avoir encore la force de poursuivre sa mission et donc de relancer la machine : « Je me sens, j’allais dire bizarrement, plein d’énergie, en forme, contrairement à mon début d’année (problème personnel, ndlr). C’est un peu bizarre de dire ça, mais je vois plutôt la suite positivement », déclarait le technicien lillois.
Ce dernier revenait ensuite sur les propos tenus à son égard. S’il ne tient pas compte des déclarations des chroniqueurs ou éditorialistes dans les médias, il prend en considération les chants de ses supporters : « Je les comprends parce que le coach est le premier responsable des résultats. Il n’est pas le seul et unique responsable, mais il est le premier responsable. Et donc c’est normal que les supporters, lorsque vous avez pris 2 points sur 18 dans un club où l’ambition et l’objectif est d’être européen, ne soient pas satisfaits de l’équipe qui dirige, lance-t-il. Je l’accepte », ajoute même Bruno Genesio.
Enfin, pour conclure, le technicien lillois estime « avoir de la chance » dans cette période plus difficile, la « chance » de « sentir beaucoup de confiance autour de lui » ces deux derniers mois. « Cela fait partie des caractéristiques de notre métier d’être soumis à cette pression du résultat et forcément être le premier fusible en cas de mauvais résultat. Et après, je ne suis pas non plus un lapin de trois semaines. Je sais très bien que si cette situation-là perdure, forcément, ma situation peut être fragilisée », conclut ainsi Bruno Genesio, « lucide » sur son cas personnel.






