Publié le 23 janvier 2026 à 20:23

Olivier Giroud à l'échauffement avant LOSC - Paris FC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure en 2026, même dans la défaite. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors du revers du LOSC (2-1) sur la pelouse du Celta Vigo jeudi.

La météo, actrice de Celta Vigo – LOSC

Lorsque l’on parle d’Espagne, notre imaginaire se projette immédiatement sur de belles vacances ensoleillées. La feuille de route était pourtant bien différente cette semaine, puisque c’est le LOSC qui nous emmenait de l’autre côté des Pyrénées. Les conditions météorologiques s’associaient à la raison de notre venue et bouleversait ainsi nos attentes : pas de soleil, jamais ne serait-ce qu’une seule éclaircie, mais de la pluie, plus souvent un déluge, et des bourrasques de vent ininterrompues.

Pendant 3 jours, c’est ce climat qui malmenait les habitants de la Galice ainsi que ses visiteurs inopinés, et le LOSC en a directement fait les frais. Plutôt que de débarquer à Porto, destination que privilégiaient journalistes et supporters, c’est à Vigo que sa délégation atterrissait mercredi soir. Leur arrivée fut musclée, avec un atterrissage marqué par d’importantes turbulences qu’il nous décrivait à leur arrivée en conférence de presse. Le Celta Vigo avait ainsi déjà lancé les hostilités.

Jusqu’à l’avant-match

Les travailleurs du ciel, ceux qui font la pluie et le beau temps, n’ont jamais cessé leur entreprise. Le déluge était toujours d’actualité à quelques heures du coup d’envoi. Il forçait d’abord des journalistes à se réfugier dans un bar aux abords de l’Estadio de Balaídos, établissement étonnamment tenu par un Espagnol ayant vécu à Valenciennes pendant une trentaine d’années. Ce dernier était ravi de les extirper de leurs mésaventures, profitant ainsi d’un verre pour échanger et se remémorer de vieux souvenirs de la région. D’autres, toujours poussés par la pluie, trouvaient refuge à la boutique du club, bien plus accueillante et riche que celles que l’on peut connaître dans le Nord. Des Lillois y pénétraient d’ailleurs avec leurs propres couleurs, sans que cela ne pose le moindre problème à quiconque.

Personne n’était épargné, même pas sur la pelouse de l’enceinte galicienne. Dépourvue d’une tribune, qui ne verra le jour que dans 2 ans, elle laissait ses occupants être balayés par la pluie et le vent à l’image de l’entraîneur Claudio Giráldez, frigorifié lors d’une intervention médiatique réalisée sur la pelouse pour le diffuseur espagnol, ou des hommes de logistique censés dresser les bâches affichant les logos du LOSC, du Celta Vigo et de la Ligue Europa. Après avoir mis leur temps à savoir si tout était bien droit, ils repliaient l’ensemble face à l’importance des intempéries.

Nous n’étions pas à Ljubljana, là où la pelouse avait été séchée par des serviettes 2 ans plus tôt en Ligue Conférence, mais des cordes tombaient sans discontinuer. Les Dogues étaient pour preuve bien encapuchonnés lors de la reconnaissance du terrain. Seul Alexsandro se risquait sous la pluie avec une simple veste, ce qu’il a vite regretté en s’abritant rapidement sur le banc de touche. Cette scène ravissait la cellule de communication du club, en l’intégrant à format publié dans la foulée sur les réseaux sociaux.

Zoom sur une autre individualité avec Tiago Santos, lui qui s’éternisait plus longtemps que les autres sur le pré. Il y jonglait pendant plusieurs minutes malgré la pluie. Cette dernière ne freinait pas non plus les supporters de Vigo dans leur entreprise, eux qui ont animé pendant près d’une heure les rues autour de l’enceinte avec un impressionnant cortège.

Accalmie dans le ciel, pas sur le terrain

La pluie, intempestive, s’arrêtait net à quelques minutes du coup d’envoi. Il en était de même pour le chantier de la tribune en construction. Les marteaux-piqueurs s’étaient arrêtés, les hommes descendus des grues qui offraient pourtant une magnifique vue sur la pelouse… Le match pouvait débuter, tout le monde était prêt… à l’exception d’Alexsandro. Le Brésilien, de retour de blessure puis de suspension, faisait cadeau d’un premier but au Celta Vigo au terme des 35 premières secondes. La réaction du banc était limpide : incompréhension, impuissance et désarroi. Il était d’ailleurs doublement assommé avec la sortie sur blessure de Nabil Bentaleb (9’).

Mentalité à l’espagnol

Rapidement réduit à dix, dès la trentième minute, les joueurs du Celta Vigo, qui menaient déjà d’un pion, accumulaient les scènes en tout genre pour grappiller de précieuses minutes. Ce comportement était partagé par les ramasseurs de balle, qui conservaient au maximum le cuir. Olivier Giroud devait ainsi aller jusqu’à le récupérer dans leurs propres mains pour poursuivre le jeu (60’).

Ces scènes amusaient les journalistes espagnols, notamment les grossières simulations réalisaient par les hommes de Claudio Giráldez. Après visionnage des ralentis, certains commençaient à parler de théâtre pour décrire leur comportement, comparant le spectacle proposé à une pièce comique, jusqu’à les imiter en tribunes (un régal). L’ambiance était de mise chez les locaux, les sourires nombreux, et encore plus au coup de sifflet final.

Du débat en zone mixte

La défaite du LOSC entérinée, ce sont les soldats qui apparaissaient devant les médias. Romain Perraud et Aïssa Mandi étaient ainsi envoyés en zone mixte, partageant énervement et déception, mais aussi la volonté de rester unis face à l’adversité.

Le discours de Bruno Genesio était plus décousu, insistant majoritairement sur la notion suivante : assumer ses responsabilités. Relancé à trois reprises, il ne précisait pas ses propos et laissait planer le doute sur ses futurs agissements en quittant la salle de conférence de presse. Des débats enflammés naissaient alors entre journalistes, et ce, sous le regard amusé de la sécurité et des joueurs galiciens. Ces derniers, étonnés de voir encore des journalistes à cette heure, étaient attendus par un sacré comité d’accueil à la sortie du stade. Plusieurs dizaines et dizaines de supporters attendaient pour s’accaparer quelques minutes de leur temps, clichés et autographes. Ce n’est pas le genre de choses que l’on a l’habitude de voir aux abords de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.

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