Publié le 15 janvier 2026 à 07:05

Hamza Igamane célèbre son but lors de LOSC - FC Metz.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Pays hôte, le Maroc s’est qualifié devant son public pour la finale de la CAN en venant à bout, aux tirs au but (0-0, 2-4 t.a.b), du Nigéria ce mercredi. Hamza Igamane, seul joueur à avoir manqué sa tentative, a fait l’objet d’un mea culpa : celui de son sélectionneur.

Les Lions de l’Atlas, eux qui évoluaient sous une pression constante depuis le début de la compétition, ont réussi leur pari en se qualifiant, devant leur public, pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le Maroc est venu à bout du Nigéria ce mercredi, s’arrachant jusqu’à la séance de tirs au but (0-0, 2-4 t.a.b) pour obtenir son ticket pour la finale, dernière étape avant un trophée qui lui échappe depuis cinquante ans.

Cela fait deux éditions consécutives, après la Côte d’Ivoire en 2023, que le pays hôte atteint ce stade de la compétition. Cette mission avait été manquée les huit fois précédentes, ce qui souligne évidemment la difficulté de la tâche. Les hommes de Walid Regragui ont, en plus, éliminé le Nigéria, l’équipe qui avait sans doute fait la meilleure impression offensivement depuis le début de la CAN 2025. Cette dernière – et ses stars Osimhen, Lookman, Adams… – a été muselée, ne tentant que deux tirs en 120 minutes, dont un dernier avant même l’heure de jeu (51′). C’est son plus faible total depuis 2010, soit depuis qu’Opta analyse la compétition, signe que le Maroc (16 tirs, 5 cadrés) a réalisé une prestation XXL pour surpasser les Super Eagles à Rabat.

Hamza Igamane, les montagnes russes

La fin de match avait été marquée par l’entrée en jeu de Hamza Igamane (84′), lui qui n’avait jamais joué autant (une trentaine de minutes) depuis son retour de blessure. Le Lillois avait faim, et cela n’a cessé de se voir au vu des gestes tentés, des courses réalisées. Sa partie a néanmoins été marquée par un manqué : son tir au but. Deuxième tireur marocain, sa tentative était repoussée du bout des doigts par le portier nigérian. Il s’effondrait alors sur le pré pendant quelques secondes, avant de retrouver, totalement miné, ses coéquipiers. Ces derniers le soutenaient à son retour, puis le câliner de façon collective, comme pour le pardonner, quand Samuel Chukwueze faisait de même dans la foulée.

Hamza Igamane a été, au coup de sifflet, à l’origine de l’une des belles images de la qualification marocaine. Il s’est instinctivement rendu en tribunes pour la célébrer avec sa mère, tout simplement en pleurs dans ses bras pendant plusieurs dizaines de secondes.

Les mots de Walid Regragui

De passage en conférence de presse au coup de sifflet final, le sélectionneur marocain Walid Regragui s’est quant à lui spontanément excusé auprès de son protégé. La raison ? C’est lui, au contraire des autres tireurs, qui avait fait le choix de désigner Hamza Igamane. Cette décision, avec du recul, n’était peut-être pas, selon lui, la meilleure prise à ses yeux au cours de cette soirée à succès.

« Les tirs au but ? Ce n’est pas moi qui ai fait le choix du cinquième tireur, ce sont les joueurs, expliquait le technicien. On a d’abord vu avec les joueurs, ceux qui étaient confiants. Je voudrais d’ailleurs m’excuser auprès de Hamza Igamane parce que c’est moi qui l’ai désigné et peut-être que je n’aurais pas dû. C’est encore un jeune joueur. Il est rentré alors que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas joué. Est-ce qu’il était dans les meilleures conditions pour l’envoyer ? Je ne sais pas, avouait-il.

« Mais vu que c’est un garçon qui a énormément de qualités, vu qu’il les tire super bien à l’entraînement, je l’ai un peu envoyé au feu. Si par malheur on avait été éliminé là-dessus, ça aurait été de ma faute parce que c’est moi qui l’avais désigné pour tirer. Pour le dernier tireur, c’est Youssef En-Nesyri qui avait choisi de lui-même. Même s’il est remplaçant, il travaille pour l’équipe« , confiait ainsi Walid Regragui, prenant les responsabilités de l’échec de l’attaquant lillois devant les médias au coup de sifflet final.

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