Publié le 15 août 2024 à 07:52

Crédit Photo : Le Petit Lillois
À l’approche de la première journée de Ligue 1, qui débute ce vendredi 16 août, le patron de DAZN Shay Segev a défendu son produit, ses formules, et a jugé attractif le tarif de ses abonnements…
Après moult péripéties, les droits TV domestiques de la Ligue 1 ont trouvé preneur avec DAZN, qui détenait déjà les droits de la boxe, du MMA, de la Jupiler Pro League ou encore de la première division féminine française. Désormais, la plateforme britannique peut ajouter la Ligue 1 à son catalogue, du moins huit des neuf matchs de chaque journée en direct et la manquante, obtenue par beIN Sports, en différé. PDG du groupe, Shay Segev évoque d’ailleurs cette spécificité du championnat français : « Bien sûr, nous aurions préféré avoir la totalité en direct. […] Mais j’espère que nous aurons l’opportunité de créer un abonnement commun DAZN-beIN pour proposer la totalité de nos offres dans un même package à un prix attractif », débute-t-il dans un entretien accordé à L’Équipe.
Un prix attractif ? Celui-ci a été fixé à 29,99€ par mois (engagement sur un an) par les dirigeants de ce nouveau diffuseur. Cette tarification est « le résultat de deux facteurs principaux » répète Shay Segev en citant le prix payé à la Ligue de Football Professionnel pour acquérir ces droits (400M€ en moyenne par an) et le catalogue qu’il possède (L1, Betclic Élite de basket, boxe, MMA, ligues féminines de foot). Pour rentrer dans ses frais, au minimum, DAZN mise sur 1,5 million d’abonnés sur la première année, un million minimum. Les estimations, à ce jour, sont néanmoins nettement inférieures à ce total : « Cela m’inquiète et j’aimerais pouvoir proposer un prix inférieur si je le pouvais. Mais si vous le comparez à un billet de match, combien coûte-t-il aujourd’hui ? Entre 50 et 80 euros en moyenne pour les moins chers », poursuit-il. Il est pourtant possible, encore à l’heure actuelle, de trouver des places avoisinant les vingt euros pour assister à LOSC – Angers, première rencontre de l’année à domicile pour les supporters lillois. Bien étrange…
Le PDG de DAZN enchaîne, finissant une partie de son discours par une allusion au passé, une référence à Mediapro et sa chaîne nommée Téléfoot, sans pourtant les citer : « Nous sommes une entreprise très différente, juge néanmoins Shay Segev. Nous sommes une plateforme en lien direct avec les consommateurs et nous gérons une entreprise déjà prospère sur 15 autres marchés autour du football. 29,99 € par mois, pour notre offre en France, est un juste prix. Le consommateur doit comprendre qu’il ne paye pas DAZN, il paye la Ligue et les clubs. Parce qu’en fin de compte, si cela ne fonctionne pas, qu’est-ce que cela signifiera pour le football français ? Nous devons assurer un minimum de valeur », assure-t-il, toujours dans les colonnes de L’Équipe.
Pro-active, la plateforme britannique ne souhaite néanmoins pas se concentrer uniquement sur son offre d’abonnement traditionnelle. Si celle-ci ne sera jamais abandonnée, car « c’est un repère pour les gens », « d’autres formules d’abonnement à un prix d’entrée plus bas à l’avenir » pourraient voir le jour. Le pay-per-view est alors mentionné, au même titre que des matchs diffusés gratuitement, du moins si certaines conditions sont remplies.
Shay Segev, PDG de DAZN revient sur les tarifs d'abonnement à sa plateforme et veut séduire 1,5 million d'abonnés en 6 mois.https://t.co/769OridSMu pic.twitter.com/AyLpCx37ni
— L'Équipe (@lequipe) August 14, 2024






