Publié le 11 mai 2026 à 09:01

Thomas Meunier, latéral droit du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Flavien Menant

Par - Catégories : Football, LOSC-

Injouable en terres hostiles, le LOSC s’est offert le scalp de l’AS Monaco (0-1) dans le choc de la trente-troisième journée de Ligue 1. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé à l’issue de cette rencontre.

Ce que l’on a aimé

> Une énergie inépuisable : Thomas Meunier avouait « être rincé dans les dix dernières minutes » de cette joute disputée en Principauté, et ce n’est pas pour rien. De la première à la quatre-vingt dixième minute, les Dogues, tels des morts de faim, n’ont jamais cessé d’avaler les kilomètres sur la pelouse du Stade Louis-II. L’exemple a d’abord été montré par Matias Fernandez-Pardo, Hakon Haraldsson et Félix Correia, inépuisables pour relancer encore et encore le pressing lillois, mouvement que le collectif suivait.

Les latéraux ont eux aussi cravaché, présents sur tous les fronts, encore en fin de match avec la réalisation provoquée par Thomas Meunier. Ce dernier, qui a sans doute dormi comme un bébé cette nuit, a peut-être été le symbole de la force collective d’un LOSC besogneux. Cette débauche d’énergie a épuisé des Monégasques réduits la moitié du temps à un simple rôle d’observateur.

> Nathan Ngoy Vs Folarin Balogun : Devenu indiscutable aux côtés de l’expérimenté Aïssa Mandi, Nathan Ngoy a passé sa soirée à batailler avec Folarin Balogun (9 buts sur les 11 derniers matchs). Leur duel a été l’un des matchs dans le match et, au vu du résultat final, c’est le Belge qui l’a emporté. Plus qu’une impression visuelle, ce sont des chiffres : 100 % de duels gagnés sur la pelouse du Stade Louis-II.

> L’excitation d’un multiplex : C’est une sensation que la phase de ligue des compétitions européennes éveille lors de ses ultimes joutes, et bien la Ligue 1 fait de même avec ses multiplexes géants. En plus d’être focalisé sur sa propre rencontre, il fallait être concentré pour ne pas manquer la moindre offensive lilloise, un suivi assidu des résultats des concurrents directs (OL, Rennes, OM) était nécessaire. Un but à Toulouse, Auxerre surprend Nice, un autre à Rennes, l’OL égalise, les Bretons prennent les devants, les Violets font plier les Gones… tant d’événements qui ont animé cette rencontre et créer une sensation de tension grisante. Celle-ci n’est pas prête de s’atténuer, rendez-vous dans une semaine pour des émotions encore plus intenses.

> Impérial à l’extérieur : Habitué à être irrésistible à domicile ces dernières saisons, faisant de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy une véritable forteresse, le LOSC s’est métamorphosé en une équipe totalement différente cette saison. Moins en vue à la maison, ce qui n’est pas foncièrement pour nous rassurer à l’aube de la 34e et dernière journée, le visage affiché en terres hostiles est plus séduisant que jamais : 1er ex-aequo avec le Paris Saint-Germain (32 pts) à l’extérieur, 8e à domicile (29 pts). Les Dogues n’ont pas le mal des transports, loin de là.

> Le retour de Nabil Bentaleb : Lorsqu’un joueur vit un premier acte délicat et qu’il est possible de le remplacer par Nabil Bentaleb, c’est un luxe que Bruno Genesio et son staff doivent savourer. Revoir Nabil Bentaleb sur le pré ne pouvait que donner le sourire aux supporters lillois, eux qui ont eu une frayeur suite à son opération chirurgicale pour une infection. C’était en tout cas mon cas : Nabil Bentaleb m’a donné le sourire, la banane.

Ce que l’on a moins aimé

> Bouaddi malmené sur le Rocher : Le Stade Louis-II n’est pas l’enceinte qui réussit le mieux à Ayyoub Bouaddi, où il avait été l’auteur d’un cadeau pour une victoire monégasque (1-0) en avril 2024, Elle l’a une nouvelle fois poussé dans ses retranchements ce dimanche. En retard dans les duels, il aurait pu vivre un premier acte bien différent, passé pas loin d’une expulsion, ce qui aurait bien handicapé le collectif : « Il a pris un carton jaune (23′), il a fait une deuxième faute qui était jaune orangé (28′), donc j’ai préféré ne pas prendre de risques », a d’ailleurs avoué Bruno Genesio au coup de sifflet final. Quand Ayyoub Bouaddi est moins bien, cela se voit, tant il brille habituellement.

> Frapper au but : Les joueurs du LOSC, qui ont récupéré une tonne de ballons haut sur le terrain, ont parfois tendance à tricoter devant les cages adverses. Ce vilain défaut les a longtemps frustrés, à l’image d’un Romain Perraud contraint de conclure une action qui aurait dû l’être bien plus tôt avec une frappe forcée (50′). Il faisait d’ailleurs part de son mécontentement auprès de ses coéquipiers après cette tentative qui s’envolait dans les airs. Les Dogues l’ont emporté (0-1), mais au vu de leur maîtrise sur la partie, ils auraient sans aucun doute mérité de prendre plus tôt un coup d’avance.

> La scission entre Correia et le public lillois : C’est l’une des images de la soirée. Le collectif lillois célébrait, tel un seul homme, son succès avec les 400 supporters présents dans le parcage visiteurs du Stade Louis-II. Sifflé une semaine plus tôt, Félix Correia restait d’abord à l’écart, avant de terminer, tout de même, par quelques applaudissements. Ces images, on les comprend mais elles nous attristent. Preuve s’il en fallait une, le Portugais a véritablement été meurtri.

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