Publié le 11 mai 2026 à 00:22

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC réalise le coup parfait ce dimanche soir. Opposés à Monaco, les Dogues se sont imposés un but à zéro pendant que les Gones se sont inclinés à Toulouse. Les Lillois récupèrent donc la troisième place, à une journée de la fin.

Présent en conférence de presse, Bruno Genesio n’a pas caché sa joie après la victoire de son équipe mais rappelle qu’il reste un dernier match avant la fin de la saison, et celui-ci sera plus que jamais décisif.

Un état d’esprit irréprochable

Est-ce qu’on peut parler d’une victoire à la lilloise ce soir et à quel point elle est importante à vos yeux ?

L’importance de la victoire, on la connaissait avant le match. Elle est couplée à la défaite de Lyon à Toulouse, ce qui nous donne une soirée quasi-parfaite. Une victoire à la lilloise ? Oui je pense parce qu’on a maitrisé une grande partie du match, on s’est créé plusieurs situations pour marquer et on a réussi à en marquer, contre leur camp. C’est un peu la même histoire que pour nos matchs, avec plusieurs situations mais pas beaucoup d’efficacité. Mais aussi et surtout, ce que je veux souligner, c’est la solidité de l’équipe, la solidité défensive de tout le monde. Et ça part de nos attaquants jusqu’à notre gardien, avec cette solidarité, avec cette volonté de faire les efforts. Quand on voit, 94e ou 95e minute, la contre-attaque de Monaco, les retours de tous les joueurs alors qu’ils sont cuits, ça démontre l’état d’esprit qui règne dans ce groupe. Et je l’ai suffisamment souligné depuis le début de saison pour encore une fois le souligner, et encore plus peut-être, parce qu’évidemment qu’on a des qualités techniques, tactiques, athlétiques. Mais on a aussi un sacré état d’esprit et une sacrée ambiance dans ce groupe.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur l’émotion que vous avez eue sur le but, qui arrivait tardivement alors que vous aviez eu la maîtrise dans l’ensemble ? Et puis dans le vestiaire, je suppose que ça a été une belle soirée. On peut profiter de ce genre de soirée, alors que dans une semaine, c’est le match couperet ?

Il faut en profiter, il faut en profiter ce soir parce que lorsque vous arrivez sur une fin de saison et que vous faites ce qu’on vient de réaliser, il faut savoir en profiter. Mais il faut vite, vite aussi se dire qu’il reste un match à gagner, face à une équipe qui va jouer sa survie, qui a des qualités, notamment dans le domaine offensif, et que ça va être un match très très très difficile. Si on n’est pas conscient de ça, si on se laisse bercer par la petite musique qu’on va avoir toute la semaine de votre part, ce qui est normal, de la part peut-être de nos supporters, de nos entourages, on va avoir une grosse désillusion, comme c’est déjà arrivé au LOSC sur les dernières journées. Je suis bien placé pour ça parce qu’on a profité avec Rennes d’une année où le LOSC devait gagner à Troyes, qui était relégué, et qui ne l’a pas fait, et nous ça nous a permis de faire l’Europa League. Il faut se rappeler, non pas pour mettre la pression en négatif, mais pour se souvenir de ce qui n’a pas forcément été bien fait et éviter de reproduire les mêmes erreurs. Maintenant, on est à 95 minutes de quelque chose qui peut être extraordinaire, mais qu’il va falloir aller chercher comme on est allés chercher la victoire ce soir.

Les cas Meunier et Bouaddi

Dans ce match, vous avez parlé de l’état d’esprit du groupe. Moi, j’ai vu Thomas Meunier partout, il était ultra-rapide sur les touches, il allait d’une aile à l’autre. Ce n’est pas un peu le symbole de cette débauche d’énergie ?

C’est le symbole de cette débauche d’énergie, mais pas que. C’est aussi le symbole de ce qu’on souhaite faire, notamment avec le ballon, à savoir beaucoup de positions qui changent, beaucoup de permutations. Thomas s’est retrouvé parfois milieu de terrain, parfois attaquant, parfois arrière droit. Mais il y a toujours des compensations, il y a toujours un équilibre des autres joueurs qui sont intelligents. C’est aussi ce qu’on a envie d’amener dans cette équipe. Les gars nous le rendent bien et je suis très fier d’eux ce soir. Très fier parce qu’il n’était pas facile de venir gagner ici, je crois que ça faisait 16 ou 17 ans qu’on n’avait pas gagné ici, donc c’est une page supplémentaire d’écrite. Très fier de voir ce visage-là de mon équipe, pas que sur l’état d’esprit, mais aussi sur la maîtrise qu’on a su afficher face à une équipe qui est quand même une des meilleures attaques du championnat et qui ne s’est quasiment pas procuré d’occasion ce soir. Donc à la fois dans l’esprit, bien sûr, mais aussi dans la qualité de ce qu’on a montré. Je me

Vous avez remplacé Ayyoub Bouaddi dès la pause, est-ce que vous craignez qu’après sa première mi-temps, il se prenne un autre carton jaune ?

Concernant Ayyoub, évidemment, parce qu’il a pris un carton jaune, il a fait une deuxième faute qui était jaune orangé, donc j’ai préféré ne pas prendre de risques. Il aurait été dommage de terminer ou de finir à 10 dans un match aussi important et qui pouvait être aussi décisif. C’est la raison pour laquelle on a fait le changement à la mi-temps.

Le podium à une journée de la fin

Vous vous teniez informé de l’évolution des résultats ? Parce qu’il y a ce passage entre la 70e et la 80e, vous marquez, Rennes met 2 buts, Lyon égalise et encaisse. Il y a ce passage un peu fou. Comment vous teniez-vous informé, vous, sur le banc de touche ?

À la mi-temps, on a regardé les résultats. Lyon était mené, Rennes je crois que c’était match nul si je me souviens bien. Et après, dans le dernier quart d’heure, oui, on était au courant de l’évolution des scores. Donc Lyon avait égalisé puis encaissé un but et Rennes avait égalisé puis pris l’avantage. Mais je ne pense pas que ça ait eu une influence sur les changements qu’on a faits puisque je souhaitais amener la vitesse avec Ethan sur le côté. C’était prévu aussi, on va dire, c’était un plan qu’on avait prévu dès le début du match, d’avoir de la solidité avec Ngal’ayel Mukau et puis d’amener cette vitesse parce qu’on pensait pouvoir faire des dégâts ici. Voilà, donc après, on a vibré jusqu’à la fin. C’était dur.

Vous disiez : « Attention, on est bien placés pour savoir, on a l’expérience des saisons précédentes. » Est-ce que ces expériences-là précédentes, même si ce n’était pas toujours avec vous, ont joué un rôle dans la manière de gérer cette fin de saison que vous faites en boulet de canon ? Est-ce que vous vous êtes servi de certaines leçons ?

Oui, j’ai essayé, j’ai essayé parce qu’il n’y a jamais trop de hasard quand ça se reproduit. Mais encore faut-il avoir un groupe qui répond, qui écoute. Et c’est pour ça que j’ai envie de mettre en avant les joueurs parce qu’évidemment, nous, le staff, on a un rôle qui est important dans le travail, dans ce qu’on met en place, dans ce qu’on veut voir de notre équipe. Mais si on n’avait pas l’adhésion de tout notre groupe, ceux qui ont débuté, ceux qui ne sont pas rentrés, ceux qui n’étaient pas dans le groupe, vous ne pouviez rien faire seul. Donc ce soir, c’est surtout eux que j’ai envie de mettre en avant. Mais évidemment qu’on se sert, enfin en tout cas, on essaie de se servir des erreurs parce que chaque expérience vous fait grandir, qu’elle soit positive ou négative, et forcément, il faut être capable de s’en servir. Donc j’espère qu’on aura la semaine prochaine à la même heure le bonheur d’en reparler.

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