Publié le 24 avril 2026 à 19:52

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC, pleinement engagé dans la course à une qualification pour la Ligue des Champions, peut s’appuyer sur l’une des grandes qualités de son effectif : son état d’esprit.
Le LOSC, avec douze buts inscrits par ces individualités (notamment Hamza Igamane, Ethan Mbappé et Olivier Giroud), fait partie des équipes, derrière l’AS Monaco (16), l’Olympique de Marseille (14) et le Paris Saint-Germain (13), dont les remplaçants sont les plus efficaces cette saison en Ligue 1. Cette statistique est un vrai bon point pour Bruno Genesio. « C’est quelque chose à laquelle je suis très attaché », a-t-il avoué en conférence de presse ce vendredi, à deux jours d’un duel avec le Paris FC (dimanche, 17h15).
« On a un groupe constitué de joueurs avec une bonne mentalité. »
Comment explique-t-il cette capacité au sein de son effectif ? « J’attache beaucoup d’importance à ceux qui ne débutent pas les matchs, parce que j’estime qu’ils ont un rôle très important aujourd’hui dans le foot moderne quand ils entrent en cours de jeu, débutait le technicien lillois. Soit dans un sens, soit dans l’autre : être décisifs s’ils rentrent bien, dans ce cas, c’est parce qu’ils ont un bon état d’esprit. C’est-à-dire qu’ils ont réussi à mettre leur frustration, leur déception, leur état d’âme de côté et qu’ils viennent amener le plus à l’équipe. Il peut aussi avoir l’inverse. C’est-à-dire que si la frustration, la déception, les états d’âme sont bien ancrés et que quand on rentre, on n’est pas prêt à rentrer, il y a un impact, mais un impact négatif. »
Cette seconde option, Bruno Genesio se satisfait d’avoir pu l’éviter un maximum : « On a un groupe qui est constitué de joueurs avec une bonne mentalité, donc ça aide, souriait-il. Et puis je pense aussi que le staff et moi-même, on entretient ça au jour le jour, essayant le plus possible, même si ce n’est pas toujours évident, d’amener la même attention, la même considération à tout le monde : ceux qui jouent, ceux qui ne jouent pas, ceux qui sont blessés. »
Bruno Genesio pense ainsi que ce sont « ces deux facteurs » qui font que le LOSC puisse s’appuyer sur son banc pour « apporter » un surplus de qualité à l’effectif lillois en cours de partie. Cette donnée pourrait s’avérer vitale dans le sprint final.
Un atout dans la manche
Le LOSC (4e, 54 pts) est, comme l’Olympique Lyonnais (3e, 54 pts), le Stade Rennais (5e, 53 pts), l’Olympique de Marseille (6e, 52 pts) et l’AS Monaco (7e, 50 pts), engagé dans une lutte féroce pour tenter de s’adjuger la troisième et dernière place sur le podium. À quatre journées de la fin de la saison, Bruno Genesio confiait n’avoir jamais vu un si faible écart entre autant de concurrents.
« C’est assez incroyable. De mémoire, je n’ai pas le souvenir d’avoir connu autant d’équipes concernées par la lutte à la Champions League, Europa League, Conférence League, avouait-il ce vendredi. Ça montre que notre championnat est attractif et que les équipes sont toutes bien préparées. »
Pour performer, et atteindre l’objectif fixé, l’état d’esprit mentionné précédemment pourrait s’avérer extrêmement précieux : « Je crois que le plus important, c’est surtout de se concentrer sur nous, sur nous-mêmes et sur le jeu, et non pas sur l’enjeu. Ce qui se dit ou s’écrit autour de nous, les objectifs individuels, c’est contre tout ça qu’on doit essayer de lutter », notait Bruno Genesio. Pour cela, il peut compter sur « un groupe qui est plutôt fiable au niveau de l’esprit », appuyait-il, pour conclure. Ne reste plus qu’à le prouver une nouvelle fois dimanche (17h15) sur la pelouse du Stade Jean-Bouin.






