Publié le 24 avril 2026 à 16:44

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, s’est avancé en conférence de presse ce vendredi pour introduire la rencontre à venir (dimanche, 17h15) contre le Paris FC. Il a fait preuve d’une très grande méfiance devant les médias.
Contrecarrer les blocs bas
On a beaucoup parlé, après Nice, de vos difficultés contre les blocs bas. Est-ce que ça a été quelque chose que vous avez particulièrement travaillé cette semaine ? Et quelles sont les solutions pour s’en dépêtrer ?
Alors sur la première partie de votre question, oui, on l’a travaillé cette semaine. Et sur la deuxième partie, il y a plusieurs façons de contrecarrer ce genre de bloc.
La première, ça peut être forcément d’avoir un jeu un petit peu plus direct à chaque fois que c’est possible, notamment quand on récupère le ballon un peu plus bas, mais ça ne nous est pas arrivé beaucoup contre Nice. On a souvent eu une possession dans le camp adverse, on a souvent été quasiment 21 joueurs dans une moitié de terrain, mais il y a d’autres moyens.
Les autres moyens, c’est ce qui nous a manqué je trouve en premier mi-temps. La percussion par le dribble, la percussion par des une-deux, la percussion par des courses, davantage de courses encore, même s’il n’y a pas beaucoup de profondeur, mais dans ce qu’on appelle la petite profondeur, pour soit être servi, soit libérer des espaces. C’est ce qu’on n’a pas suffisamment fait à mes yeux, notamment en premier mi-temps. C’était un peu mieux en deuxième mi-temps, mais pas suffisamment pour être plus dangereux et pour pouvoir espérer mieux.
Modifier la composition ?
Le fait d’affronter plusieurs équipes qui vont sans doute d’abord vouloir défendre, ça peut vous inciter à modifier un peu votre onze de départ ? Ethan Mbappé est bien revenu. Il y a Osame (Sahraoui) aussi.
Oui, ça me donne d’autres possibilités, même si on sait très bien que lorsque les joueurs reviennent de blessure et reprennent l’entraînement collectif, ils ont aussi besoin d’un peu de temps pour retrouver le rythme des matchs. Et c’est quand même ce qui est le plus difficile quand on revient de blessure.
Donc il faut être vigilant, il faut être capable, nous, de bien gérer tout ça, de bien gérer les temps de jeu des uns et des autres. C’est d’abord pour éviter tout risque de rechute et puis pour éviter de précipiter un retour qui ne serait pas bénéfique ni pour les uns ni pour les autres.
Donc voilà, on tient compte de tous ces éléments pour faire la composition de départ, pour savoir à quel moment on peut intégrer ceux qui sont de retour. Ce sont des éléments sur lesquels on discute régulièrement avec mon staff.
Zoom sur le Paris FC
Parlons de votre adversaire de dimanche, le Paris FC. C’est une équipe qui a changé de coach avec l’arrivée d’Antoine Kombouaré et qui reste sur une belle série (8 matchs sans défaite). Est-ce un adversaire totalement différent du match aller ?
Totalement différente, non, parce que c’est une équipe qui, déjà au match aller (4-2), nous avait posé des problèmes. Si vous vous souvenez bien, on menait 3-2 et on avait eu quelques sueurs froides à ce moment-là. On avait sécurisé la chose après, en marquant le quatrième but.
Mais c’est déjà une équipe qui avait montré beaucoup de choses parce qu’ils ont des joueurs de qualité. Il y a beaucoup de bons joueurs expérimentés avec des qualités complémentaires. Je ne suis pas surpris par leur bonne série actuelle. Je ne suis pas surpris non plus par ce que peut apporter Antoine (Kombouaré) dans cette équipe. Mais c’était déjà une équipe qui jouait bien au football avec Stéphane Gilli. Et, forcément, je ne suis pas surpris de leur bonne série actuelle.
Ce sera un match difficile. On a vu que lors de leur dernier match à domicile, ils avaient posé beaucoup de problèmes à l’AS Monaco (battu 4-1) qui était sur une formidable série, donc on s’attend à un match très difficile. Mais en fait, on pourrait dire ça avant chaque match du championnat parce que toutes les équipes sont bien préparées aujourd’hui, techniquement, tactiquement.
Et ça se joue le plus souvent sur des détails, sur des faits de jeu parfois aussi. À part Paris, qui a un petit peu de marge, toutes les autres équipes sont très proches les unes des autres. C’est pour ça que c’est la régularité, et l’esprit aussi, l’état d’esprit, qui peut faire la différence dans cette fin de saison.






