Publié le 2 octobre 2026 à 12:28

Crédit photo : Archives LOSC Médias
Le match opposant le LOSC au SV Zulte Waregem est l’occasion de se rappeler d’un joueur en particulier : Jonathan Delaplace, dernier Dogue qui est arrivé au LOSC en provenance du club Belge. Que devient-il ?
Jonathan Delaplace commence le football dans le Var, son département de naissance. À 13 ans, il rejoint le Nord, en Sport-Études à Lambersart, et le RC Lens, qui ne le garde qu’une saison à cause de son physique. De retour dans le Sud, il passe son baccalauréat, obtenu lors de sa deuxième tentative, puis poursuit son aventure footballistique à Hyères. Parallèlement, le milieu de terrain continue ses études et obtient son diplôme d’infirmier en 2010, année de son premier contrat professionnel avec le SV Zulte Waregem. En Belgique, il passe trois ans, et c’est avec ce club qu’il disputera le plus de matchs dans sa carrière. Sa dernière saison avec « Essevee » est couronnée d’une deuxième place en Jupiler Pro League. L’année suivante, Jonathan Delaplace rejoint le LOSC, avec qui il disputera 50 matchs en deux ans.
Par la suite, à l’été 2015, le SM Caen débauche le milieu de terrain français pour 600 000 €, alors que son contrat courait encore une année. Deux ans et demi plus tard, il arrive en Bretagne et signe avec le FC Lorient, en Ligue 2. Les Merlus sont champions de Ligue 2 lors de l’exercice 2019-2020. Il dispute une dernière saison en Ligue 1, celle du titre du LOSC, puis s’en va. Jonathan Delaplace reste une saison sans club et signe ensuite, en 2022-2023, à l’US Montagnarde, un autre club du Morbihan. Là-bas, il joue avec son ancien coéquipier lorientais Jérémy Morel et d’autres anciens joueurs professionnels. Le club termine dernier de National 3 (cinquième échelon français) et Jonathan Delaplace met un terme à sa carrière de footballeur.
Une nouvelle vocation
Après le football, Jonathan Delaplace a dû se poser la question de ce qu’il voulait faire. Après quelques mois, il se décide à retourner à son métier d’avant. Une remise à niveau à l’école d’infirmiers de Lorient, puis un stage de cinq semaines à la clinique mutualiste, où il est toujours en CDD. Il avoue tout de même à Ouest France que retrouver le monde infirmier après sa carrière de sportif n’était « pas une évidence » et que la première année après le foot était difficile.
Désormais, Jonathan Delaplace prend du temps pour sa famille et a l’occasion de les emmener « au sport ou à l’école ». La course fait également partie de son quotidien, mais c’est surtout son nouveau métier qui lui prend du temps. « On fait des journées de 12h30. Du 7h15, 19h45. » Spécialisé en « orthopédie – rachis », il reste comme sur le terrain : polyvalent. « Je peux aussi bosser en vasculaire, neurologie, en digestif ». Éloigné des terrains depuis trois ans, Jonathan Delaplace admet préférer sa vie de footballeur, dont l’adrénaline lui manque : « L’adrénaline que j’avais avant me manque. Je sais que je ne la retrouverai plus. »
Loin des angoisses du classement et des attentes de résultats, il est désormais touché par des problèmes différents : « [Le plus difficile, c’est] quand il manque de personnel. » Mais l’ambiance de la clinique lui rappelle parfois celle d’un vestiaire, avec le même esprit d’équipe. Jonathan Delaplace l’admet : cette profession est difficile et « pour faire ce métier, il faut l’aimer ».





