Publié le 12 octobre 2026 à 20:34

Crédit Photo : Franco Arland/Getty Images
De retour chez lui, dans l’enceinte de l’Emirates Stadium, Olivier Giroud était évidemment de passage en conférence de presse. Revenant longuement sur ses souvenirs avec les Gunners, il a introduit la rencontre à venir entre le LOSC et Arsenal (mardi, 21h) en Ligue des champions.
Se dresser face à Arsenal
Si vous vouliez créer le scénario parfait demain (mardi), entre votre histoire d’amour avec Arsenal et vos ambitions avec Lille. Ça ressemblerait à quoi ?
Clairement, ce serait une victoire de Lille. Je suis un joueur du LOSC. J’apprécie l’intérêt que les médias portent à mon retour, ce sera quelque chose à gérer émotionnellement, mais je n’oublie pas que le plus important c’est l’équipe. Je suis un joueur qui fait partie d’une équipe et le plus important est de gagner demain (mardi).
Quelles sont vos chances, à vos yeux, de gagner face à cette équipe d’Arsenal ?
Nos chances de gagner ce match, je ne saurais pas mettre un pourcentage. Mais si on est là, c’est qu’on a notre place ici. On va arriver avec beaucoup d’humilité, mais aussi l’envie de bousculer cette équipe. On a de l’ambition.
Une chose est sûre, c’est qu’il faudra un LOSC à son meilleur niveau si on veut gagner ce match, si on veut accrocher cette belle équipe d’Arsenal.
De retour à l’Emirates
Est-ce qu’avant la fin de ta carrière, tu rêvais de revenir jouer ici (Emirates Stadium) au moins une fois ?
Oui, c’était quelque chose que je souhaitais en sachant qu’on était qualifiés en Ligue des Champions. Je savais que Milan et Chelsea n’étaient pas de la partie, donc j’espérais dans mon coin, secrètement, revenir ici jouer à l’Emirates. J’ai beaucoup de chance.
Un lot de souvenirs
Mikel Arteta a parlé de toi en conférence de presse, de ce que tu représentais et des souvenirs qu’il gardait de toi. Quels sont les tiens ?
Mikel Arteta, c’est une personne que je connais bien. C’est une bonne personne, un bon manager. Il a prouvé avec ce qu’il a accompli, ce qu’il a construit avec cette équipe. Ce titre de Premier League montre qu’il a fait un travail incroyable. On lui a donné le temps pour ça et je pense que c’était très important parce que maintenant, ils sont de retour au top.
Mikel, je m’en souviens, il a été créé pour être manager parce qu’il était un leader sur le terrain, et pas seulement sur le terrain. Il était très exigeant avec lui-même et ses collègues. Techniquement, c’était un très bon joueur. Je pense qu’il m’a aidé quelques fois. J’ai vraiment apprécié mon temps avec lui sur le terrain et on a gagné quelques trophées ensemble. C’est un bonheur de revenir ici et de jouer contre cette équipe.
Il y a presque dix ans, avec un coup du scorpion, vous remportiez le Prix Puskas. Quelles sont les chances que vous le refassiez demain (mardi) ?
La chance de le faire demain, peut-être 0 (sourire). J’étais plus jeune… mais mon instinct est toujours le même. Arsène (Wenger) m’a récemment dit que tu te souvenais d’un joueur grâce à un but. Il y a Denis Bergkamp avec son but à Newcastle, Thierry Henry avec sa reprise de volée contre Manchester United. Tu les regardes, tu revois leur but. Moi, il m’a dit que c’était ce but. J’ai été touché par la grâce de Dieu ce jour-là. Le but, tout, tout était parfait.
Je suis humble, mais je ne pense pas que l’on verra ça de nouveau. Le plus important demain, c’est d’ailleurs que Lille fasse un bon match et que l’on montre ce que l’on peut faire en tant qu’équipe. Nous devons être à 100 % ou 110 %.
Tu as tout connu dans ta carrière. Quelle était la pression à ton arrivée à Arsenal ?
Quand tu joues pour un top club comme Arsenal. La Premier League, la Champions League, les attentes sont élevées. Quand je suis arrivé, j’avais seulement gagné la Ligue 1 avec Montpellier. Personne ne me connaissait, mais Arsenal m’a donné l’opportunité de jouer après le départ de Robin van Persie.
Il avait fallu être résilient à l’époque, ça avait été très dur. Je crois que je n’ai marqué qu’à mon huitième match, mais c’est toujours la même chose pour les buteurs. Quand tu viens d’un petit club, tu dois être fort, résilient, et croire que tu peux faire des choses incroyables. C’est ce qui m’est arrivé.
Peux-tu revenir sur ton départ d’Arsenal en 2018 ?
C’était une belle partie de ma carrière et j’étais vraiment triste quand je suis parti. C’était une décision que je devais prendre, sans doute l’une des plus difficiles de ma carrière, mais c’était nécessaire. J’ai dû quitter le club pour jouer la Coupe du monde.
Aujourd’hui, je suis très heureux de pouvoir revenir ici avec un club français. C’est un bonheur pour moi.
Me parle pas d’âge
Tu viens d’avoir 40 ans, qu’est-ce que tu dirais aux joueurs que tu étais quand tu avais 25 ans et que tu jouais encore à Arsenal ?
Prends ta chance, vas-y à fond, régale-toi. Quand j’étais petit, j’avais le rêve de jouer en Premier League, et je supportais Arsenal. Ça a été une opportunité incroyable pour moi de grandir en tant que joueur, mais aussi en tant qu’homme aux côtés d’Arsène Wenger.
Je lui dirais aussi de prendre un maximum de plaisir parce qu’encore aujourd’hui, je le dis aux plus jeunes dans le vestiaire, ne perdez pas de temps, ne procrastinez pas parce qu’une carrière ça va quand même vite, même s’il y a de plus en plus de mecs qui vont jouer jusqu’à 40 ans. Le maître mot, c’est le plaisir et se régaler sur le terrain.
Qu’est-ce qui te pousse à jouer encore à cet âge ? Qu’est-ce qui te motive ?
La passion du jeu. Le plaisir sur le terrain. Rendre au football ce qu’il m’a apporté, tout ce que j’ai appris. Aujourd’hui, je n’essaie pas d’être un autre coach, mais un grand frère par rapport aux autres joueurs. C’est vraiment le plaisir de vivre ma passion tous les jours. Je suis animé par ça.
Je suis aussi un compétiteur. C’est pourquoi je suis rentré en France. À Lille, pour rejouer cette compétition. Ce n’est pas de la chance, je me la suis créée, mais je me sens quand même chanceux et béni de pouvoir jouer cette Ligue des champions avec le LOSC cette Ligue des champions. Je ne sais pas si on la gagnera, mais on fera le maximum pour se qualifier pour le prochain tour et pour placer Lille sur la scène européenne.
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