Publié le 30 septembre 2026 à 09:54

Olivier Giroud, buteur du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Olivier Giroud fête ses 40 ans ce jour, un âge symbolique qui n’est pas atteint par tous les sportifs. Lors d’un long entretien accordé à L’Équipe, le buteur a raconté l’épreuve que représente le fait de jouer aussi vieux.

Peu nombreux sont les footballeurs qui évoluent dans un grand championnat alors qu’ils sont quadragénaires. Même Cristiano Ronaldo, exemple de longévité, n’évolue plus en Europe, à 41 ans. C’est plutôt dans les autres sports, tels que le tennis avec Novak Djokovic (39 ans) ou Gaël Monfils (40 ans) ou la Formule 1 et Lewis Hamilton (41 ans), qu’il faut piocher pour trouver des exemples similaires. En effet, le corps s’use lorsqu’il est utilisé à un niveau professionnel pendant plus de vingt ans de carrière. Olivier Giroud raconte.

À 40 ans, « ça couine un peu »

Interrogé par Hervé Penot sur ses « cicatrices », l’intéressé pense spontanément à ses chevilles. Sa cheville, comparée à une « balle de tennis » par ses coéquipiers, n’a « presque plus de ligaments » avoue l’ancien international français, ce qui explique le gonflement. Ces interrogations des « jeunes » l’amusent : « C’est une cheville qui a 40 ans », leur répond-il avec humour.

Olivier Giroud confie avoir eu recours à « des injections » pas plus tard que la veille de l’interview. Ce procédé s’utilise pour « aider les articulations », la récupération et pour « assécher en cas d’inflammation » grâce à « de l’acide hyaluronique ou de la cortisone ».

L’ex-meilleur buteur des Bleus est revenu sur d’autres parties du corps qui le font souffrir, dont « le bas du dos », sur lequel il ne s’attarde pas. Le genou fait partie de la liste : « j’ai subi une méniscectomie à 19 ans », confie Olivier Giroud. Mais l’opération qui consiste à retirer une partie endommagée du ménisque n’est pas sans conséquence. « Ça couine un peu, mais tu as la possibilité de mettre un peu d’huile dans ses rouages. » Cependant, le numéro neuf est un guerrier et il « tient le choc », pour lui « jouer sans bobos, quand tu vieillis, ça n’existe pas ». Alors si la longévité rime avec souffrance, le néo-quadragénaire préfère composer avec la douleur plutôt que d’arrêter de jouer. Son choix s’avère encore payant aujourd’hui puisqu’il est toujours pleinement impliqué dans la rotation lilloise.

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Peut-être que les enfants d’Olivier Giroud peuvent être tenus responsables de sa longévité ? En tout cas, ils n’y sont pas pour rien si l’hygiène de vie du Français est impeccable : « J’ai la chance de poser les enfants à l’école et après, directement d’aller au centre d’entraînement. » Grâce à eux, Olivier Giroud arrive « deux heures ou plus avant le début de l’entraînement », ce qui lui permet d’avoir « le temps de prendre soin de [son] corps ».

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