Publié le 13 août 2026 à 08:37

Les supporters du LOSC présents en nombre au Domaine de Luchin.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

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Il y a des émotions qui ne trompent pas, celles que se partagent un peuple qui retrouve son club à l’approche d’une nouvelle saison. Le LOSC est déjà porté par de premiers frémissements.

Après deux matchs disputés à huis clos, l’un contre le RAAL La Louvière (3-0) et l’autre à Ostende, contre l’Union Saint-Gilloise (1-2), c’est à Louvain qu’ont pu être entendus de premiers murmures. Un stade neutre, un adversaire de préparation, une affiche sans enjeu en pleine période caniculaire et vacancière, mais déjà 180 supporters lillois présents en tribunes. Ces derniers auraient simplement pu rester chez eux, mais avaient fait le choix de renouer, déjà, avec leur passion, celle du LOSC.

D’un supporter à l’autre

Cent quatre-vingts personnes, cela peut paraître anecdotique. Loin de là quand leur voix prend le pas sur l’effervescence locale, quand leurs chants sont la source de premiers frémissements chez un jeune journaliste. Celui-ci était déjà habitué aux cris des acteurs du jeu dans un stade vide, et a été pris sans s’être attendu à l’être. Et ça, de cette connexion, il ne s’en lassera jamais malgré l’entame de sa quatrième saison avec cette casquette sur la tête.

Porter les couleurs de son club, ce n’est jamais vraiment une question de raison. Et pour le vérifier, il suffit de se tourner vers Hambourg. Là, il faut le dire avec tout le respect que cela mérite : ils étaient deux, deux supporters lillois perdus dans le nord de l’Allemagne, seuls au milieu d’un stade acquis à une autre cause. On pourrait presque en rire, mais moi, j’y vois autre chose. Ces deux-là sont un symbole, celui de la flamme qui anime et relie chaque Lillois.

C’est ça aussi, le supportérisme : une fidélité qui ne se mesure pas au nombre. Les Allemands ont pu le constater par eux-mêmes, lorsqu’ils ont vu un énergumène agiter ses bras dans les airs en plein cœur de la tribune presse. Il fallait regarder en face, en parcage, pour avoir la réponse. Deux Ostrogoths faisaient de même dans l’un des virages d’un Volksparkstadion qu’il ne fallait pas manquer de visiter.

De l’ouverture, enfin

Enfin… C’est un événement qui, il faut le rappeler, n’avait plus été organisé depuis plus d’un an et demi. Un an et demi durant lequel le LOSC semblait s’être refermé sur lui-même, coupé de ceux qui le font vivre, comme si la porte du Domaine de Luchin s’était doucement verrouillée sans que personne ne l’annonce. Ce jour-là, ce mercredi 12 août, elle s’est rouverte.

Il en faut peu pour qu’un millier de personnes ait un sourire béant jusqu’aux oreilles. Juste la possibilité de voir leur équipe s’entraîner, de reconnaître un visage, d’apercevoir une nouvelle recrue crapahuter sur la pelouse, de sentir que la saison approche tout en profitant encore l’air de la chaleur de l’été. Neuf cent cinquante personnes ont répondu présent pour cette occasion, comme si elles n’attendaient que ça. Voir cette joie était communicative, autant pour les joueurs – à l’image d’un Berke Özer dont les yeux s’illuminaient à chaque fois qu’un supporter le réclamait pour un cliché – que pour les médias qui se perdaient en leur sein.

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L’effervescence monte

Ce que racontent ces trois chiffres, mis côte à côte, ce n’est pas une statistique de fréquentation. C’est l’histoire d’une ferveur qui se réveille, timidement d’abord, puis de plus en plus fort, à mesure que le mois d’août avance et que le premier coup de sifflet officiel se rapproche. De Louvain à Hambourg, de Hambourg à Luchin, on sent l’appétit grandir, la tension monter, l’envie devenir presque palpable. En tout cas, c’est le cas chez moi.

Et c’est bien normal, parce que le football, le vrai, celui qui donne des frissons, celui qui vaut le coup d’être vécu, n’existe pas sans ça. Un stade sans supporters, c’est un décor. Une pelouse sans chants, c’est un simple rectangle vert. Alors oui, l’effervescence monte. On la sent à Louvain, à Hambourg, à Luchin. On la sent dans chaque message, chaque photo partagée, chaque groupe qui s’organise pour les premiers déplacements de l’année. Combien seront-ils à Liverpool, Angers ou encore Toulouse ?

Personnellement, je n’ai qu’une hâte : que le tout croisse au fil des kilomètres et finisse par converger, le jour J, vers un stade Pierre-Mauroy plein à craquer, du parking jusqu’au dernier rang du virage, pour hurler notre soutien à ce maillot qu’on aime tant.

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Et il faudra bien ça. Parce que pour l’ouverture de la saison à domicile (28/08), ce n’est pas n’importe qui que le LOSC reçoit. C’est une montagne nommée Paris Saint-Germain, tout juste sacré vainqueur de la Supercoupe d’Europe, qui se présentera. Et il faudra bien ça, l’appui de tout un peuple, pour réaliser une première performance dans une saison qui, on l’espère, en regorgera. Supporters lillois, vivement le coup d’envoi.